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Médecine et Santé Tropicales

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Devenir des enfants et adolescents VIH positifs traités par antirétroviraux de deuxième ligne au Congo Volume 28, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
Faculté des sciences de la santé, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, Service de pédiatrie nourrissons, CHU de Brazzaville, BP : 32, Brazzaville, Congo
* Correspondance
  • Mots-clés : VIH/sida, enfants, antirétroviraux, échec thérapeutique, Congo
  • DOI : 10.1684/mst.2018.0850
  • Page(s) : 413-8
  • Année de parution : 2018

Les ARV occupent le premier rang des armes thérapeutiques dont on dispose contre l’infection à VIH/sida. En cas d’échec thérapeutique de la première ligne, le recours aux ARV de 2e ligne s’impose. Objectifs : Déterminer la prévalence des enfants VIH+ traités par ARV de 2e ligne, en apprécier l’observance et la réponse thérapeutique et identifier les facteurs de bonne observance et réponse thérapeutique. Matériels et méthodes : étude multicentrique, rétrospective réalisée entre janvier 2015 et juillet 2016, au sein de tous les sites de prise en charge des enfants vivants avec le VIH et englobant tous les enfants traités par ARV de 2e ligne. Résultats : Au total, 71 enfants ont été recensés, le sex-ratio H/F était de 1,1 et l’âge moyen de 14,2 ± 3,2 ans (extrêmes : 5 et 19). Le mode contamination était materno-fœtale dans 97,2 %. Les enfants étaient orphelins dans 64,8 %, des deux parents dans 29,6 %. Ils appartenaient à une famille de bas niveau socioéconomique dans 15,5 % et moyen dans 74,6 %. L’enfant était informé de son statut sérologique dans 46,5 % et tous bénéficiaient d’un suivi psychologique. Le protocole thérapeutique utilisé dans 54,9 % associait ABC + DDI + LPV/r et le traitement évoluait depuis moins de 2 ans dans 22,5 % et de 2 à 4 ans, 38 %. L’observance thérapeutique était jugée bonne dans 54,9 % ; plus chez les garçons (p ˂ 0,01) et chez les moins de 15 ans (p ˂ 0,001). La réponse thérapeutique était jugée bonne dans 89 % à 12 mois et 86 % à 4 ans, plus chez les moins de 15 ans (p ˂ 0,001). Conclusion : Malgré une faible proportion d’une bonne observance thérapeutique des ARV de seconde ligne, le taux de bonne réponse clinique et thérapeutique à 86 % chez les enfants et les adolescents 4 ans après avoir été switchés en seconde ligne constitue un plaidoyer qui devrait inciter les prescripteurs à passer les enfants et les adolescents en seconde ligne dès qu’il y a une indication. Toutefois, des défis restent à relever afin d’améliorer la prise en charge des enfants et adolescents sous TAR de deuxième ligne.