John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Pédiatrie

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Traitement des infections urinaires basses Volume 7, numéro 3, mai-juin 2004

Auteur
Service de néphrologie, Hôpital Robert Debré, 48, bd Sérurier, 75019 Paris
  • Mots-clés : cystite, infection urinaire basse, E. coli
  • Page(s) : 206-11
  • Année de parution : 2004

L’infection urinaire basse ou cystite aigüe bactérienne est une infection limitée à la vessie. Elle est un motif de consultation habituel chez le médecin de ville, le plus souvent de très bon pronostic. Elle est beaucoup plus fréquente chez la fille que chez le garçon et est très souvent récidivante. Elle est définie par l’existence de signes fonctionnels urinaires, d’une leucocyturie significative (> 10 4/ml), d’une bactériurie monomorphe (> 10 3 à 10 4/ml), sans signes cliniques ou biologiques de pyélonéphrite aiguë. Escherichia coli est l’agent pathogène causal dans environ 75 % des cas. Le traitement à la phase aiguë repose sur une antibiothérapie administrée par voie orale, en monothérapie : céfixime (Oroken ®) ou cotrimoxazole (Bactrim ®). Une durée de 3 à 5 jours est actuellement recommandée. Les récidives sont favorisées par ce qui est appelé « troubles de l’élimination urinaire et fécale ». La prise en charge de ces troubles repose sur la rééducation mictionnelle, des boissons abondantes, le traitement de la constipation et dans certains cas un traitement anti-cholinergique et/ou une prise en charge psychologique. La place de l’antibiothérapie prophylactique, en l’absence d’uropathie sous-jacente, reste controversée.