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Médecine de la Reproduction

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Préservation de la fertilité féminine Volume 20, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Service de médecine de la reproduction et de préservation de la fertilité, hôpital Jean-Verdier, avenue du 14-Juillet, 93140 Bondy, France
2 Université Paris XIII, 93000 Bobigny, France
3 Service de biologie de la reproduction, hôpital Jean-Verdier, avenue du 14-Juillet, 93140 Bondy, France
4 Unité Inserm U1133, université Paris Diderot, 75013 Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : préservation de la fertilité, vitrification ovocytaire, maturation in vitro, cryoconservation ovarienne
  • DOI : 10.1684/mte.2018.0688
  • Page(s) : 4-10
  • Année de parution : 2018

La consultation de préservation fertilité (PF) doit s’inscrire précocement dans le parcours personnalisé de soins dès qu’un traitement gonadotoxique est envisagé. La technique de PF doit être discutée de façon multidisciplinaire et dépendra de l’âge de la patiente, de son statut pubertaire, de sa réserve ovarienne, du type de pathologie, de l’urgence à introduire le traitement ainsi que du type et des doses gonadotoxiques envisagées. La technique de référence, chez la patiente pubère, est la vitrification d’ovocytes matures, recueillis après stimulation ovarienne lorsqu’il est possible d’avoir un délai d’au moins deux semaines avant le début des traitements et en l’absence de contre-indication à une hyperœstrogénie transitoire. La vitrification ovocytaire peut également se réaliser après maturation ovocytaire in vitro et constitue une stratégie intéressante en cas de pathologie hormonodépendante, ou lorsque l’urgence ne permet pas une stimulation ovarienne. La cryoconservation de tissu ovarien est la seule technique possible avant la puberté ou quand une chimiothérapie a déjà été engagée. L’objectif est de regreffer ultérieurement des fragments de cortex pour restaurer une fonction endocrine et exocrine. Sa principale limite reste le risque théorique de réintroduction de cellules malignes.