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Médecine et Santé Tropicales

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La paraspécificité des antivenins : exemple d’une envenimation grave par la vipère à cornes du Sahara ( Cerastes cerastes) traitée par un antivenin polyvalent non spécifique Volume 23, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2013

Auteurs
Pôle anesthésie réanimation, hôpital militaire Avicenne, Université Cadi Ayyad, avenue de la Résistance, 40000 Marrakech, Maroc, Pôle anesthésie réanimation, hôpital militaire d’instruction Mohammed V, université Mohammed V Souissi, Rabat, Maroc
  • Mots-clés : envenimation, vipère à cornes, Cerastes cerastes, paraspécificité, antivenin
  • DOI : 10.1684/mst.2013.0140
  • Page(s) : 100-3
  • Année de parution : 2013

Les morsures de serpents constituent un important problème de santé publique au Maroc. La morbimortalité des envenimations ophidiennes reste très élevée. L’immunothérapie antivenimeuse, seul traitement étiologique de ces envenimations, est le plus souvent non disponible dans les structures hospitalières locales. Par ailleurs, les antivenins disponibles ne sont pas forcément adaptés aux espèces ophidiennes présentes. Cette observation clinique décrit une envenimation sévère due à une morsure par la vipère à cornes du Sahara ( Cerastes cerastes), survenue dans le sud du Maroc. Devant l’absence d’immunothérapie spécifique, un antivenin polyvalent, FAV-Afrique ®, a été administré. L’évolution était favorable, suggérant l’éventualité d’une paraspécificité de ce sérum vis-à-vis de cette espèce de vipères fréquente au Maroc. La paraspécificité des antivenins pourrait être une solution alternative aux envenimations ophidiennes en l’absence d’antivenin adapté aux espèces locales de serpents.