John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

Diagnostic d’un saignement occulte Volume 4, numéro 4, Avril 1998

Auteur
  • Mots-clés : saignement occulte, carence martiale.
  • Page(s) : 317-22
  • Année de parution : 1998

La découverte d’un saignement occulte, par définition inapparent cliniquement, passe de façon quasi exclusive par la constatation biologique d’une carence martiale (encadré 1). Celle-ci, outre ses conséquences pathologiques directes, a surtout une valeur de signal et impose le dépistage de la lésion responsable pour deux motifs essentiels : – une hémorragie distillante est susceptible de se transformer brutalement en saignement aigu, menaçant à court terme ; – il peut s’agir d’un cancer dont le diagnostic précoce est souhaitable. Signes cliniques de carence martiale – Symptômes généraux : asthénie, palpitations, lipothymies, dyspnée, céphalée. – Atteinte neuro-musculaire : irritabilité, fatigabilité, paresthésies acrales, hypertension intracrânienne bénigne. – Troubles phanériens et muqueux ; koïlonychie (ongles concaves), glossite dépapillée, perlèche ou rhagade, dysphagie avec diverticule et obstacle cricopharyngien, gastrite atrophique. – Pica. – Splénomégalie (surtout chez l’enfant).