John Libbey Eurotext

L'Orthodontie Française

MENU

La place de l’ostéotomie courte en chirurgie orthognathique : avantages, inconvénients et perspectives Volume 90, numéro 2, Juin 2019

Auteurs
1 Service de Chirurgie Maxillo-Faciale, Hôpitaux Universitaires de Genève, 4 rue Gabrielle Perret-Gentil, 1205 Genève, Suisse
2 Service de Chirurgie Maxillo-Faciale, CHU de Lyon, 3 quai des Célestins, 69002 Lyon, France
3 INSERM, UMR 1052, Groupe de Radiobiologie, 28 rue Laennec, 69008 Lyon, France
4 Service de Chirurgie Maxillo-Faciale, CHU de Rouen, 1 rue de Germont, 76000 Rouen, France
5 Service de Chirurgie Maxillo-Faciale, CHU Saint-Pierre, Rue Haute 290, 1000 Bruxelles, Belgique
6 Service de Chirurgie Maxillo-Faciale, Hôpital Saint-Joseph, 185 rue Raymond Losserand, 75014 Paris, France
7 Service de Chirurgie Maxillo-Faciale, Hôpital Femme Mère Enfant, CHU de Lyon, 59 boulevard Pinel, 69677 Bron, France
* Auteur pour correspondance : jean-thomas.bachelet@hcuge.ch

Introduction : L’ostéotomie courte évoquée par Blair en 1907 a été décrite et caractérisée par Kater et Paulus en 2013. Il s’agit d’une ostéotomie sus-spigienne oblique de dedans en dehors de haut en bas d’arrière en avant, visant à séparer le ramus en portion articulaire et portion angulo-mandibulaire, les deux valves osseuses étant maintenues en contact par une surface proportionnelle à l’angulation de l’ostéotomie. Matériels et Méthodes : Nous présentons, à travers une série de 82 patients, les avantages en termes de stabilité et de préservation de la sensibilité de cette technique. Résultats : Au total, 82 patients ont été inclus, 74 patients (90 %) ont décrit une sensibilité normale et huit patients (10 %) une sensibilité modifiée deux ans après la chirurgie. Discussion : L’ostéotomie courte permet, par la nature et la hauteur du trait d’ostéotomie, l’éviction de la manipulation directe du nerf alvéolaire inférieur. Elle est associée à un taux de sensibilité post-opératoire identique au pré-opératoire dans plus de 90 % des cas. Pour de bonnes indications, cette technique pourrait être utilisée de manière préférentielle afin d’optimiser la récupération nerveuse post-opératoire. Nous discuterons également les limites actuelles de cette technique de chirurgie orthognathique, ainsi que les perspectives en lien avec le développement de l’impression 3D et la planification pré-opératoire.