ARTICLE
Auteur(s) : Sylvia Franc, Dured Dardari, Jean-Pierre
Riveline, Guillaume
Charpentier
Service de Diabétologie, Centre Hospitalier Sud Francilien, 59
bd Henri Dunant, 91100 Corbeil-Essonnes
La « télémédecine » pourrait être l’art de soigner à
distance. Dans le domaine de la Diabétologie, quelles peuvent être
les motivations des concepteurs de tels systèmes ? Trois
raisons au moins ont poussé à imaginer des systèmes de traitements
à distance du diabète, sinon des diabétiques : la première
raison a été tout simplement l’éloignement des patients du Centre
de soins : ainsi bon nombre des affiliés de la « Veteran
Administration » (VA) vivent à plusieurs centaines de
kilomètres de leur centre hospitalier de référence, ce qui
évidemment limite considérablement la fréquence des consultations.
La VA a donc été une des premières institutions à proposer un
système de suivi à distance pour ses affiliés diabétiques.La
plupart des systèmes de suivi à distance des patients ont été
proposés en renforcement du système existant, aux patients
présentant des résultats insuffisants, avec d’emblée un problème de
surcoût lié à l’organisation du suivi en routine. Ce dernier point,
associé aux maigres résultats métaboliques observés et aux
obstacles psychologiques à un tel changement d’habitude, explique
la rareté des techniques qui ont pu dépasser le stade expérimental
et passer à une utilisation en routine.Une 3e démarche,
a consisté à utiliser la télémédecine pour optimiser les ressources
disponibles. Nous avons choisi cette option : ainsi dans notre
centre situé en région parisienne, la liste d’attente pour les
consultations est telle que nous ne disposons en moyenne que d’une
consultation de 30 minutes par semestre, pour suivre nos patients,
ce qui à la rigueur peut aller quand tout va bien, mais ne peut
convenir quand un renforcement ou un changement thérapeutique est
nécessaire : 30 minutes de temps médical réparti en 4 ou 6
courtes consultations téléphoniques, centrées sur l’adaptation du
traitement, et associées à un système électronique d’aide à la
décision et de transfert des données vers le médecin, ne
peuvent-ils pas faire mieux qu’une seule consultation
traditionnelle ?La plupart des expériences publiées sont
centrées sur l’amélioration de la gestion du traitement par le
patient et en particulier sur l’adaptation des doses d’insuline.
L’évaluation, quand elle existe, repose en règle sur l’évolution
des taux d’HbA1c. Trois grandes catégories d’expériences
sont décrites : des contacts ou consultations répétées par
téléphone ; des systèmes centrés sur le transfert des données
de l’autosurveillance glycémique, les conseils en retour vers le
patient étant le plus souvent assurés par une infirmière et plus
rarement par le médecin, via le téléphone, des SMS ou des
e-mails ; enfin, des systèmes associant d’une part l’aide
automatique à la décision du patient pour l’adaptation des doses
d’insuline, d’autre part le transfert automatique des données vers
le soignant avec retour via le téléphone, les SMS ou les e-mails.
Nous en donnerons quelques exemples.
Le lien téléphonique
Il est sans doute, en Diabétologie, l’ancêtre de la télémédecine
avec l’expérience fondatrice de Miller et Golstein. Plus récemment,
à Vancouver [1], un suivi téléphonique rapproché a été proposé à
des diabétiques insulinotraités mal équilibrés (HbA1c
< 8,5 %). Quarante-six patients (52 % de type 1) se
sont prêtés à l’étude. Après tirage au sort, 23 ont bénéficié de 3
consultations d’environ 15 minutes par semaine, réalisées par une
infirmière spécialisée et centrée sur l’adaptation des doses
d’insuline. Au bout de 6 mois l’HbA1c moyenne de ce
groupe était passée de 9,6 % à 7,8 %, tandis que le
groupe témoin, poursuivant sa prise en charge « comme
d’habitude » voyait son HbA1c moyenne passer de
9,4 % à 8,9 %. La différence entre les 2 groupes est
cliniquement très appréciable et statistiquement significative (p
< 0,01). Le système est donc efficace, comme le serait tout
système permettant une prise en charge rapprochée des patients
ainsi que l’a bien montré l’étude DCCT. Mais un tel système est des
plus coûteux : dans cet exemple, il revient à
17,25 heures par semaine d’infirmière, soit l’équivalent d’un
mi-temps, pour 23 patients ! Peu de centres peuvent offrir une
telle prestation.
Moins coûteux sans doute pourrait être le recours à un
« call-center » employant un personnel non médical. Cette
gageure a été tentée en Angleterre [2] pour une population de
diabétiques de type 2 à faibles ressources : deux
professionnels à temps partiel d’un « call-center », avec
« d’excellentes voix, calmes, rassurantes et
professionnelles » selon les termes de la publication, ont été
préalablement formés pendant 3 mois au dépistage des lacunes
éducatives des patients diabétiques, à l’appréciation de leur
éventuel désir de changer leur comportement, de leur compliance au
traitement et de leur pratique de l’autosurveillance glycémique.
Ceci a été réalisé sous le contrôle d’une infirmière-chef de
projet, spécialisée en Diabétologie. Sur 2 894 diabétiques de type
2, soit 80 % des patients recensés à Salford, banlieue de
Manchester, et pris en charge par les 67 médecins généralistes
volontaires pour tenter l’expérience, 508 ont accepté de participer
à l’étude. Après randomisation, 176 ont fait comme à l’ordinaire et
332 ont bénéficié du « call-center ». Celui-ci les
contactait pendant 20 minutes tous les 3 mois si leur
HbA1c initiale était < 7 %, toutes les
7 semaines si elle était entre 7,1 % et 9 %, et tous
les mois si elle était initialement au-dessus de 9 %. Après
12 mois, les patients initialement bien équilibrés le
restaient. Les patients médiocrement ou mal équilibrés
(HbA1c entre 7 et 9 %) voyaient leur
HbA1c s’améliorer significativement par rapport au
groupe contrôle avec une baisse de 0,49 % (p = 0,01). En
revanche, la différence était minime et non significative (-
0,37 %) pour les patients très mal équilibrés
(HbA1c > 9 %). Ceci suggère qu’une telle
approche, très simple, avec un « call-center » peu
coûteux, peut être utile quand il s’agit de lacunes éducatives de
base, d’oublis ou d’un simple besoin de remotivation. Mais elle est
probablement inefficace en cas d’obstacles plus importants au
traitement, tels que les attitudes de déni ou de refus,
habituellement associées aux déséquilibres glycémiques sévères. Il
y a sans doute là matière à réflexion pour tous les spécialistes du
« disease management ».
Les systèmes centrés sur la télétransmission des données
glycémiques avec retour par un soignant
De très nombreux essais ont été publiés utilisant différents
systèmes. On peut tenter de les systématiser en trois catégories.
Le premier d’entre eux est la simple télétransmission des données
glycémiques contenues dans un lecteur à mémoire, ainsi [3] 31
diabétiques de type 1, mal équilibrés (HbA1c >
7,8 %) ont transmis régulièrement à leur équipe soignante,
pendant 6 mois, les données de leur Accuchek via le modem
Acculink. Seule la moitié des patients, randomisés, recevaient un
« feed-back » téléphonique par une infirmière, dans les
24 h, et voyaient leur HbA1c s’améliorer
significativement, passant de 9,8 % à 7,8 % (p = 0,03).
L’HbA1c du groupe contrôle, sous l’effet étude, passait
de 8,8 % à 8,2 %. Dans une autre étude, 40 diabétiques de
type 1 mal équilibrés (HbA1c > 8 %) ont aussi
transmis régulièrement les données de leur lecteur Esprit via le
microphone de leur téléphone (système Glucobeep) [4]. Le
« feed-back » était assuré chez 20 patients randomisés,
par 9 consultations téléphoniques en plus des 3 consultations
habituelles de routine. Les autres qui constituaient le groupe
contrôle, bénéficiaient du même nombre de consultations pendant les
6 mois, soit 12 au total, mais en face à face. Le résultat
était bon et identique entre les 2 groupes, au bout de 6 mois
(HbA1c = 7,6 %) mais évidemment le coût était bien
différent d’un groupe à l’autre. Ceci tend à indiquer que, si la
transmission des données glycémiques facilite le travail du
personnel soignant, ce qui compte c’est bien l’usage qui en est
fait et in fine la consultation centrée sur l’adaptation du
traitement, quelles qu’en soient les modalités (consultation en
face à face ou par téléphone).
Des systèmes beaucoup plus sophistiqués ont été élaborés avec
mise à disposition pour le patient d’un ordinateur lui permettant
de saisir et de transmettre autre chose que ses glycémies.
Ainsi le « T-IDDM project » [5] permet à un patient de
transférer les glycémies de son lecteur vers un ordinateur fixe,
d’y saisir ses doses d’insuline, son alimentation, éventuellement
la présence ou non d’acétone et différentes autres informations,
puis de transmettre l’ensemble de ces données à son médecin qui
pourra alors lui répondre via Internet. Les résultats préliminaires
ne montrent pas de modifications significatives de
l’HbA1c, l’accueil a été positif de la part des
médecins, mais à l’évidence beaucoup plus mitigé de la part des
patients. L’usage d’un Palmtop [6] améliore l’acceptabilité du
système, jugée bonne par 44 patients sur 57. Toutefois, après
6 mois d’étude en cross-over et une transmission des données
tous les 6 jours en moyenne, il n’est guère observé
d’amélioration de l’HbA1c, même s’il y a plus
d’adaptations thérapeutiques.
Le système T+ combine comme les autres, la transmission des
données glycémiques et le feed-back téléphonique par une infirmière
spécialisée avec quelques innovations : la transmission des
données glycémiques se fait en deux temps : du One Touch Ultra
vers un téléphone portable grâce à un socle blue tooth, adaptable
au lecteur One Touch puis, du téléphone vers le soignant, via GPRS
et site web sécurisé sur lequel le soignant peut consulter les
données de son patient. Le feed-back est double :
- – d’une part, une analyse graphique automatique des
glycémies est retournée au patient sur l’écran de son téléphone
sous la forme d’histogramme et de courbes ;
- – d’autre part, une infirmière appelle par téléphone le
patient pour commenter ses glycémies.
Ce système a été testé en Angleterre [7] chez 80 diabétiques de
type 1 âgés de 18 à 60 ans et mal équilibrés (HbA1c
= 8 à 11 %). Tous ont reçu le système T+. Après randomisation,
une moitié des patients recevait un tel feed-back, l’autre moitié
constituait le groupe contrôle et n’en recevait pas, à l’exception
du rappel graphique des glycémies des 24 h.
Après 9 mois, les patients qui avaient reçu l’ensemble des
analyses graphiques et surtout le rappel téléphonique par
l’infirmière (une consultation de 7 minutes en moyenne toutes les
2,5 semaines) voyaient leur HbA1c passer de 9,2 à
8,6 %, ce qui n’était guère différent du groupe contrôle
(9,3 % à 8,9 %). Ceci montre bien qu’en matière de
diabète de type 1, la visualisation graphique aussi parfaite
soit-elle des résultats glycémiques souvent anarchiques, n’a guère
d’utilité pour le patient. Ceci montre aussi que le soignant, même
qualifié, a peu d’influence s’il ne dispose que des glycémies et
non de l’ensemble des informations nécessaires, en particulier
doses d’insuline, alimentation et algorithmes d’adaptations précis
pour conseiller son patient.
Dans l’ensemble, les résultats de ce concept de transmission des
glycémies avec feed-back paramédical sont décevants. Une
méta-analyse [8] a été réalisée à partir de 9 essais randomisés
disponibles dans la littérature. Tous les patients transmettaient
(par téléphone ou Internet) soit des glycémies seules, soit des
glycémies associées à des informations sur les doses d’insuline,
l’alimentation et l’exercice physique. Le retour était fait le plus
souvent par téléphone ou par e-mail. Ces 9 études ont impliqué 636
patients. La baisse d’HbA1c observée par rapport aux
groupes contrôles, était de 0,11 %, c’est-à-dire cliniquement
insignifiante et statistiquement non significative. Il est clair
désormais que ces systèmes essentiellement ascendants, transmettant
une masse de glycémies, ne permettent pas un retour réellement
efficace par un soignant, sauf à multiplier les contacts
téléphoniques hebdomadaires, ce qui n’est ni réalisable ni
acceptable en routine sur le long terme.
Il faut donc envisager des systèmes plus élaborés et plus
attractifs pour le patient, lui offrant d’une part une aide
immédiate à la décision des doses d’insuline et d’autre part la
télétransmission automatique de l’ensemble de ces données, non
seulement données glycémiques mais également doses d’insuline,
alimentation, exercice physique selon un format d’emblée
interprétable par le soignant, équivalent au carnet papier dont
nous avons l’habitude. Un PDA-PHONE, couplé à un site web sécurisé,
pourrait remplir cette double fonction : cet objet, en
permanence disponible pour le patient, est en fait un carnet de
surveillance glycémique actif, proposant en particulier aux repas,
une dose d’insuline calculée à partir d’algorithmes prescrits par
le médecin. Un tel système est sans doute bien plus attractif pour
un diabétique jeune (ou moins jeune !) que le traditionnel
carnet papier. La mise en forme automatique, parfaitement claire de
l’ensemble des données, se lit sur l’écran du soignant, et peut
permettre un avis précis lors d’une consultation téléphonique très
courte, programmée ou décidée par le médecin.
Enfin, l’ensemble des données peut être conservé dans une base
de données immédiatement accessible à l’analyse statistique.
Rappelons que le système n’a aucune autonomie ni responsabilité en
soi, et qu’il ne fait guère que mettre au format électronique la
prescription médicale, qui reste de la seule responsabilité du
médecin, ce que nous réalisons habituellement de vive voix et si
possible avec un écrit remis au patient. La responsabilité de la
prescription appartient donc bien entièrement au médecin et non au
vecteur, pas plus du reste l’électronique que la feuille de
prescription médicale sur papier traditionnel.
De tels systèmes se développent actuellement :
- – le « Diabetes Interactive Diary » (DID) [9]
est un PDA-PHONE comportant un programme qui intègre pour chaque
patient le « CHO ratio » ou unités d’analogue rapide par
portion de glucides, établi préalablement par le médecin ainsi que
le facteur de correction glycémique en cas d’hyperglycémie
préprandiale, et un facteur de correction en cas d’exercice
physique. Un tel programme permet à la machine de proposer au
patient une dose d’insuline prandiale adaptée aux objectifs
glycémiques préétablis et calculée selon :
- – la glycémie préprandiale saisie par le
patient ;
- – les apports de glucides également saisis par le
patient à travers une liste alimentaire ;
- – les exercices physiques éventuellement prévus.
Le point fort de ce système est la liste électronique
alimentaire illustrée. Le patient sélectionne type et quantités
d’aliments souhaités, et la machine calcule automatiquement les
glucides supposés ingérés.
Le point faible de ce système est la médiocrité de la
connexion avec le médecin via le seul SMS. Ce système a été
expérimenté pendant 3 mois chez 50 diabétiques de type 1
traités par un schéma basal bolus et bien équilibrés
(HbA1c de 7,2 % en moyenne). Au terme de l’étude,
les patients restaient bien équilibrés, et 9 patients sur 10
souhaitaient poursuivre avec ce système, tout en assumant eux-mêmes
les frais d’achat et de fonctionnement. Les fonctions les plus
appréciées étaient, comme on pouvait s’y attendre, le calcul
automatique des quantités d’hydrates de carbone et de la dose
d’insuline.
Nous testons actuellement deux systèmes adaptés à des situations
cliniques différentes :
- – pour les patients diabétiques de type 1 s’initiant ou
pratiquant l’insulinothérapie fonctionnelle, nous avons mis au
point, avec l’aide de la firme Voluntis, un carnet électronique sur
PDA-PHONE permettant comme dans le système précédent, le calcul
automatique des doses d’insuline prandiale en fonction de la
quantité d’hydrates de carbone ingérée, de la glycémie préprandiale
et de l’activité physique, selon les algorithmes et objectifs
glycémiques initialement prescrits par le médecin (figure 1). De plus, le
système transmet l’intégralité des données via GPRS sur un site web
sécurisé. Le personnel soignant autorisé peut les consulter dans un
format directement interprétable d’emblée (figure 1). Ceci permet des
consultations courtes, en moyenne 5 minutes, mais itératives et
adaptées aux situations d’initiation ou de renforcement du suivi
thérapeutique. De telles consultations permettent de rester dans le
« capital temps-médecin » moyen disponible (30 minutes
par semestre et par patient environ). Les premières évaluations
réalisées [10] montrent l’excellence des résultats obtenus en terme
d’HbA1c, cette dernière passant de 8,7 % à
7,3 % après 3 mois, ainsi que de glycémies, les glycémies
postprandiales restant très exactement au même niveau que les
glycémies préprandiales (figure 2). La satisfaction
des patients semble excellente, et dans leur grande majorité
ceux-ci souhaitent poursuivre avec ce système, éventuellement à
leurs frais, plutôt que de retourner au carnet papier passif
traditionnel ;
- – pour les diabétiques de type 2 que l’on souhaite
initier à l’insuline avec une injection d’analogue lent le soir, en
plus des antidiabétiques oraux dans la journée, le problème est
différent : plus que l’injection elle-même, ces patients
craignent très souvent d’augmenter leur dose d’insuline lente
jusqu’à normalisation de la glycémie matinale, ceci malgré toutes
les recommandations orales ou écrites données par leur soignant. Le
système T+, précédemment décrit a été modifié pour émettre
automatiquement une recommandation d’augmenter la dose d’insuline
selon la prescription du médecin, tant que les glycémies à jeun
restent au-dessus du seuil fixé.
Une étude de faisabilité montre que les patients adhérent au
système, arrivent au-dessous du seuil fixé pour la glycémie à jeun
(ici 1,10 g/L) en moyenne en 22 jours, et s’y
maintiennent, avec une HbA1c ramenée en moyenne à
6,9 % au bout de 3 mois. Le système mérite toutefois des
améliorations techniques [11].
Conclusion
L’amélioration des téléphones-ordinateurs de poche et la
transmission sécurisée des données par GPRS et Internet permettent
désormais l’avènement de nouveaux outils d’un maniement très
simple. On peut penser que ces « carnets électroniques
actifs » remplaceront dans l’avenir les traditionnels carnets
en papier, et permettront des propositions de doses d’insuline avec
application automatique des algorithmes d’adaptations de doses
prescrites au patient par son médecin. La télétransmission
automatique des résultats permettra un meilleur suivi, avec
probablement une économie de temps pour le médecin, mais aussi pour
le patient en lui supprimant un certain nombre de déplacements
urbains et le temps d’attente hospitalière. De tels systèmes
peuvent être adaptés aussi bien aux sujets jeunes avec des schémas
thérapeutiques complexes, qu’à des sujets âgés avec schémas
insuliniques simplifiés.
Des études multicentriques restent à faire pour confirmer
l’efficacité, la sécurité et la maniabilité de tels systèmes. La
diffusion en routine de ce type de prise en charge, qui jusqu’à
présent n’a guère été réalisée avec la plupart des systèmes
publiés, dépendra de l’aptitude au changement des patients… Et de
leurs soignants, mais elle dépendra aussi de la charge financière
qui incombera au patient ainsi que de la valorisation des
consultations téléphoniques, requis indispensable dans un système
hospitalier désormais soumis à la loi de la T2A.
Références
1 Thompson DM, Kozak SE, Sheps S. Insulin adjustment
by a diabetes nurse educator improves glucose control in
insulin-requiring diabetic patients : a randomized trial. CMAJ
1999 ; 161 : 959-62.
2 Young RJ, Taylor J, Friede T, et al.
Pro-active call center treatment support (PACCTS) to improve
glucose control in type 2 diabetes : a randomized controlled
trial. Diabetes Care 2005 ; 28 : 278-82.
3 Montori VM, Helgemoe PK, Guyatt GH, et al.
Telecare for patients with type 1 diabetes and inadequate glycemic
control : a randomized controlled trial and meta-analysis.
Diabetes Care 2004 ; 27 : 1088-94.
4 Jansa M, Vidal M, Viaplana J, et al.
Telecare in a structured therapeutic education programme addressed
to patients with type 1 diabetes and poor metabolic control.
Diabetes Res Clin Pract 2006 ; 74 : 26-32.
5 Bellazzi R, Larizza C, Montani S. A
telemedicine support for diabetes management : the T-IDDM
project. Comput Methods Programs Biomed 2002 ; 69 :
147-61.
6 Gomez EJ, Hernando ME, Garcia A, et al.
Telemedicine as a tool for intensive management of diabetes :
the DIABTel experience. Comput Methods Programs Biomed 2002 ;
69 : 163-77.
7 Farmer AJ, Gibson OJ, Dudley C, et al. A
randomized controlled trial of the effect of real-time telemedicine
support on glycemic control in young adults with type 1 diabetes
(ISRCTN 46889446). Diabetes Care 2005 ; 28 :
2697-702.
8 Farmer A, Gibson OJ, Tarassenko L, et al.
A systematic review of telemedicine interventions to support blood
glucose self-monitoring in diabetes. Diabet Med 2005 ;
22 : 1372-8.
9 Vespasiani G, Rossi MCE, Nicolucci A,
et al. Interactive diary for diabetes : a useful and
easy-to-use new telemedicine system to support the decision-making
process in type 1 diabetes. Diabetologia 2006 ; 49(suppl
1) : 552-3.
10 Dardari D, Franc S, Boucherie B, et al.
Formation et suivi des patients atteint de diabète de type 1 à
l’insulinothérapie fonctionnelle (IF) par PDA-phone et internet
associé au téléphone. Etude de faisabilité. Diabetes Metab
2007 ; 32 : 1S73.
11 Dardari D, Franc S, Feldmar J, et al.
Intérêt du système T+ pour l’adaptation des doses d’insuline chez
les sujets diabétiques de type 2. Diabetes Metab 2007 ;
33(suppl 1) : 1S89.
|