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L'Orthodontie Française

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Stabilité et récidive à long terme des traitements de la supraclusion : une revue systématique Volume 90, numéro 2, Juin 2019

Auteurs
1 Service d’orthodontie, Département d’odontologie, Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie, Université Cheikh Anta DIOP Dakar, Sénégal
2 Service d’Orthodontie, UFR d’odontostomatologie, Université Felix Houphouet Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire
3 Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo, Université Ouaga I, Ouagadougou, Burkina Faso
* Auteur pour correspondance : joediouf@hotmail.com

Introduction : La supraclusion est l’une des malocclusions les plus courantes et les plus difficiles à traiter. Le véritable challenge reste le maintien de cette correction au fil du temps. Les preuves scientifiques en rapport avec la stabilité de la correction de la supraclusion sont limitées. En parcourant la littérature orthodontique, une seule revue systématique portant sur ce sujet avait été retrouvée. À la lumière de récentes publications ayant trait à la stabilité des résultats de traitement de la supraclusion et de nouveaux procédés utilisés pour éviter la récidive de ces traitements, cette unique revue doit être réactualisée. Le but de cette étude est d’évaluer, par une revue systématique, la stabilité à long terme des traitements de la supraclusion. Matériel et méthodes : Une stratégie de recherche appliquée sur des bases de données a été utilisée pour retrouver toutes les études consacrées à la stabilité et la récidive à long terme des traitements de la supraclusion. Les écrits pertinents pour une inclusion dans cette revue ont été retrouvés et analysés. Leur qualité scientifique a été évaluée et leurs données ont été extraites et résumées. Résultats : Le taux de récidive était de 47,27 %. Celui des patients traités en technique bioprogressive et celui de ceux traités en technique d’arc droit était respectivement de 30,38 % et 67,74 %. Les sujets pris en charge à la fin de l’adolescence présentaient un taux de récidive de 14,3 %, tandis que ceux traités au début de l’adolescence ou à l’âge adulte avaient un taux respectivement égal à 30 % et 30,8 %. L’administration de botox permettait d’obtenir une stabilité des traitements orthodontico-chirurgicaux de la supraclusion à 100 %. Conclusion : L’âge du début de traitement et la technique thérapeutique constituent deux facteurs pronostics de la stabilité à long terme des traitements de la supraclusion incisive.