John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Pédiatrie

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Physiopathologie des infections urinaires Volume 7, numéro 3, mai-juin 2004

Auteur
Service de microbiologie, hôpital Robert Debré, 48, boulevard Sérurier, 75019 Paris Tél : 01 40 03 33 74, Fax : 01 40 03 24 50
  • Mots-clés : infection urinaire, E. coli uropathogènes (UPEC), pili, facteurs de virulence, îlots de pathogénicité
  • Page(s) : 167-72
  • Année de parution : 2004

Escherichia coli (E. coli) est responsable d’environ 90 % des infections urinaires communautaires. Sa migration le long des voies urinaires en dépit du flux urinaire requiert l’attachement de structures spécifiques bactériennes ou fimbriae sur des récepteurs à la surface des cellules épithéliales. Les fimbriae ou pili sont des polypeptides spécifiques de récepteurs saccharidiques, généralement des glycolipides, présents à la surface des cellules eucaryotes. E. coli peut en exprimer plusieurs types, dont les fimbriae de type P trouvées avec une prévalence élevée (70 %) chez les E. coli responsables de pyélonéphrites chez l’enfant, alors que les taux de prévalence sont respectivement inférieurs à 30 et à 20 % lors de cystites ou de bactériuries asymptomatiques. La prévalence des P fimbriae est plus faible chez les souches de E. coli isolées chez les patients atteints de pyélonéphrite en présence de malformations des voies urinaires.