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Médecine de la Reproduction

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Intérêt clinique d’une supplémentation alimentaire dans la prise en charge de l’homme infertile Volume 22, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2020

Tableaux

Auteurs
1 FabLife, Rueil-Malmaison, France
2 Sorbonne Université, Saint Antoine Research center, Inserm équipe Lipodystrophies génétiques et acquises
3 Service de biologie de la reproduction, Cecos, AP-HP, Hôpital Tenon, F-75020 Paris, France
* Tirés à part

Bien que longtemps négligée, l’alimentation joue pourtant un rôle majeur dans le maintien de la fonction reproductive de l’homme. Si des premiers résultats cliniques indiquent que des régimes alimentaires sains sont associés à de meilleurs paramètres spermatiques, il n’existe pas de consensus sur l’intérêt d’une supplémentation systématique en vitamines et en oligoéléments. Une telle supplémentation peut néanmoins se justifier en cas de carence alimentaire avérée ou dans certaines situations particulières comme lors d’une altération de l’équilibre redox avec un impact négatif sur la fertilité. Des compléments alimentaires contenant en particulier des vitamines C ou E, des oligoéléments comme le sélénium ou le zinc, des substances nutritionnelles comme la L-carnitine, le coenzyme Q10 ou des oméga-3 ont montré, dans des essais randomisés en double aveugle contrôlés par placebo, leurs capacités respectives à améliorer plusieurs paramètres spermatiques conventionnels ainsi que la fragmentation de l’ADN spermatique. De nouveaux essais sont néanmoins encore nécessaires pour mieux appréhender à la fois les meilleures associations de nutriments et leurs dosages optimums afin de pouvoir apporter une réponse adaptée à chaque patient.