John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie

Préservation de la fertilité féminine dans les maladies auto-immunes Volume 19, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2017

Illustrations

  • Figure 1
Auteurs
1 Centre clinico-biologique d’assistance médicale à la procréation,
centre d’études et de conservation des œufs et du sperme,
plateforme OncoPaca-Corse,
pôle Femmes-Parents-Enfants,
AP-HM La Conception,
147 bd Baille,
13005 Marseille, France.
2 Génétique médicale et génomique fonctionnelle,
Aix Marseille Université,
Inserm,
Marseille, France.
3 Aix Marseille Université,
CNRS, IRD,
Avignon Université,
IMBE UMR 7263,
13397, Marseille, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : préservation de la fertilité, maladie auto-immune, cyclophosphamide
  • DOI : 10.1684/mte.2017.0657
  • Page(s) : 130-6
  • Année de parution : 2017

La préservation de la fertilité féminine est aujourd’hui un enjeu majeur dans la prise en charge des patientes atteintes de maladies auto-immunes. Le recours à certains traitements alkylants hautement gonadotoxiques, comme le cyclophosphamide à fortes doses, doit si possible être précédé d’une préservation de la fertilité en raison du risque très élevé d’insuffisance ovarienne prématurée. Certaines patientes présentent par ailleurs une diminution de la réserve ovarienne, en particulier dans le lupus érythémateux disséminé, mais l’indication d’une préservation de la fertilité dans ce cas reste discutée, car l’infécondité n’est pas prouvée en dehors de tout traitement. La technique de choix chez la patiente pubère est la vitrification d’ovocytes matures après stimulation ovarienne. La congélation embryonnaire, la congélation de cortex ovarien ou la congélation d’ovocytes matures après maturation in vitro peuvent aussi être indiquées. L’intérêt des traitements par agonistes de la GnRH reste controversé. Enfin, il faudra évaluer le pronostic obstétrical de ces patientes dont la maladie elle-même peut contre-indiquer une grossesse.