John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie

Grossesse et pathologies auto-immunes rhumatismales Volume 19, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2017

Auteur
Unité de gynécologie endocrinienne, hôpital Port-Royal, 53 avenue de l’Observatoire, 75679 Paris Cedex 14
* Tirés à part
  • Mots-clés : Lupus systémique, syndrome des antiphospholipides, sclérodermie systémique, polyarthrite rhumatoïde, consultation préconceptionnelle, complications materno-fœtales
  • DOI : 10.1684/mte.2017.0656
  • Page(s) : 96-100
  • Année de parution : 2017

Un certain nombre de pathologies auto-immunes rhumatismales ont un sex-ratio féminin, suggérant un impact des hormones sexuelles féminines sur leur déclenchement et/ou leur évolution. De façon réciproque, la présence d’une pathologie auto-immune est un élément influençant la prise en charge de tous les aspects hormonaux de la vie d’une femme, qu’ils soient d’ordre exogène et endogène. La grossesse représente une situation particulièrement à risque, pour laquelle les principaux enjeux sont de programmer la conception dans une période quiescente de la maladie, d’adapter les thérapeutiques en préconceptionnel si cela est nécessaire, et, pendant la grossesse, d’éviter l’aggravation de la pathologie auto-immune et la survenue de complications materno-fœtales. Une prise en charge optimale doit être multidisciplinaire, impliquant une collaboration entre les internistes, les gynéco-obstétriciens, les anesthésistes et les pédiatres.