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Médecine thérapeutique Cardiologie

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Prévention des maladies cardiovasculaires par les vitamines antioxydantes Volume 1, numéro 3, juillet-septembre 2003

Auteurs
INSERM U557 (UMR ; NSERM\INRA\CNAM) Institut Scientifique et Technique de la Nutrition et de l‘Alimentation, 5, rue Vertbois, Paris. INSERM U258 : épidémiologie des maladies cardiovasculaires et des maladies métaboliques, Hôpital Paul‐Brousse, Villejuif. Hôpital Hôtel‐Dieu, Centre de diagnostic, 1, place du Parvis Notre‐Dame, Paris.
  • Mots-clés : antioxydants, vitamine E, β‐carotène, vitamine C, maladies cardiovasculaires, prévention, épidémiologie
  • Page(s) : 172-80
  • Année de parution : 2003

Un important faisceau d‘arguments concourt à montrer le rôle de la synthèse directe ou indirecte des radicaux libres dans le processus cellulaire de l‘athérosclérose. Les radicaux libres riches en oxygène sont des composés très réactifs, capables de dommages au sein du noyau et de la membrane cellulaire portant sur l‘ADN, les protéines, les hydrates de carbone ou les lipides membranaires. La réaction en chaîne destructrice initiée par les radicaux libres peut être stoppée par les antioxydants, capables à leur tour de les transformer en des dérivés inactifs. Le β‐carotène et les vitamines C et E sont des puissants oxydants. Les données expérimentale et d‘études épidémiologiques d‘observation indiquent que les vitamines antioxydantes seraient un moyen de réduire le risque de maladies cardiovasculaires. Tandis que des preuves suggèrent qu‘une insuffisance d‘apport en vitamines antioxydantes est associée à un risque élevé de pathologies coronaires, les résultats des essais de supplémentation dans le cadre de la prévention primaire et secondaire qui ont utilisé une mono‐supplémentation en vitamines antioxydantes à dose élevée ne montrent aucun effet bénéfique. Il reste encore un espoir de bénéfice cardiovasculaire lié à une supplémentation en antioxydants, espoir provenant de données méchanistiques et épidémiologiques, qui suggèrent que les antioxydants n‘agissent pas seulement de manière individuelle, mais aussi par coopération et même parfois par synergie. Dans l‘attente de la confirmation de cette hypothèse, plutôt que de promouvoir une supplémentation individuelle en antioxydants, il semble plus raisonnable de diffuser et de suivre les recommandations nutritionnelles du PNNS (Programme National Nutrition Santé) en suggérant la consommation quotidienne de plus de cinq fruits et légumes. En effet, ce type d‘alimentation est systématique associé à un niveau faible de risque cardiovasculaire.