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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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Infection humaine par le virus B du singe en Afrique Volume 18, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2008

Auteurs
Faculté de médecine, Université de Goma, Département de Santé, Parc National de la Garamba, African Parc Network, BP112, Gisenyi/Rwanda, République démocratique du Congo, Département des sciences cliniques, Service des maladies infectieuses et médecine générale, Faculté de médecine, Université de Liège, B-4000 Liège, Belgique, Département des maladies infectieuses et parasitaires, Virologie, Faculté de médecine vétérinaire, Université de Liège, B-4000 Liège, Belgique, Institut national de la recherche agronomique (Inra), Lymphocyte et immunité des muqueuses, UR 1282 « Infectiologie animale et santé publique » (IASP), 37380 Nouzilly, France
  • Mots-clés : virus B, cercopithèque, méningo-encéphalite, santé publique, médecine tropicale
  • DOI : 10.1684/san.2008.0101
  • Page(s) : 3-8
  • Année de parution : 2008

Le virus B ou Cercopithecine herpesvirus 1 (CeHV-1) est présent de manière enzootique chez les singes asiatiques du genre Macaca et parmi d’autres espèces simiennes, notamment en Afrique. Ce virus, dont la première description remonte à 1933, est très similaire aux herpèsvirus humains 1 et 2 responsables chez l’homme des herpès labial et génital. L’infection occasionnée est généralement asymptomatique chez le singe alors que chez l’homme elle peut être à l’origine de méningo-encéphalites suraiguës mortelles. Les cas décrits chez l’homme surviennent le plus généralement suite à des morsures, griffures et contacts des muqueuses avec les liquides biologiques issus de singes apparemment sains. Une bonne connaissance du contexte et des signes cliniques est très importante pour le traitement, vu que le diagnostic de laboratoire n’est guère aisé et peu accessible sur le terrain. Une détection rapide de la maladie est cruciale car une prise en charge rapide avec mise en place d’un traitement antiviral (acyclovir, valacyclovir, famcyclovir) adapté accroît considérablement les chances de guérison. Cet article rapporte la description d’un cas de suspicion clinique impliquant une jeune patiente et un singe grivet (Cercopithecus aethiops) et présente le virus et la pathologie dont il est responsable.