John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

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L’insuffisance rénale terminale : un défi pour la santé publique Volume 4, numéro 7, Août-Septembre 1998

Auteur
  • Mots-clés : insuffisance rénale terminale, épidémiologie, santé publique, coûts de production de soins, dialyse, prélèvement d’organes, transplantation rénale.
  • Page(s) : 531-2
  • Année de parution : 1998

Cette revue dédiée à l’insuffisance rénale terminale est centrée sur la mise en route des principales techniques de dialyse, de transplantation et sur les abords vasculaires et péritonéaux qu’elle requiert. Compte tenu de l’importance des coûts attachés à ces techniques, deux réflexions ont été engagées, d’une part sur la nécessité de développer un système d’information performant et d’autre part sur la mise en place d’un programme renforcé de prélèvement d’organes pour briser la stagnation persistante du nombre de transplantations réalisées ces dernières années. Le traitement de l’insuffisance rénale terminale représente un défi pour la santé publique. C’est plus de 10 milliards de francs qui sont aujourd’hui consacrés au traitement de l’insuffisance rénale terminale (IRT). C’est environ 1 % du budget de l’assurance maladie qui est dédié au traitement de 35 000 insuffisants rénaux terminaux, un tiers de sujets transplantés pour deux tiers dialysés. L’incidence de l’IRT traitée (IRTT) augmente de 5 % par an : en 1995, 6 500 nouveaux patients avaient été recensés. Comme l’incidence de la transplantation stagne depuis 1994 (1 627 transplantations en 1994 pour 1 688 en 1997), le contingent des sujets dialysés augmente et constitue plus des deux tiers des cas prévalents d’IRTT. Le coût moyen de la dialyse (350 KF par an) est très supérieur à celui de la transplantation (350 KF la première année, 50 KF ultérieurement). En conséquence, les ressources allouées au traitement de l’insuffisance rénale terminale sont plus élevées qu’elles ne le devraient si le nombre de transplantations augmentait. Le vieillissement de la population accentue ce phénomène avec des patients présentant souvent des comorbidités associées et une autonomie plus restreinte.