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Médecine et Santé Tropicales

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Prise en charge des dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et non nécrosantes de la face en zone tropicale : série de 4 observations et revue de la littérature Volume 28, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteurs
1 Service des maladies infectieuses et tropicales, CHU Yalgado Ouédraogo, Ouagadougou (Burkina Faso)
2 Service de médecine interne. CHU Yalgado Ouédraogo. Ouagadougou (Burkina Faso)
3 Unité de formation et de recherche en science de la santé. Université Ouaga 1 Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso)
4 Institut national des sciences de la santé (INSSA). Université Nazi Boni. Bobo-Dioulasso (Burkina Faso)
* Correspondance
  • Mots-clés : antibiothérapie, Burkina Faso, dermo-hypodermite, visage
  • DOI : 10.1684/mst.2018.0816
  • Page(s) : 273-6
  • Année de parution : 2018

Les dermo-hypodermites (DHD) bactériennes aiguës nécrosantes et non nécrosantes sont des infections bactériennes aiguës des tissus situés entre l’épiderme et les muscles. Les localisations de la face sont peu fréquentes et posent parfois des difficultés diagnostiques avec d’autres dermatoses faciales courantes. Nous rapportons dans cet article quatre cas de DHD de la face d’origine cutanée, hospitalisés dans le service des maladies infectieuses et tropicales du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHUYO) de Ouagadougou. L’objectif est de faire un état des lieux de leurs étiologies et complications, et de préciser les difficultés à leur prise en charge dans un pays à ressources limitées. Le parcours de soins du patient est long pour cette affection qui demeure avant tout une urgence médicale ou médico-chirurgicale. L’imagerie, qui est essentielle pour le diagnostic des atteintes valvulaires cardiaques et des redoutables complications que sont la fasciite nécrosante et la médiastinite, n’est généralement disponible que dans les hôpitaux de niveau tertiaire. L’antibiothérapie est le plus souvent inadaptée ou insuffisante. Les anti-inflammatoires, largement utilisés, contribuent selon plusieurs auteurs aux formes graves et à une surmortalité. Les agents de santé dans les pays à ressources limitées doivent être mieux sensibilisés et des directives édictées pour reconnaître les signes de cette affection et aider à l’orientation précoce des patients en milieu spécialisé. De plus, l’éducation de la population et la sensibilisation sur l’hygiène des lésions cutanées doit être une priorité pour réduire les complications.