Accueil > Revues > Médecine > Sang Thrombose Vaisseaux > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Sang Thrombose Vaisseaux
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable
  Version PDF

La maladie coronaire du sujet jeune


Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 20, Numéro 8, 404-9, Octobre 2008, Mini-revue

DOI : 10.1684/stv.2008.0322

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Jean-Baptiste Estève, Jean-Philippe Collet, Gilles Montalescot , Institut de cardiologie, hôpital de La Pitié-Salpêtrière, unité Inserm 856, Paris, France.

Résumé : La maladie coronaire du sujet jeune est rare et touche l’homme dans plus de 80 % des cas. Certaines particularités sont à souligner : 1) tabagisme et hérédité sont les deux facteurs de risque les plus importants \; 2) la recherche d’anticorps antiphospholipide doit être systématique de par sa fréquence et ses implications thérapeutiques \; 3) c’est à la fois une maladie de l’environnement et une maladie héréditaire \; 4) la symptomatologie est plus typique avec le plus souvent un syndrome coronaire aigu inaugural, avec sus-décalage du segment ST \; 5) le délai de prise en charge est plus court et la thérapeutique initiale plus agressive que chez les coronariens plus âgés \; 6) les coronarographies normales sont fréquentes \; 7) le pronostic à court et moyen terme est bon, mais plus réservé à long terme \; 8) le pronostic est plus mauvais chez la femme que chez l’homme. L’évaluation échographique de l’épaisseur intima-média (IMT) fémoral chez des jeunes sujets sains, présentant plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire, devrait pouvoir permettre de stratifier le risque coronarien de ces patients.

Mots-clés : jeune coronarien, pronostic, maladie coronaire, coronarographie

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : Jean-Baptiste Estève, Jean-Philippe Collet, Gilles Montalescot

Institut de cardiologie, hôpital de La Pitié-Salpêtrière, unité Inserm 856, Paris, France

La maladie coronaire prématurée représente 10 % de l’ensemble des coronariens. Si le tabac, omniprésent, et l’hérédité sont les deux facteurs de risque cardiovasculaire les plus importants, nous verrons que l’étude du facteur XIII dans son rôle sur la fibrinolyse endogène est une piste intéressante, et que le syndrome des anticorps antiphospholipides (SAPL) doit être systématiquement recherché, tant par sa fréquence que par son implication thérapeutique.

Par ailleurs, nous verrons que cette pathologie concerne des sujets ayant une espérance de vie longue, pour laquelle la prise en charge repose sur deux piliers : l’éducation, afin d’obtenir un sevrage tabagique indispensable et une compliance au traitement, et une prévention secondaire agressive.

Nous détaillerons dans cet article l’intérêt de la mesure de l’épaisseur intima-média (IMT) fémorale qui pourrait être un bon indicateur de la maladie coronaire dans une population jeune à haut risque cardiovasculaire et pourrait ainsi constituer une méthode non invasive efficace dans le dépistage et la prévention cardiovasculaire de cette population.

Définition et épidémiologie

La limite d’âge la plus souvent utilisée dans les études pour définir le jeune coronarien est de 45 ans et semble être un bon compromis [1-3] : elle permet d’éviter d’avoir de trop faibles effectifs de patients (la pathologie coronaire est d’autant plus rare que les patients sont plus jeunes) et d’éviter également d’inclure des patients présentant une pathologie coronaire athéromateuse « classique ».

La limite d’âge utilisée pour définir le jeune coronarien devrait théoriquement différer chez l’homme et chez la femme, puisque le pic d’incidence de la maladie coronaire chez la femme est retardé d’environ 10 ans par rapport à l’homme [4]. Il est probable que chez la femme, cette limite puisse donc être placée à 55 ans.

Facteurs de risque et prédispositions

Facteurs de risque classiques

Certains registres, s’intéressant à l’épidémiologie du syndrome coronaire aigu (SCA), ont permis de faire ressortir de façon significative certaines caractéristiques des jeunes coronariens concernant les facteurs de risque cardiovasculaires classiques, notamment que 85 % des patients de moins de 45 ans admis pour SCA sont des hommes [1, 3, 5], et qu’en dehors de l’intoxication tabagique omniprésente et l’importance de l’hérédité, les facteurs de risque traditionnels sont rares chez ces jeunes patients.

Le tabac, facteur de risque majeur dans cette classe d’âge puisqu’on le retrouve chez plus de 80 % des sujets, contre 55 % chez les plus de 55 ans et 30 % chez les plus de 85 ans [1, 3, 5, 6]. Si un sevrage du tabac est obtenu chez plus de 90 % de ces jeunes patients au moment de l’entrée dans la maladie, il n’est que temporaire puisqu’après 3 mois, plus de 50 % reprennent un tabagisme actif.

L’hérédité coronaire définie par la survenue d’un événement coronaire avant 60 ans chez un parent du premier degré est le deuxième facteur de risque majeur de la maladie coronaire prématurée [1, 3, 5] (figure 1).

Prédispositions et polymorphisme génétique

On ne sait pas, à ce jour, si la recherche de facteurs génétiques associés à la survenue précoce d’accidents coronaires doit être systématique. De nombreux gènes candidats codant pour des protéines de l’hémostase et de la fibrinolyse ont une contribution significative dans le déterminisme d’un phénotype intermédiaire prothrombotique (études des jumeaux en particulier). Cela est d’autant plus important que la physiopathologie de ces accidents thrombotiques aigus de la maladie coronaire du sujet jeune est caractérisée par une forte masse thrombotique et peu de lésion coronaire [1, 5, 7-9].

La plus grande enquête sur la prédisposition génétique est rétrospective et a porté sur 1 210 sujets jeunes ayant survécu à un infarctus, qui ont été appariés sur l’âge et le sexe à 1 210 sujets sains [10] (figure 2). Globalement, le résultat est assez neutre et seul le polymorphisme du facteur XIII, impliqué dans la stabilisation de la fibrine, semble être une piste intéressante. Cela est conforté par le fait que ce même facteur XIII a été démontré comme étant un facteur prédictif indépendant de la résistance à la fibrinolyse initiée à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde.

Ces données sont parfaitement cohérentes avec la récente démonstration que la maladie coronaire du sujet jeune est caractérisée par une altération de l’architecture de la fibrine (diminution de l’élasticité, augmentation de la densité du réseau) responsable d’une hypofibrinolyse endogène. Le déterminant génétique de cette fibrine anormale et de cette fibrinolyse anormale est encore le polymorphisme du facteur XIII (Val34Leu) [11] (figure 3).

Syndrome des anticorps antiphospholipides

Le SAPL, défini par l’association d’un événement thrombotique clinique (thrombose veineuse ou artérielle, fausses couches spontanées répétées dans les 10 premières semaines de grossesse) et de la présence soit d’un anticorps anticardiolipine, soit d’un anticoagulant lupique circulant (objectivé à deux reprises à 6 mois d’intervalle) [12], doit être recherché systématiquement.

En effet, on sait que le risque d’infarctus du myocarde est augmenté et le pronostic aggravé, en cas de présence d’anticorps antiphospholipides chez des patients d’âge moyen ou élevé [13]. Chez les jeunes coronariens, des données préliminaires indiquent une prévalence 3 fois supérieure du SAPL, soit près d’un quart de nos coronariens jeunes.

La recherche de SAPL chez des coronariens de moins de 45 ans semble donc légitime du fait de sa fréquence et de ses implications pronostiques qui justifient une prise en charge thérapeutique particulière et plus agressive par une anticoagulation efficace seule.

Présentation clinique

La maladie coronaire du sujet jeune a une présentation clinique assez caractéristique [5], avec un SCA inaugural dans 65 % des cas et un sus-décalage du segment ST dans 2 cas sur 3 [1].

De façon attendue, les antécédents de cardiopathie ischémique et d’insuffisance cardiaque (IC) sont beaucoup plus rares chez les jeunes patients, et la présentation clinique initiale moins péjorative [5].

Caractéristiques angiographiques

Les coronarographies normales (14 à 20 % chez le jeune coronarien contre 1 à 4 % dans la population générale) [1, 5, 7-9] et les atteintes monotronculaires sont les plus fréquentes chez le jeune coronarien [2] (figure 4).

Ces pourcentages sont à nuancer car :

  • certains auteurs ont désigné comme ayant une coronarographie normale les patients indemnes de lésions coronaires et ceux présentant des sténoses non significatives ;
  • chez les jeunes patients bénéficiant d’une coronarographie en phase aiguë, montrant l’occlusion d’une coronaire et le reste du réseau angiographiquement normal, il n’est pas toujours possible de différencier une thrombose sur rupture de plaque d’une thrombose sur coronaire saine.

Des angioscanners coronaires réalisés chez des patients après un IDM et ayant des coronarographies subnormales montraient la présence de plaques athéromateuses importantes, jugées responsables de l’événement coronaire chez la plupart des patients (résultats vérifiés par échographie endocoronaire) [14], montrant ainsi que la luminographie ne permet pas de détecter une maladie infraclinique au départ.

Ainsi, la normalité des coronarographies, plus fréquemment observée chez les jeunes patients, n’implique pas l’absence de maladie coronaire sous-jacente.

Prise en charge et traitement

Le registre GRACE (n = 24 165) [1] a montré les disparités de prise en charge du syndrome coronaire aigu en fonction de l’âge.

Les traitements agressifs de la phase aiguë (thrombolyse, anti-GPIIbIIIa, aspirine) mais aussi les traitements de prévention secondaire (bêtabloquants et statines) sont plus souvent utilisés chez les jeunes patients, à l’inverse des inhibiteurs de l’enzyme de conversion et des inhibiteurs calciques.

De la même façon, les patients jeunes ont plus souvent bénéficié que leurs aînés des traitements de reperfusion invasifs. Cela associé à des délais de prise en charge plus courts, en partie expliqué par une symptomatologie plus typique, à des comorbidités plus rares et un meilleur état général de cette population plus jeune, explique sa meilleure survie intra- et extrahospitalière.

La compliance au traitement constitue un véritable point d’achoppement. Il s’agit d’un traitement à vie d’une maladie chronique révélée précocement chez des patients ayant une espérance de vie longue. Environ 50 % des patients n’observent plus correctement leur traitement 6 mois après son initiation. Le défaut d’éducation et la minimisation de l’accident en sont les principaux responsables. Par ailleurs, il s’agit d’une population qui reste fortement dépendante du tabac, puisque 70 % des patients ayant présenté un SCA continuent à fumer. Il se pose donc naturellement la question de la gestion du traitement anti-agrégant plaquettaire : faut-il maintenir une bithérapie compte tenu de la poursuite de l’exposition au tabac ? Faut-il maintenir l’anti-agrégant le plus puissant compte tenu de la meilleure tolérance dans cette tranche d’âge et du stimulus thrombogène plus puissant ?

Pronostic

Le pronostic des patients jeunes après un infarctus est classiquement bon à court et moyen terme [3, 5, 7, 15].

A long terme, seule une étude prospective, réalisée par Fournier et al. [2], a montré un taux de mortalité à 15 ans de 25,5 %, imputable à la maladie coronaire, chez les moins de 45 ans avec une mortalité à long terme significativement plus basse chez les patients thrombolysés (11 vs 29 %). De façon intéressante, la dysfonction ventriculaire gauche (FE < 45 %) et l’atteinte artérielle des membres inférieurs constituaient les deux facteurs prédictifs de la survie à 15 ans.

Ces résultats confortent la nécessité d’une prévention secondaire agressive sur le long terme chez ces patients dont l’espérance de vie est importante.

Cas de la femme jeune

Dans cette classe d’âge, la proportion de femmes est faible. Le pronostic après un infarctus du myocarde est plus péjoratif chez la femme jeune que chez l’homme dans la même classe d’âge, avec un taux de mortalité au septième jour deux fois supérieur à celui de l’homme chez les jeunes femmes de moins de 50 ans [16]. Cette surmortalité féminine diminue à mesure que l’âge augmente mais persiste jusqu’à 75 ans.

Cela peut s’expliquer par une présentation clinique et électrocardiographique plus fruste et souvent plus grave, une prise en charge moins agressive en phase aiguë, un plus grand nombre de complications aiguës, en particulier aux traitements antithrombotiques et l’importance de la prédisposition génétique (plus grande fréquence d’antécédents familiaux).

Dépistage et prévention : intérêt de l’intima-media thickness

Le dépistage précoce de cette population à risque est un autre élément essentiel. Il est bien établi que l’accumulation des facteurs de risque constitue un facteur majeur de survenue d’événements cardiovasculaires. Cependant, nous manquons d’outils fiables, en particulier chez les jeunes fumeurs, pour identifier ceux qui vont faire un événement cardiovasculaire. Il a été récemment démontré que chez ces patients, la mesure de l’épaisseur de l’intima-média, en particulier au niveau fémoral, était un excellent marqueur de substitution de l’existence d’une athérosclérose précoce chez le sujet jeune sain (figure 5). La Bogalusa Heart Study a démontré que l’IMT chez le sujet jeune sain était proportionnelle au nombre de facteurs de risque cardiovasculaire [17-21]. Cependant, il n’existe pas de données chez les jeunes coronariens.

Notre groupe a récemment démontré que la mesure de l’intima-media thickness (IMT) fémorale était un facteur indépendant de la maladie coronaire prématurée, à l’inverse de l’IMT carotidien. Cette étude a été conduite chez des jeunes coronariens appariés sur l’âge, le sexe et le tabagisme à des sujets sains. Il est apparu que l’aspect de la fémorale en échographie pourrait mimer la maladie coronaire (figure 6). Ces résultats suggèrent que dans une population jeune à haut risque cardiovasculaire, l’IMT fémorale pourrait être un bon indicateur de la maladie coronaire, et qu’elle pourrait constituer ainsi une méthode non invasive efficace dans le dépistage et la prévention cardiovasculaire de cette population. Cela reste à démontrer de façon prospective.

Références

1 Avezum A, Makdisse M, Spencer F, et al. Impact of age on management and outcome of acute coronary syndrome : observations from the Global Registry of Acute Coronary Events (GRACE). Am Heart J 2005 ; 149 : 67-73.

2 Fournier JA, Sanchez A, Quero J, Fernandez-Cortacero JA, Gonzalez-Barrero A. Myocardial infarction in men aged 40 years or less : a prospective clinical-angiographic study. Clin Cardiol 1996 ; 19 : 631-6.

3 Moccetti T, Malacrida R, Pasotti E, et al. Epidemiologic variables and outcome of 1,972 young patients with acute myocardial infarction. Data from the GISSI-2 database. Investigators of the Gruppo Italiano per lo Studio della Sopravvivenza nell’Infarto Miocardico (GISSI-2). Arch Intern Med 1997 ; 157 : 865-9.

4 Kannel WB, Abbott RD. Incidence and prognosis of unrecognized myocardial infarction. An update on the Framingham Study. N Engl J Med 1984 ; 311 : 1144-7.

5 Hoit BD, Gilpin EA, Henning H, et al. Myocardial infarction in young patients : an analysis by age subsets. Circulation 1986 ; 74 : 712-21.

6 Barbash GI, White HD, Modan M, et al. Acute myocardial infarction in the young-the role of smoking. The Investigators of the International Tissue Plasminogen Activator/Streptokinase Mortality Trial. Eur Heart J 1995 ; 16 : 313-6.

7 Fullhaas JU, Rickenbacher P, Pfisterer M, Ritz R. Long-term prognosis of young patients after myocardial infarction in the thrombolytic era. Clin Cardiol 1997 ; 20 : 993-8.

8 Zimmerman FH, Cameron A, Fisher LD, Ng G. Myocardial infarction in young adults : angiographic characterization, risk factors and prognosis (Coronary Artery Surgery Study Registry). J Am Coll Cardiol 1995 ; 26 : 654-61.

9 Glover MU, Kuber MT, Warren SE, Vieweg WV. Myocardial infarction before age 36 : risk factor and arteriographic analysis. Am J Cardiol 1982 ; 49 : 1600-3.

10 Atherosclerosis, Thrombosis and Vascular Biology Italian Study Group. No evidence of association between prothrombotic gene polymorphisms and the development of acute myocardial infarction at a young age. Circulation 2003 ; 107 : 1117-22.

11 Collet JP, Allali Y, Lesty C, et al. Altered fibrin architecture is associated with hypofibrinolysis and premature coronary atherothrombosis. Arterioscler Thromb Vasc Biol 2006 ; 26 : 2567-73.

12 Miyakis S, Lockshin MD, Atsumi T, et al. International consensus statement on an update of the classification criteria for definite antiphospholipid syndrome (APS). J Thromb Haemost 2006 ; 4 : 295-306.

13 Cervera R, Piette JC, Font J, et al. Antiphospholipid syndrome : clinical and immunologic manifestations and patterns of disease expression in a cohort of 1,000 patients. Arthritis Rheum 2002 ; 46 : 1019-27.

14 Caussin C, Ohanessian A, Lancelin B, et al. Coronary plaque burden detected by multislice computed tomography after acute myocardial infarction with near-normal coronary arteries by angiography. Am J Cardiol 2003 ; 92 : 849-52.

15 Fournier JA, Cabezon S, Cayuela A, Ballesteros SM, Cortacero JA, Diaz De La Llera LS. Long-term prognosis of patients having acute myocardial infarction when ≤ 40 years of age. Am J Cardiol 2004 ; 94 : 989-92.

16 Vaccarino V, Parsons L, Every NR, Barron HV, Krumholz HM. Sex-based differences in early mortality after myocardial infarction. National Registry of Myocardial Infarction 2 Participants. N Engl J Med 1999 ; 341 : 217-25.

17 Bhuiyan AR, Srinivasan SR, Chen W, Paul TK, Berenson GS. Correlates of vascular structure and function measures in asymptomatic young adults : the Bogalusa Heart Study. Atherosclerosis 2006 ; 189 : 1-7.

18 Paul TK, Srinivasan SR, Chen W, et al. Impact of multiple cardiovascular risk factors on femoral artery intima-media thickness in asymptomatic young adults (the Bogalusa Heart Study). Am J Cardiol 2005 ; 95 : 469-73.

19 Paul TK, Srinivasan SR, Wei C, et al. Cardiovascular risk profile of asymptomatic healthy young adults with increased femoral artery intima-media thickness : the Bogalusa Heart Study. Am J Med Sci 2005 ; 330(3) : 105-10.

20 Johnson HM, Douglas PS, Srinivasan SR, et al. Predictors of carotid intima-media thickness progression in young adults : the Bogalusa Heart Study. Stroke 2007 ; 38 : 900-5.

21 Tzou WS, Douglas PS, Srinivasan SR, et al. Increased subclinical atherosclerosis in young adults with metabolic syndrome : the Bogalusa Heart Study. J Am Coll Cardiol 2005 ; 46 : 457-63.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]