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Chimiothérapie des récidives des cancers de l’ovaire Volume 14, supplément 1, Septembre 2012

Auteurs
AP-HP, Alliance pour la recherche en cancérologie (APREC), hôpital Tenon, service d’oncologie médicale, 4, rue de la Chine, 75020 Paris, France
  • Mots-clés : cancer de l’ovaire, rechute, chimiothérapie
  • DOI : 10.1684/mte.2012.0415
  • Page(s) : 51-62
  • Année de parution : 2012

Les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire de stade avancé, malgré un traitement de première ligne bien conduit (chirurgie complète et chimiothérapie), présentent fréquemment une rechute et le plus souvent vont décéder de cette pathologie. Cependant, la survie globale de ces patientes ne cesse d’augmenter en partie grâce aux progrès des chimiothérapies, notamment à la rechute. Le pronostic des patientes présentant une rechute moins de six mois après le traitement de première ligne est mauvais à court terme et le standard de traitement reste la monochimiothérapie non sel de platine. Pour celles présentant une rechute platine-sensible, on peut espérer une survie beaucoup plus longue et le meilleur traitement est une combinaison de chimiothérapie à base de platine. À côté du standard habituel paclitaxel-carboplatine, d’autres combinaisons avec platine et sans paclitaxel tout aussi efficaces sont possibles. Une polychimiothérapie sans platine (doxorubicine liposomale pégylée-trabectédine) paraît particulièrement pertinente, notamment chez les patientes partiellement sensibles (6 à 12 mois). Enfin, il faut souligner l’arrivée remarquée du bevacizumab en situation de rechute pour son efficacité en association à la chimiothérapie suivie d’un traitement de maintenance, concept qui avait jusqu’ici échoué avec la prolongation de la chimiothérapie. D’autres thérapeutiques ciblées sont en cours d’évaluation avec des résultats encourageants qui devront être confirmés en phase III.