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Médecine et Santé Tropicales

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Situation thérapeutique des patients infectés par le VIH ayant au moins 5 ans d’expérience de thérapie antirétrovirale dans un contexte à ressources limitées : cas du centre de traitement ambulatoire du CNHU de Cotonou, Bénin Volume 28, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2018

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Département de médecine et spécialités médicales, Faculté de médecine de l’université de Parakou, Benin
2 Service de médecine interne, CNHU - HKM, Cotonou, Benin
3 Service de médecine interne, CHUD Ouémé, Porto-Novo, Benin
4 Centre de traitement ambulatoire, CNHU - HKM, Cotonou, Benin
* Correspondance
  • Mots-clés : VIH, succès thérapeutique, Cotonou, Afrique subsaharienne
  • DOI : 10.1684/mst.2018.0841
  • Page(s) : 408-12
  • Année de parution : 2018

Objectifs : Décrire la situation thérapeutique des patients ayant au moins 5 ans d’expérience de thérapie antirétrovirale. Patients et méthodes :Il s’agissait d’une étude rétrospective et descriptive de la cohorte historique des patients infectés par le VIH et suivis au CTA du CNHU de Cotonou du 2 janvier 2002 au 31 mars 2013. Tous les patients ayant comptabilisé au moins cinq ans d’expérience du traitement antirétroviral au cours de la période d’étude ont été inclus. Le succès immunologique était défini par un dernier compte de CD4 supérieur à 350 cells/μl. Les patients ayant une dernière charge virale indétectable étaient considérés comme étant en succès thérapeutique. Les données ont été extraites de la base informatisée Esope du site qui est régulièrement mise à jour. Le logiciel Stata 11 a été utilisé pour l’analyse des données. Résultats : Au 31 mars 2013, 979 patients avaient au moins 5 ans d’expérience de suivi sous TAR représentant 27,1 % de la cohorte globale du site. L’âge moyen était de 38,1 ± 9,6 ans avec un sex-ratio de 0,7. L’analyse du devenir de ces patients a permis de noter 12,3 % de perdus de vue, 2,3 % de décédés et 83,6 % d’actifs. La moyenne des CD4 allait de 113,4 ± 90,7 cells/μl à l’initiation, à 566,6 ± 355,2 cells/μl à 5 ans puis 557,5 ± 311,2 cells/μl à 10 ans. La majorité des patients était sous un régime de première ligne (56,1 %). Le succès immunologique était noté chez 63,2 % des patients. Sur les 144 patients qui avaient une dernière charge virale disponible, le succès thérapeutique était de 76,4 %. La probabilité de survie était de 0,95 à 5 ans et 0,91 à 10 ans. Conclusion :L’amélioration de la qualité et du suivi des soins peut permettre d’assurer une survie à court terme aux PVVIH sous un traitement de première ligne dans les pays à ressources limitées.