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L'Orthodontie Française

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Dilemme « traiter avec ou sans extraction » : discussion à propos d’un cas limite * Volume 88, numéro 1, 89e réunion scientifique SFODF Biarritz 2017 - seconde partie

Auteur
* Auteur pour correspondance : jchaques@jchaques.es

Introduction : Le dilemme de traiter avec ou sans extraction est l’un des débats des plus classiques de l’histoire de l’orthodontie [2, 19, 30]. Parfois, le choix est aisé. Mais, dans certains cas, les avis des cliniciens peuvent facilement diverger. Pour une situation clinique donnée, plusieurs auteurs peuvent proposer des protocoles décisionnels différents pour analyser les paramètres de choix en faveur d’un traitement avec extraction ou sans extraction dans une situation clinique donnée. Ces vingt-cinq dernières années, le débat s’est recentré sur des tendances non extractionnistes basées sur de nouvelles philosophies et mécaniques. Dans ce contexte, il nous semble pertinent de confronter les anciens protocoles décisionnels aux nouveaux pour rechercher un consensus. Matériel et méthodes : La décision d’extraire varie naturellement en fonction de l’occlusion du patient, qu’il soit en classe I, en classe II ou en classe III. Dans des cas de classe II ou de classe III, les extractions peuvent être indiquées pour corriger la classe II canine, le surplomb, l’inversion d’articulé antérieure, indépendamment d’autres facteurs. Nous présentons dans cet article le cas d’une patiente en classe I dont le plan de traitement prête vraiment à discussion car les paramètres tels que l’encombrement, la typologie craniofaciale, l’esthétique du visage, l’occlusion et le type parodontal doivent tous être mis en équation pour pouvoir faire un choix. Résultats : Les différentes options de traitement, leurs avantages et leurs inconvénients sont analysés. Les résultats de l’option thérapeutique choisie sont décrits et discutés. Cependant, les cas limites sont sujets à réflexion; sans doute différentes propositions ou stratégies thérapeutiques sont envisageables. La discussion reste ouverte. Ne vous privez pas d’y apporter votre contribution.