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Médecine et Santé Tropicales

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Syndrome du grêle court : difficultés de prise en charge en milieu défavorisé Volume 28, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
Auteurs
1 Service de chirurgie, Hôpital militaire de Ouakam BP 24175 Dakar, Sénégal
2 Service de chirurgie générale, Hôpital régional de Thiès, Sénégal
* Correspondance
  • Mots-clés : grêle, occlusion intestinale, brides, nutrition parentérale, chirurgie
  • DOI : 10.1684/mst.2018.0855
  • Page(s) : 430-3
  • Année de parution : 2018

Introduction : Les étiologies de grêle court sont multiples et dominées par les résections chirurgicales étendues laissant moins de 200 cm de grêle. L’insuffisance intestinale se manifeste rapidement par un déficit hydroélectrolytique majeur et une malabsorption. La prise en charge nécessite une nutrition parentérale pouvant être prescrite à vie. Observation : Un patient âgé de 53 ans a été opéré en 1986 de pathologie ulcéreuse avec des suites simples. Il a été admis en juillet 2015 pour une occlusion intestinale aiguë qui évoluait depuis plus de 8 heures. L’exploration peropératoire retrouvait une nécrose étendue irréversible de grêle sur une bride grêlo-grêlique serrée. Une résection étendue laissant 110 cm de grêle était réalisée. En postopératoire, un suivi nutritionnel et une supplémentation orale ont été prescrits en association avec des inhibiteurs de la pompe à proton et un antidiarrhéique. Aucune alimentation parentérale n’était disponible. Les suites étaient marquées par une stabilité temporaire, suivie d’un amaigrissement important avec deux hospitalisations pour dénutrition sévère et infection intercurrente. Le décès est survenu 7 mois après l’intervention. Conclusion : La nutrition parentérale est essentielle dans le syndrome du grêle court. Sa disponibilité et surtout son utilisation sur de longue période constituent un problème majeur en milieu défavorisé et les alternatives sont rares.