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La voie d’abord cubitale : une bonne alternative à la voie radiale


Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 24, Numéro 2, 69-78, Février 2012, Mini-revue

Texte intégral   Summary  

Auteur(s) : Eduardo Aptecar, Patrick Dupouy, Grégory Schoukroun, Mario Auguste, Jean-Marc Pernès

Résumé : Pendant longtemps l’abord percutané par voie fémorale (technique de Seldinger) a été employé pour la réalisation de procédures diagnostiques et thérapeutiques coronaires. L’abord radial, développé ces vingt dernières années, est maintenant préféré par beaucoup de cardiologues interventionnels, notamment en France, grâce à ses avantages indéniables, en particulier l’hémostase facile, qui se traduit par une incidence extrêmement faible de complications au niveau du site de ponction, plus de confort pour les patients, alitement plus court, et durée et coûts d’hospitalisations réduits. L’artère cubitale est aussi facile d’accès et d’hémostase que l’artère radiale, souvent elle est aussi large, voir plus que celle-ci. Négligé pendant longtemps, les résultats publiés ces dernières années de quelques séries, et de deux études randomisées, ont montré que l’abord cubital pour des procédures diagnostiques et thérapeutiques coronaires (et certaines périphériques) est possible, faisable, efficace et sûr. En fait, le taux de succès par voie cubitale est élevé et similaire à celui obtenu avec l’abord radial. Qui plus est, les complications locales et systémiques sont très rares et similaires avec les deux techniques. Comme pour la voie radiale, la cubitale exige une courbe d’apprentissage, rapidement accomplie par les radialistes confirmés, et la présence d’arcades palmaires fonctionnelles (facilement évaluées avec le test d’Allen), pour éviter des complications ischémiques en cas d’occlusion de l’artère, ce qui survient en post-procédure dans 3 à 5 % des cas. L’abord par voie cubitale ne devrait pas être oublié des cardiologues interventionnels, qui apprécieraient d’être à l’aise avec cette technique, particulièrement dans les cas où l’abord radial n’est pas possible ou échoue, leur évitant ainsi de passer à la voie fémorale.

Mots-clés : cardiologie interventionnelle, voie décubitale, voie fémorale

 

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