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L'Orthodontie Française

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Influence de la somesthésie mandibulaire sur la déviation céphalique et les représentations spatiales Volume 91, numéro 1-2, Juin 2020 - Numéro spécial 93e réunion scientifique Lille 2022 : Le diagnostic en orthodontie : actualités et perspectives

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
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  • Figure 6
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Tableaux

Auteurs
Centre Abel Caumartin, Faculté de Chirurgie Dentaire, Sous-section ODF, Université de Lille, Place de Verdun, 59000 Lille, France
* Correspondance

Introduction : La proprioception mandibulaire influencerait le contrôle postural. L’élaboration de références spatiales est régie par les mêmes afférences. Ce travail vise à préciser le rôle de la proprioception mandibulaire impliquée dans les dysfonctionnements posturaux et spatiaux, dans le contrôle de la posture céphalique et dans les référentiels spatiaux. Matériels et méthodes : 24 sujets ont reçu une vibration sur les muscles masséters et temporaux. Des mesures de la déviation de la tête (DT) (vidéo), de la verticale visuelle subjective (VVS) et de la bissection de ligne (BL) ont été obtenues avec et sans vibration. Résultats : Sans vibration, la DT (0,31° ± 1,76°) est corrélée négativement avec la VVS (+0,23° ± 0,62°; r22 = -0,44 ; p = 0,033) ; avec vibration, on constate des DT du côté opposé au muscle stimulé (t23 = 2,77; p = 0,011). On retrouve une corrélation entre BL et VVS. Discussion : Sans vibration, l’effet Müller est retrouvé pour la VVS. La pseudo-négligence n’est pas retrouvée. Avec vibration, l’erreur de la DT et de la VVS vont dans le même sens ; pas d’effets constatés sur la BL. Conclusion : Au-delà des réponses locales, la vibration peut donc évoquer des réponses globales et orientées.