John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie

Quand et comment préserver la fertilité d’une femme avec une insuffisance ovarienne prématurée potentielle ? Volume 19, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteurs
1 Service de médecine de la reproduction et de préservation de la fertilité,
hôpital Jean-Verdier,
avenue du 14-Juillet, 93140 Bondy, France
2 Université Paris XIII,
93000 Bobigny, France
3 Unité Inserm U1133,
université Paris Diderot,
75013 Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : insuffisance ovarienne prématurée, préservation de la fertilité, cryopréservation ovarienne, cryopréservation ovocytaire
  • DOI : 10.1684/mte.2017.0647
  • Page(s) : 49-59
  • Année de parution : 2017

L’insuffisance ovarienne prématurée (IOP) touche 1 % des femmes. Elle se caractérise par une hypogonadisme hypergonadotrope de plus de quatre mois, avant l’âge de 40 ans. La question de la fertilité est au premier plan chez ces femmes, même s’il existe parfois une reprise transitoire de fonction ovarienne et la survenue d’une grossesse spontanée. Les récents progrès des techniques de congélation, en particulier la vitrification, ont au cours des dernières années permis le développement de l’autoconservation ovocytaire ou de tissu ovarien à visée de préservation de la fertilité (PF) féminine. Initialement proposée aux patientes atteintes de cancers, avant l’initiation de radio- ou de chimiothérapies gonadotoxiques, la PF a récemment émergé dans de nombreux champs médicaux. En effet, toute annonce de pathologie dont l’évolution naturelle ou le traitement est susceptible de réduire le potentiel de fertilité doit faire l’objet d’une consultation destinée à informer sur ces risques et éventuellement discuter des possibilités de PF. Si la cryopréservation de tissu ovarien et d’ovocytes maturés in vitro reste expérimentale, la vitrification d’ovocytes après stimulation ovarienne reste la technique de choix. Dans le cadre des diminutions prématurées de la réserve ovarienne, le choix de la technique sera discuté en fonction de l’âge de la patiente, des paramètres du statut folliculaire ovarien et de l’éventuelle étiologie identifiée. Cette dernière pourra notamment influer sur la future réutilisation du matériel cryopréservé.