John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

Antibiothérapie des endocardites infectieuses Volume 3, numéro 2, Février 1997

Auteur
Service des maladies infectieuses et tropicales, CHU Saint-Jacques, 25030 Besançon cedex, France.
  • Mots-clés : antibiothérapie, endocardite, staphylocoques, streptocoques, entérocoques.
  • Page(s) : 111-7
  • Année de parution : 1997

L’endocardite bactérienne, infection du feuillet endocardique des cavités cardiaques, touche principalement les valves cardiaques, qu’elles soient naturelles ou prothétiques. En fonction du micro-organisme responsable, l’évolution de l’endocardite peut se faire sur un mode subaigu prolongé ou, au contraire, sur un mode aigu, voire fulminant. L’incidence de l’endocardite infectieuse est comprise entre 10 et 40 cas par million d’habitants et la létalité est de 20 à 30 %. En France, les données chiffrées les plus récentes ont été obtenues au cours de l’enquête nationale sur l’endocardite infectieuse réalisée entre novembre 1990 et octobre 1991 [1]. L’incidence des endocardites bactériennes y est de 24 cas par million d’habitants et la mortalité de 16 %. Les micro-organismes responsables sont avant tout des cocci à Gram positif. Les streptocoques (toutes espèces confondues, pneumocoques et entérocoques compris) et les staphylocoques sont responsables, respectivement, de 59 et 21 % des endocardites bactériennes, si on exclut celles survenant moins d’un an après la pose d’une prothèse valvulaire. Les endocardites à hémo- cultures négatives représentent 11 % des cas dans cette série. Parmi les streptocoques, ceux qui ne peuvent pas être groupés (streptocoques oraux) prédominent largement (46 %), suivis par Streptococcus bovis (24 %) et les entérocoques (16 %). Staphylococcus aureus est responsable de 75 % des endocardites à staphylocoques.