John Libbey Eurotext

Médecine et Santé Tropicales

Une énigme non résolue : la « gale chinoise » il y a 150 ans Volume 27, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2017

Illustrations

  • Figure 1
Auteurs
1 Service de réanimation polyvalente, CHU de La Réunion, Site Félix Guyon, 97400 Saint-Denis, France
2 Centre René Labusquière, Université de Bordeaux 3, Bordeaux, France
* Correspondance
  • Mots-clés : gale chinoise, Polynésie française, énigme, histoire de la médecine
  • DOI : 10.1684/mst.2017.0649
  • Page(s) : 126-30
  • Année de parution : 2017

Contexte. Le terme « gale chinoise », cité dans certains articles sur les territoires français d’outre-mer au xixe siècle, reste incertain. En réponse à une question d’un collègue américain dermatologue essayant de découvrir ce que « gale chinoise » signifiait il y a 150 ans, nous avons tenté d’en élucider la nature. Méthode. Nous avons soumis la requête à un panel de spécialistes de la médecine tropicale française civile et militaire, y compris les dermatologues, à travers deux réseaux : Association amicale Santé navale et d’outre-mer et Société de pathologie exotique. Résultats. Très peu de réponses ont été recueillies auprès d’environ quatre cents collègues qui ont cité : ciguatera, autres ichtyosarcotoxismes, variole et lèpre. Plusieurs collègues ont dit qu’ils n’ont jamais rencontré ce terme pendant de nombreuses années passées en Polynésie française. Il est à noter qu’aucun collègue n’a pu trouver de preuve irréfutable de son affirmation. Discussion et conclusion. Lèpre, variole, ciguatera ? L’identité de la « gale chinoise » reste une énigme et pourrait avoir été utilisée pour désigner plusieurs entités pathologiques.