John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

Insuffisance rénale chronique et endocrinopathies Volume 23, numéro 3, Mai-Juin 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
Auteurs
1 Service d’endocrinologie et diabétologie, centre hospitalier universitaire de Fès, Maroc
2 Laboratoire de biophysique et méthodes d’IRM clinique, faculté de médecine, université de Fès, Maroc
3 Service de néphrologie, centre hospitalier universitaire de Fès, Maroc
* Tirés à part
  • Mots-clés : insuffisance rénale chronique, calcium, endocrinopathies
  • DOI : 10.1684/met.2017.0633
  • Page(s) : 195-201
  • Année de parution : 2017

L’objectif est de mettre en évidence les perturbations endocriniennes associées à l’insuffisance rénale chronique et de détailler leurs mécanismes physiopathologiques et les modalités de leur prise en charge. Nous avons réalisé une étude prospective colligeant 105 patients en insuffisance rénale chronique chez qui nous avons réalisé un bilan hydroélectrolytique et hormonal. L’âge moyen de nos patients était de 55 ans, avec un sex-ratio (H/F) de 0,72. Une hypocalcémie a été notée chez 45 % des sujets, une hyperphosphorémie chez 40 % et une hyperparathormonémie chez 89 %. Une perturbation du bilan thyroïdien a été notée dans 28,5 % des cas. Une hyperprolactinémie a été observée chez 13 % des cas. Chez les hommes, un hypogonadisme hypergonadotrope a été observé dans 1 % des cas et un hypogonadisme hypogonadotrope a été retrouvé dans 1,9 % des cas, contre 1 % chez les femmes. Il n’a pas été noté d’élévation de la sécrétion de cortisol chez nos patients ; le dosage de l’hormone de croissance a été fait dans 29 % des cas et n’a pas objectivé d’anomalies. En conclusion, considérant la fréquence des perturbations endocriniennes au cours de l’insuffisance rénale chronique, une prise en charge multidisciplinaire incluant néphrologue et endocrinologue est nécessaire.