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Médecine et Santé Tropicales

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Analyse du suivi des patients sous ARV au dispensaire antivénérien (DAV) de l’Institut national d’hygiène publique (INHP) de Treichville, Abidjan, de 2009 à 2013 Volume 28, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2018

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Institut national d’hygiène publique (INHP) Abidjan Côte d’Ivoire, 10 Abidjan, Cote d’Ivoire
2 Unité de formation et de recherche sciences médicales, Abidjan, Cote d’Ivoire
* Correspondance
  • Mots-clés : ARV, rétention, perdus de vue, PVVIH, Côte d’Ivoire
  • DOI : 10.1684/mst.2018.0852
  • Page(s) : 404-7
  • Année de parution : 2018

Introduction : L’accès gratuit au traitement ARV a rendu possible la prise en charge à grande échelle des personnes vivantes avec le VIH (PVVIH). Cependant certaines d’entre elles abandonnent le traitement et deviennent ainsi des perdus de vue. La rétention est donc un défi à relever pour les programmes de traitement surtout dans les pays à ressources limitées. Dans le but de retenir les patients dans notre file active, nous avons entrepris la présente étude dont l’objectif général était d’analyser le suivi de nos patients sous ARV. Matériels et méthodes :Il s’agissait d’une étude transversale, descriptive, rétrospective et analytique réalisée sur la période de janvier 2009 à décembre 2013 au DAV de Treichville. Cette étude concernait tous les PVVIH sous traitement ARV âgés de 16 ans et plus et ayant un dossier correctement renseigné. Sont considérés comme perdus de vue (PDV) tous patients sous ARV non revus 3 mois après la dernière visite de traitement. Résultats : Cette étude a porté sur 346 dossiers-patients. L’âge moyen de nos patients était de 37,5 ans avec un sex-ratio de 2,17 en faveur des femmes. Les perdus de vue représentaient 19,94 % des patients traités avec un pic de 33,33 % en 2011. L’âge moyen de ces patients perdus de vue était de 35,6 ans. Les patients transférés représentaient 14,16 %, les décédés 4,05 % et ceux qui ont été retenu dans les soins représentaient 61,56 %. Seul 1 patient a arrêté le traitement. Conclusion :Le taux des perdus de vue était élevé dans notre étude. La connaissance des aspects sociologiques des perdus de vue est nécessaire pour l’élaboration des stratégies de leur maintien dans la file active.