John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Pédiatrie

Impact des TDR grippe aux urgences pédiatriques et en cabinet de ville Volume 18, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2015

Auteurs
1 Hôpital Necker-Enfants Malades et Université Paris Descartes,
Service des urgences pédiatriques,
AP-HP,
149, rue de Sèvres,
75015 Paris,
France
2 Hôpitaux pédiatriques de Nice,
CHU de Lenval,
Service des urgences pédiatriques,
57, avenue de Californie,
06200 Nice,
France
3 CHU de Caen et Université de Caen
Service de pédiatrie,
EA4655,
Avenue Côte-De-Nacre,
14033 Caen,
France
4 Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil et UPEC Université Paris XII,
Unité court séjour nourrisson,
40, avenue de Verdun,
94000 Créteil,
France
5 CHU de Nantes et Université de médecine de Nantes,
Hôpital Mère-Enfants,
Service de pédiatrie générale,
7, quai Moncousu,
44000 Nantes,
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : grippe, influenza, enfants, test de diagnostic rapide, antibiotiques
  • DOI : 10.1684/mtp.2015.0556
  • Page(s) : 102-8
  • Année de parution : 2015

Les consultations hivernales pour syndromes grippaux aux urgences pédiatriques et en pédiatrie de ville sont responsables de nombreuses prescriptions de médicaments, en particulier d’antibiotiques, et d’examens complémentaires, en raison de l’incertitude diagnostique. Les tests de diagnostic rapides de grippe (TDRG) permettent de faire le diagnostic au lit du malade sur des prélèvements nasopharyngés. La spécificité de ces tests est globalement excellente (>98%), en revanche la sensibilité est plus limitée (62 %) [IC : 58 % - 67 %] et variable selon les circonstances. Selon la littérature, l’usage de TDRG en période épidémique peut permettre un meilleur usage des antiviraux et une réduction des prescriptions d’antibiotiques, d’examens complémentaires, et en particulier de radiographies thoraciques et des durées de passages aux urgences. Le cadre règlementaire français concernant l’usage des TDRG en dehors d’un laboratoire reste flou. Les modalités pratiques d’utilisation doivent être scrupuleusement respectées et les médecins doivent garder à l’esprit les limites de ces tests et notamment la sensibilité limitée. Ce domaine reste en constante évolution sous l’influence des variations épidémiologiques et de la mise au point de nouveaux dispositifs.