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Médecine thérapeutique / Pédiatrie

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Sorties précoces de maternité après accouchement : quelles conséquences pour les pédiatres de ville ? Volume 8, numéro 5, Septembre-Décembre 2005

Auteur
Service de protection maternelle et infantile, Conseil général de Seine-Saint-Denis, Immeuble Picasso, 93000 Bobigny, France
  • Mots-clés : sorties précoces, accouchement, pédiatrie de ville
  • Page(s) : 413-6
  • Année de parution : 2005

Les contraintes budgétaires, le manque de professionnels et de places en maternité, et l’évolution de la demande des familles, font que les sorties précoces de maternité après accouchement sont de plus en plus fréquentes. On entend par « sortie précoce » une sortie entre J0 (jour de l’accouchement) et J2 pour un accouchement par voie basse, avant J4 pour une césarienne. En France, elles concernaient moins de 3 % des accouchées jusqu’en 1997 et augmentent progressivement (7 % en 2002) depuis. L’expérience des pays qui le pratiquent depuis de nombreuses années montre que ce retour précoce au domicile peut être sûr et bénéfique s’il est choisi et organisé, mais au contraire mal vécu s’il est contraint, et potentiellement néfaste s’il n’a pas été préparé. Il revient donc aux maternités de sélectionner les couples mère-enfant qui pourront en tirer profit, et de veiller à ce que la préparation au cours de la grossesse et l’accompagnement au domicile garantissent la même sécurité physique, mais également psychique et sociale, qu’un séjour plus long en milieu hospitalier. Les médecins généralistes et pédiatres de ville ont toute leur place dans cette prise en charge, au cours de laquelle ils peuvent être confrontés à des situations jusque-là traitées en néonatologie. La création de réseaux périnatals associant maternités, sages-femmes et médecins libéraux, services médico-sociaux et intersecteurs psychiatriques paraît être une des solutions permettant un accompagnement adapté et une sécurité optimale.