John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

Les anticoagulants oraux directs, pharmacologie et principales indications Volume 23, numéro 6, Novembre-Décembre 2017

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Service d’hypertension, des maladies vasculaires et de pharmacologie clinique, Nouvel Hôpital Civil, 1 place de l’Hôpital, centre hospitalier régional universitaire de Strasbourg, 67091 BP426 cedex Strasbourg, France
2 CNRS UMR 7213, biophotonique et pharmacologie, faculté de pharmacie université de Strasbourg, Illkirch, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : anticoagulants oraux directs, dabigatran, rivaroxaban, apixaban, edoxaban, fibrillation atriale/maladie veineuse thromboembolique
  • DOI : 10.1684/met.2017.0637
  • Page(s) : 356-65
  • Année de parution : 2017

La plupart des anticoagulants oraux directs (AOD) ont une indication dans la prévention des événements thromboemboliques veineux (ETEV) chez les patients ayant bénéficié d’une chirurgie pour prothèse totale de hanche ou de genou, et pour la prévention de l’accident vasculaire cérébral (AVC) et de l’embolie systémique (ES) chez les patients adultes atteints de fibrillation atriale non valvulaire (FANV). Dans le traitement des thromboses veineuses profondes (TVP) et des embolies pulmonaires (EP), seuls le rivaroxaban et l’apixaban sont disponibles en France. Ces deux médicaments peuvent être utilisés dans le traitement curatif de la maladie thromboembolique veineuse (MTEV) sans héparinothérapie préalable. Les associations médicamenteuses à risque d’interactions avec les AOD se limitent aux antifongiques azolés, à quelques antiarythmiques, aux antirétroviraux et à la ciclosporine. L’estimation de la fonction rénale par la formule de Cockcroft est un préalable à l’utilisation des AOD. Aucune autre surveillance biologique des AOD n’est recommandée. Les hémorragies graves survenant sous AOD font appel au remplissage, aux transfusions de plasma frais congelé et, le cas échéant, à l’utilisation de concentrés de complexes prothrombiniques, activés ou non. Des antagonistes spécifiques du dabigatran et des xabans sont dorénavant disponibles ou en cours de développement.