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Médecine thérapeutique / Pédiatrie

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Canal artériel du prématuré Volume 4, numéro 3, Mai - Juin 2001

Auteurs
Service de médecine néonatale de Port-Royal, Hôpital Cochin-Port-Royal, 123 boulevard de Port-Royal, 75679 Paris cedex 14, France.
  • Mots-clés : prématuré, canal artériel, échocardiographie, indométacine, ibuprofène, ligature chirugicale.
  • Page(s) : 184-93
  • Année de parution : 2001

Alors que la fermeture du canal artériel survient dans les 48 premières heures après la naissance chez 80 % des nouveau-nés à terme et chez tous ces enfants au quatrième jour de vie [1], une persistance du canal artériel est retrouvée chez près de 40 % des prématurés en détresse respiratoire. Le shunt transductal entraîne des perturbations hémodynamiques sur les circulations pulmonaire, digestive, rénale et cérébrale. Les conséquences cliniques sont diverses et parfois présentes dès les premiers jours de vie. L'insuffisance cardiaque, les hémorragies pulmonaires, la dysplasie bronchopulmonaire, l'entérocolite ulcéronécrosante et les hémorragies cérébrales sont les complications les plus souvent décrites. Suspecté sur des arguments cliniques, le diagnostic de perméabilité est confirmé par l'échographie cardiaque. Outre des mesures préventives, le traitement médical repose sur l'utilisation d'inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines. En dépit d'un consensus général sur l'efficacité de l'indométacine, de nombreuses questions (approche prophylactique ou curative, posologie, durée et moment optimal du traitement) restent controversées en raison de ses effets secondaires potentiels. En cas de contre-indication ou d'échec du traitement médical, une ligature chirurgicale peut être proposée.