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Médecine thérapeutique

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Nécrolyse épidermique toxique : une méta-analyse Volume 24, numéro 2, Mars-Avril 2018

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire de pharmacologie-toxicologie, faculté de médecine et de pharmacie, université Mohamed V de Rabat, Maroc
2 Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc
3 Pôle pharmacie, hôpital militaire d’instruction Mohamed V, faculté de médecine et de pharmacie, université Mohamed V de Rabat, Maroc
* Tirés à part
  • Mots-clés : nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Lyell, toxidermie
  • DOI : 10.1684/met.2018.0680
  • Page(s) : 72-88
  • Année de parution : 2018

Introduction : la nécrolyse épidermique toxique (NET) est une forme de toxidermie grave caractérisée par une mort kératinocytaire apoptotique massive. L’aspect clinique de la NET est celui d’une brûlure étendue, du deuxième degré profond. Son incidence est de deux cas par million d’habitants par an à l’échelle mondiale avec un taux de mortalité de 25 % et, chez les survivants, 80 % de séquelles. Cette revue bibliographique a pour buts de décrire les principales manifestations cutanées au cours de la NET, issues à la fois des principales données de la littérature et, de façon plus subjective, de notre expérience clinique, et d’identifier les lacunes de connaissance. Méthodes : les articles contenant le terme nécrolyse épidermique toxique dans leur titre ou leur résumé ont été sélectionnés dans PubMed et ScienceDirect. À la lecture des résumés, seuls les articles rapportant des cas de NET ont été retenus. Des références citées dans ces articles et qui n’avaient pas été initialement identifiées ont secondairement été intégrées dans l’analyse. Résultats : in fine, vingt-neuf publications pertinentes ont été identifiées (treize articles décrivant treize cas et seize publications analysant seize séries, de deux à 177 cas). Elles montrent les principales manifestations cliniques lors de la NET. Les données publiées ne permettent pas une caractérisation des relations dose-effet pour la plupart des manifestations cliniques. Néanmoins, en pratique, le calcul de l’imputabilité montre que les médicaments les plus fréquemment impliqués et imputés sont les antibactériens, les anticonvulsivants, les antinéoplasiques, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, l’allopurinol et les produits de contraste. Conclusions : la NET est une pathologie grave et grevée d’une importante mortalité et morbidité. Cette méta-analyse illustre l’importance d’une prise en charge précoce et multidisciplinaire des patients atteints de la NET au sein d’un service de réanimation.