John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

Diagnostic et traitement du canal lombaire étroit Volume 23, numéro 3, Mai-Juin 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
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  • Figure 8
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  • Figure 10
  • Figure 11
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  • Figure 13
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Auteurs
Service de chirurgie du rachis, hôpitaux universitaires de Strasbourg, fédération de médecine translationnelle (FMTS), université de Strasbourg, 1, place de l’Hôpital, BP 426, 67091 Strasbourg Cedex, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : canal lombaire étroit, sténose lombaire, spondylolisthésis dégénératif, radiculalgie, claudication neurogène
  • DOI : 10.1684/met.2017.0627
  • Page(s) : 136-44
  • Année de parution : 2017

Le canal lombaire étroit résulte de lésions dégénératives de la colonne lombaire. Il provoque une radiculalgie, voire une claudication intermittente qui représente le symptôme principal de cette pathologie. Dans la physiopathologie de la dégénérescence de la colonne lombaire, la discopathie résulte d’un dérèglement de la nutrition du disque et d’une usure mécanique. Ceci provoque un affaissement du disque avec un bombement postérieur à l’intérieur du canal. La perte de hauteur discale provoque un rétrécissement des trous de conjugaison et une compression des racines nerveuses. Un hypercontact entre les articulaires postérieures favorise l’arthrose et le développement d’un glissement vertébral appelé spondylolisthésis dégénératif. Les symptômes cliniques sont à type de lombalgie, de sciatalgie ou de radiculalgie qui peuvent s’accompagner d’un déficit sensitif avec acroparesthésies et d’une sensation de lourdeur ou de crampe des mollets. À un stade plus évolué, le canal lombaire étroit provoque une claudication intermittente avec une limitation du périmètre de marche. Un testing neurologique est systématiquement réalisé pour chaque racine nerveuse au niveau des membres inférieurs. Un bilan électromyographique permet de compléter l’exploration du déficit radiculaire et de différencier les dénervations aiguës ou chroniques. Par ailleurs, les polyneuropathies associées doivent être décelées. Le bilan radiologique comprend des radiographies de la colonne lombaire en position debout, ce qui permet de diagnostiquer la discopathie, l’arthrose articulaire postérieure et le spondylolisthésis. La tomodensitométrie lombaire permet d’analyser les structures osseuses et l’arthrose articulaire avec la formation d’ostéophytes. L’imagerie par résonance magnétique représente l’examen de choix pour analyser la discopathie, le bombement discal postérieur ainsi que celui du ligament jaune. Dans les stades de sténose provoquant une lombosciatalgie sans claudication neurogène, le traitement conservateur consiste à renforcer la musculature paravertébrale par des séances de kinésithérapie. Le port d’une ceinture lombaire peut soulager la colonne lombaire. Un traitement antalgique et anti-inflammatoire est également indiqué. Les douleurs neuropathiques sont traitées par des antiépileptiques ou des antidépresseurs, ainsi que des infiltrations foraminales ou épidurales, voire la stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS). En cas de claudication neurogène avec forte limitation du périmètre de marche, la libération chirurgicale du canal lombaire étroit est indiquée, par technique de recalibrage ou laminoarthrectomie. En cas de lombalgie associée et de spondylolisthésis, une ostéosynthèse-arthrodèse complémentaire peut être recommandée. Celle-ci est réalisée par technique chirurgicale ouverte classique ou par technique minimale invasive.