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L'Orthodontie Française

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Taux de succès et efficacité du traitement par activateur Volume 84, numéro 1, 85e réunion scientifique de la S.F.O.D.F.

Auteurs
* Auteur pour correspondance : sabine.ruf@dentist.med.uni-giessen.de

Le taux de succès et l’efficacité du traitement par activateur ont été analysés dans une étude rétrospective multicentrique. Tous les patients de deux cliniques universitaires (Giessen, Allemagne et Berne, Suisse) remplissant les critères d’inclusion (malocclusion de classe II division 1, traitement par activateur, pas d’agénésie, pas d’extraction de dent permanente, pas de syndrome, pas de traitement orthodontique précédent à part une expansion maxillaire transversale, un dossier complet disponible) ont été sélectionnés pour l’étude qui a concerné au total 222 patients avec un âge moyen de 10,6 ans. Les dossiers des patients, les téléradiographies de profil et les moulages dentaires ont été évalués. Le traitement était considéré comme un succès si le rapport molaire était amélioré d’au moins une demi à trois quarts de cuspide selon que le leeway était utilisé ou non au cours du traitement. Les groupes ont été comparés à l’aide du test U de Wilcoxon-Mann-Whitney et du test de Kruskal-Wallis. Les variables discrètes ont été analysées par le khi carré et, quand la taille de l’échantillon était réduite, le test exact de Fischer. La régression logistique pas à pas a également été utilisée. Le taux de succès était de 64 % à Giessen et 66 % à Berne. Le seul facteur qui influençait significativement (P < 0,001) le succès du traitement était le niveau de coopération. Pour environ 27 % des patients dans les deux centres, l’occlusion après traitement était une classe I idéale. Pour 38 % supplémentaires, des améliorations marquées des rapports occlusaux ont été notées. Pour des sujets présentant des malocclusions de classe II division 1, traités à l’aide d’activateurs, une amélioration marquée des rapports inter-arcades de classe II peut être escomptée dans environ 65 % des cas. Le traitement par activateur est plus efficace en fin qu’en début de denture mixte.