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Médecine thérapeutique / Pédiatrie

Épidémiologie et diagnostic des infections urinaires Volume 7, numéro 3, mai-juin 2004

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  • Auteur(s) : Valérie Leroy, Patricia Mariani-Kurkdjian , Service de néphrologie, hôpital Robert Debré, 48, boulevard Sérurier, 75019 Paris, France, Service de microbiologie, hôpital Robert Debré, 48, boulevard Sérurier, 75019 Paris, France
  • Mots-clés : infection urinaire, épidémiologie, diagnostic
  • Page(s) : 173-9
  • Année de parution : 2004

L’infection urinaire (IU) est une pathologie fréquente chez l’enfant, révélée par des tableaux cliniques divers. E. coli est responsable de 70 à 90 % des IU de l’enfant. Le diagnostic d’IU repose sur la mise en évidence de germes dans les urines, soit indirectement à l’aide de bandelettes urinaires, soit par culture des urines. Toutefois, l’interprétation des résultats microbiologiques est parfois délicate : une technique de recueil des urines inadaptée, en particulier chez les nouveau-nés et les jeunes enfants, est un écueil que le clinicien doit prendre en compte afin d’éviter de porter un diagnostic erroné d’IU, en règle par excès. La localisation de l’IU haute avec atteinte du parenchyme rénal ou basse, limitée à la vessie, qui détermine à la fois la morbidité de l’infection, la prise en charge thérapeutique et le bilan d’imagerie, reste l’objet d’interrogations. La scintigraphie rénale au DMSA, examen de référence en cas d’IU haute, ne peut être préconisée comme examen de première intention du fait de son coût et des difficultés pratiques de réalisation. Les marqueurs biologiques d’inflammation (leucocytose, CRP, procalcitonine) ne permettent pas toujours de porter avec certitude le diagnostic de PNA. Le diagnostic de PNA reste donc un diagnostic de présomption, reposant sur l’association d’un tableau clinique évocateur, variable selon l’âge de l’enfant, et d’un syndrome inflammatoire biologique.