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Médecine et Santé Tropicales

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Profil des résistances chez les enfants et adolescents infectés par le VIH1 en milieu urbain au Togo Volume 28, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2018

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Service de pédiatrie, CHU Sylvanus Olympio, Université de Lomé, 05 BP 846 Lomé, Togo
2 Département de bactériologie et virologie, CHU Sylvanus Olympio, Université de Lomé, 05 BP 846 Lomé, Togo
* Correspondance
  • Mots-clés : résistance, antirétroviral, enfants, VIH 1, Togo
  • DOI : 10.1684/mst.2018.0860
  • Page(s) : 419-23
  • Année de parution : 2018

Introduction : Les enfants et adolescents sont plus vulnérables à l’échec virologique et à l’émergence des résistances que les adultes. L’objectif de notre étude était de déterminer les profils de résistance chez les enfants et adolescents sous traitement antirétroviral au CHU Sylvanus Olympio, à Lomé, Togo. Matériel et méthode : Du 1er juin au 30 septembre 2014, nous avons inclus les patients mis sous ARV depuis plus de 12 mois dans le service de pédiatrie du CHU Sylvanus Olympio. Le génotypage de résistance a été réalisé chez les patients ayant une charge virale VIH ≥ 1000 copies. Résultats : Un échec virologique était retrouvé chez 36 des enfants et adolescents de l’étude (18,2 %). Parmi eux 50,0 % étaient au stade 3 de l’OMS, 72,2 % étaient traités par l’association de deux INTI (inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse) et d’un INNTI (inhibiteur non-nucléosidique de la transcriptase inverse). Les mutations étaient essentiellement retrouvées dans la classe des INNTI avec 100 % de mutations pour l’EFV et la NVP. Les mutations associées à une résistance aux INTI les plus fréquentes étaient la M184V, l’Y181C et la T215Y. Conclusion : Notre étude montre la nécessité de recourir aux IP (inhibiteurs de la protéase boostés) chez la majorité des enfants traités par INNTI. Il s’avère nécessaire de renforcer le suivi virologique des enfants sous ARV.