John Libbey Eurotext

Revue de neuropsychologie

Capacités de réserve et entraînement cognitif dans le vieillissement : similarité des effets protecteurs sur la cognition et le cerveau Volume 8, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
Auteurs
Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal et département de psychologie, Université de Montréal, 4565 Queen Mary, Montréal H3W 1W5, Québec, Canada
* Correspondance
  • Mots-clés : réserve, entraînement cognitif, vieillissement cognitif, maladie d’Alzheimer
  • DOI : 10.1684/nrp.2016.0394
  • Page(s) : 245-52
  • Année de parution : 2016

La notion de réserve a été proposée pour expliquer l’écart observé chez certains individus entre le degré de leur atteinte cérébrale et son expression sur le plan cognitif. La réserve serait modulée par des facteurs environnementaux tels que le niveau d’éducation et la pratique d’activités cognitivement stimulantes au cours de la vie. Un important enjeu de recherche est de comprendre les mécanismes neurobiologiques par lesquels s’exprime cette forme de résilience au cours du vieillissement afin de promouvoir des interventions qui, en ciblant ces mécanismes, renforceraient les capacités de réserve. L’étude des mécanismes neurobiologiques impliqués dans différents types d’entraînement cognitif et leur similarité avec ceux de la réserve nous amènent à formuler l’hypothèse qu’une forme de réserve tardive peut être construite. Nous discuterons de l’avantage de posséder une réserve élevée ou de l’intérêt de l’amplifier à l’heure du vieillissement.