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Médecine et Santé Tropicales

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Impact de l’urbanisation sur l’indice plasmodique et les densités parasitaires chez les enfants de 0 à 5 ans dans la commune de Yopougon, Abidjan (Côte d’Ivoire) Volume 25, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2015

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Institut national d’hygiène publique (INHP), BP V 14, Abidjan, Côte d’Ivoire
2 Centre suisse de recherches scientifiques, BP 1303, Abidjan, Côte d’Ivoire
3 UFR sciences médicales; département de santé publique, université Félix-Houphouët-Boigny de Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire
4 Institut tropical suisse, Bâle, Suisse
5 UFR biosciences; laboratoire biologie et de parasitologie, université Félix-Houphouët-Boigny Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire
* Correspondance

Du 23 au 30 septembre 2005, une enquête parasitologique transversale a été menée dans six quartiers de la commune de Yopougon regroupés en trois niveaux d’urbanisation (village, quartiers précaires et quartiers viabilisés). Cette enquête avait pour objectif de mesurer l’impact de l’urbanisation sur l’indice plasmodique et les densités parasitaires et sa conséquence sur l’hétérogénéité de la transmission du paludisme dans le contexte urbain d’Abidjan. L’indice plasmodique et les densités parasitaires ont été déterminés à partir de gouttes épaisses (GE) et de frottis sanguins (FS) réalisés à partir de prélèvements de sang au bout du doigt, sur des enfants de 0 à 5 ans recrutés systématiquement dans un échantillon de 400 ménages par quartier. Le choix des quartiers s’est fait de façon raisonnée, pour tenir compte des spécificités environnementales mises en évidence au cours d’enquêtes antérieures ; le choix des ménages a été effectué aléatoirement. Au terme de notre enquête, nous avons observé un indice plasmodique moyen de 21,8 %, en rapport avec un paludisme mésoendémique mais présentant des variations significatives entre les trois niveaux d’urbanisation. Les densités parasitaires ont elles aussi mis en évidence de grandes variations entre les trois niveaux d’urbanisation, confirmant l’implication de l’urbanisation dans l’hétérogénéité de la transmission du paludisme en milieu urbain.