John Libbey Eurotext

MT / médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie

Origine développementale des maladies de l’adulte et reproduction Volume 13, numéro 4, Octobre-Décembre 2011

  • Auteur(s) : Charlotte Dupont, Nathalie Sermondade, Céline Faure, Pascale Chavatte-Palmer, Rachel Levy , AP-HP, hôpital Jean-Verdier, histologie-embryologie-cytogénétique-CECOS, 93143 Bondy, France, Université Paris 13, unité de recherche en epidémiologie nutritionnelle, UMR U557 Inserm, U1125 Inra, Cnam, CRNH IdF, 93017 Bobigny, France, Inra, UMR 1198 biologie du développement et reproduction, 78350 Jouy-en-Josas, France, ENVA, F-94704 Maisons-Alfort, France
  • Mots-clés : DOHaD, nutrition, reproduction, épigénétique
  • Page(s) : 265-74
  • DOI : 10.1684/mte.2011.0375
  • Année de parution : 2011

La notion d’empreinte nutritionnelle maternelle est un phénomène connu depuis plusieurs années, inclus dans le concept de DOHaD ( Developmental Origins of Health and Diseases/origine développementale de la santé et des maladies de l’adulte). Ainsi, l’environnement maternel pendant la période périconceptionnelle et fœtale peut modifier la structure et les fonctions de différents organes du conceptus, et prédisposer l’individu devenu adulte à développer certaines pathologies telles que des maladies métaboliques. Des études épidémiologiques chez l’homme et des données expérimentales chez l’animal ont permis de mettre en évidence qu’une malnutrition maternelle, pendant la période périconceptionnelle et la croissance fœtale, pouvait également altérer les fonctions de reproduction des descendants mâles ou femelles. Des effets de l’alimentation maternelle ont été observés chez le fœtus, sur la différentiation gonadique et le développement de l’appareil génital, sur le déroulement de la puberté et sur la qualité des gamètes, la fertilité ou le bilan hormonal des descendants adultes. Les mécanismes impliqués dans ces phénomènes demeurent mal connus : le statut hormonal maternel au moment de la conception, les mécanismes de stress oxydatif ainsi que la transmission de marques épigénétiques semblent jouer un rôle prépondérant.