John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie

Les isoformes des hormones lutéinisante et folliculostimulante Applications cliniques et thérapeutiques Volume 19, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
Laboratoire de biochimie-hormonologie, centre de biologie pathologie, CHRU de Lille, Lille
* Tirés à part
  • Mots-clés : hormone lutéinisante (LH), hormone folliculostimulante (FSH), isoformes, N-glycannes, bioactivité
  • DOI : 10.1684/mte.2017.0665
  • Page(s) : 181-8
  • Année de parution : 2017

Les gonadotrophines – hormones lutéinisante (LH) et folliculostimulante (FSH) – sont des hormones glycoprotéiques hypophysaires qui présentent à la fois une macro- et une microhétérogénéité structurale. Cette dernière est due à une variabilité de la nature et du nombre de terminaisons (acide sialique, groupes sulfatés) de leurs N-glycanes. Ainsi, l’hypophyse synthétise et libère dans la circulation sanguine une dizaine d’isoformes ou d’isoglycoformes différentes de LH et de FSH, ayant chacune un point isoélectrique spécifique. Ce profil d’isoformes varie en fonction d’étapes clés de la vie reproductive (puberté, ménopause) et au cours du cycle menstruel, et il est dépendant du taux d’œstradiol sanguin. D’une manière globale, les isoformes les moins acides sont les plus actives in vitro dans les systèmes cellulaires, alors qu’in vivo,les isoformes les plus riches en acides sialiques ont la plus longue demi-vie. Ceci explique que, selon le mode de production (extraction d’urines ou synthèse d’hormone recombinante en cellules animales ou humaines), le profil d’isoformes des gonadotrophines à usage thérapeutique sera différent, ce qui affectera leur activité biologique. De même, l’hétérogénéité structurale de la LH et de la FSH explique la grande variabilité interméthodes des résultats de dosage constatée en biologie clinique.