John Libbey Eurotext

Revue de neuropsychologie

Dysmnésie épisodique : à propos d’un premier cas Volume 9, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 CHU Nord, Service de génétique, Saint-Étienne cedex 02, France
2 Hôpital Nord-Ouest de Villefranche-sur-Saône, CNRS UMR 5304 (L2C2), Unité de recherche clinique, Bron, France
3 CHU Nord, Service de radiologie centrale, 42055 Saint-Étienne, France
4 CHU Nord, Centre référence TSA, 42055 Saint-Étienne, France
5 Université Lyon 1, Hospices civils de Lyon, HFME, CNRS UMR 5304 (L2C2), Bron, France
* Correspondance
  • Mots-clés : enfance, dysmnésie développementale, hippocampe, mémoire épisodique, mémoire sémantique
  • DOI : 10.1684/nrp.2017.0427
  • Page(s) : 185-94
  • Année de parution : 2017

Nous présentons le cas d’un garçon (D.D.) de 11 ans scolarisé en sixième, consultant pour des difficultés de concentration ayant des répercussions sur sa scolarité. Le bilan neuropsychologique met en évidence de bonnes capacités intellectuelles ainsi que des capacités attentionnelles et exécutives convenables. Cependant, le bilan mnésique, initié suite à certains évènements relevés à l’anamnèse, met en évidence une dysmnésie développementale se caractérisant par un trouble de la mémoire épisodique verbale et visuospatiale sans atteinte de la mémoire sémantique ou encore de la mémoire de travail. D.D. est particulièrement en difficulté lors du rappel libre différé. Ses performances ne sont pas améliorées par l’indiçage mais sont normalisées en tâche de reconnaissance. L’IRM révèle une atrophie hippocampique droite. Cette étude de cas met en exergue l’importance d’évoquer un trouble mnésique, souvent méconnu, en l’absence d’éléments probants issus des premières évaluations et permettant d’expliquer les difficultés de l’enfant. Cette étude de cas permet également de discuter les modèles théoriques des liens entre mémoire sémantique et épisodique.