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Les médicaments antiplaquettaires et la chirurgie : le point de vue de l’anesthésiste


Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 18, Numéro 7, 351-6, Septembre 2006, Mini-revue


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Pierre Albaladejo, Emmanuel Marret, Vincent Piriou , Service d’Anesthésie-Réanimation, Samu-Smur 94, CHU Henri Mondor, Assistance publique Hôpitaux de Paris, 94 010 Créteil, Service d’Anesthésie-Réanimation, CHU Tenon, Assistance publique Hôpitaux de Paris, 75020 Paris, Service d’Anesthésie-Réanimation, Centre hospitalier Lyon Sud, 69 495 Lyon Pierre Bénite.

Résumé : Les patients traités par antiagrégants plaquettaires devant bénéficier d’une chirurgie sont exposés à un risque hémorragique si ces médicaments sont maintenus lors de la chirurgie ou à un risque thrombotique si ces médicaments sont interrompus, y compris pour des durées courtes. Le niveau de risque est variable selon la pathologie athérothrombotique et le geste invasif. En l’absence d’étude de haut niveau de preuve, les stratégies de gestion reposent sur des interruptions brèves des médicaments antiplaquettaires substituées ou non par des agents qui n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Les situations les plus difficiles à résoudre sont les patients porteurs de stents coronaires pharmaco-actifs exposés à une chirurgie à risque hémorragique.

Mots-clés : antiagrégant plaquettaire, hémorragie, thrombose, chirurgie, stent-coronaire

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : Pierre Albaladejo1, Emmanuel Marret2, Vincent Piriou3

1Service d’Anesthésie-Réanimation, Samu-Smur 94, CHU Henri Mondor, Assistance publique Hôpitaux de Paris, 94 010 Créteil
2Service d’Anesthésie-Réanimation, CHU Tenon, Assistance publique Hôpitaux de Paris, 75020 Paris
3Service d’Anesthésie-Réanimation, Centre hospitalier Lyon Sud, 69 495 Lyon Pierre Bénite

Le rôle de l’anesthésiste dans la gestion des médicaments antiplaquettaires est d’accorder les impératifs de la chirurgie en termes de risque hémorragique avec les impératifs médicaux qui justifient le traitement par des médicaments antiplaquettaires. Autrement dit, il s’agit de gérer un double risque, le risque hémorragique au maintien des médicaments antiplaquettaires et le risque de thrombose artérielle à l’arrêt de ces médicaments ( (figure 1) ).

Quel est le risque hémorragique chirurgical chez les patients traités par médicaments antiplaquettaires ?

Le risque hémorragique chez un patient traité par médicament antiplaquettaire, opéré de chirurgie non cardiaque reste mal défini et n’est pas évalué objectivement pour chaque type de chirurgie [1]. Le recul le plus important concerne l’aspirine. Dans certaines chirurgies, la question ne se pose pas en raison du risque hémorragique majeur. C’est par exemple le cas de la chirurgie intracrânienne. Pour d’autres chirurgies, l’aspirine encadre la stratégie chirurgicale (chirurgie carotidienne) ou a été évaluée pour prévenir les complications thrombotiques veineuses. C’est le cas de la chirurgie orthopédique (PTH, fracture du col, PTG) [2]. Ces études ont permis de mesurer le risque hémorragique lié au maintien de l’aspirine. Mais dans l’immense majorité des chirurgies, ces données n’existent pas. La possibilité de réaliser une chirurgie sous médicaments antiplaquettaires dépend des capacités à réaliser une hémostase chirurgicale satisfaisante (par exemple résection endoscopique de prostate) ou bien d’utiliser une technique particulière (photocoagulation laser) et des conséquences d’un événement hémorragique (hématome de paroi, transfusion, risque infectieux, reprise chirurgicale). Chacun de ces événements a évidemment une valeur différente à opposer au bénéfice du maintien de l’aspirine.

En règle générale, c’est une réflexion au cas par cas qui est engagée avec le chirurgien et les médecins concernés en fonction du risque lié à l’arrêt des médicaments antiplaquettaires.

Le risque hémorragique lié à la chirurgie sous clopidogrel reste mal documenté en dehors de la chirurgie cardiaque [3, 4]. Des travaux non randomisés en chirurgie cardiaque ont retrouvé un risque hémorragique accru lorsque les patients étaient opérés sous clopidogrel. Il semble en fait qu’un arrêt court, (5 à 7 jours) ne soit pas associé à un risque plus important de saignement peropératoire [5].

Quel est le risque thrombotique à l’arrêt des médicaments antiplaquettaires ?

Un risque théorique de rebond de l’agrégabilité plaquettaire à l’arrêt des médicaments antiplaquettaires existe. Dans des études expérimentales, une augmentation de l’agrégabilité plaquettaire a été observée lors de l’arrêt de l’aspirine. Ainsi, des études ont mis en évidence un taux élevé de métabolites de l’acide arachidonique produit par les plaquettes et une augmentation du thromboxane B2 urinaire une à deux semaines après arrêt de l’aspirine [6, 7]. In vitro, il semble que le clou plaquettaire produit après l’arrêt de l’aspirine soit plus résistant à la fibrinolyse physiologique [8]. Ces études laissent penser qu’il existe un lien temporel entre ces mécanismes biochimiques et la survenue d’une thrombose artérielle. Des observations cliniques d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux ont été associées à l’interruption d’aspirine ou d’anticoagulants dans un contexte de thrombocythémie essentielle ou de syndrome des antiphospholipides [9, 10]. Il est cependant difficile de dissocier un éventuel rebond de l’agrégabilité plaquettaire à l’arrêt des médicaments antiplaquettaires d’un haut risque de thrombose artérielle. La période périopératoire constitue aussi en elle -même une période à haut risque de thrombose artérielle. En effet, Samama et al. ont montré, qu’après une chirurgie majeure, il existait une hyperagrégabilité plaquettaire, une hyperfibrinogénémie et une diminution de la fibrinolyse [11]. Dans ce contexte, un arrêt des agents plaquettaires chez un malade atteint d’athérosclérose peut précipiter la survenue d’un événement thrombotique artériel aigu.

Prévention primaire

La prévention primaire d’accident coronarien est justifiée chez les patients présentant des facteurs de risque modérés (âge, risque > 10  % à 10 ans) [12]. Chez ces patients, il n’existe pas de données montrant un risque accru à l’interruption de l’aspirine pour une courte période.

Prévention secondaire

Chez les patients coronariens stables, l’arrêt des médicaments antiplaquettaires qu’il soit simple, motivé par un événement médical ou programmé pour réaliser un geste chirurgical, a été associé à un risque d’événement thrombotique.

Collet et al., dans une cohorte de 1 358 patients consécutifs admis pour syndrome coronaire aigu, a montré qu’il existe un groupe de patients (73 patients) chez qui un arrêt récent des médicaments antiplaquettaires était observé [13]. Chez 20 d’entre eux, l’interruption des médicaments antiplaquettaires était spontanée. Chez 47 patients, les médicaments antiplaquettaires avaient été interrompus pour permettre de réaliser un acte chirurgical (principalement de chirurgie vasculaire). Chez l’ensemble de ces patients, la durée moyenne d’interruption avant la survenue de l’accident était de 11,9 jours. Cette durée rend compatible l’imputabilité des mécanismes biochimiques impliqués dans le rebond d’hyperagrégabilité plaquettaire dans la survenue d’une thrombose artérielle.

Deux courtes séries ont alerté du risque d’interrompre les médicaments antiplaquettaires chez des patients traités pour prévenir un accident vasculaire cérébral. L’interruption des médicaments antiplaquettaires était motivée pour une raison chirurgicale dans la moitié des cas. Le délai moyen entre l’arrêt des médicaments antiplaquettaires et l’accident thrombotique était d’environ 10 jours [14, 15]. Dans une étude cas témoin, le risque d’accident vasculaire cérébral à l’arrêt de l’aspirine était multiplié par 3,4 [16].

À l’instar des 2 publications précédentes, dans une cohorte de patients admis pour ischémie aiguë des membres inférieurs, une interruption des médicaments antiplaquettaires pour des raisons similaires pouvait être à l’origine d’un accident thrombotique sur des axes artériels périphériques [17].

Au total, des accidents thrombotiques artériels ont été décrits chez des patients présentant une pathologie artérielle coronarienne, cérébrale et périphérique jugée stable à l’arrêt des médicaments antiplaquettaires. L’imputabilité de l’interruption des médicaments antiplaquettaires dans la survenue de ces accidents n’est pas certaine car, ce qui a été mis en évidence est une association et non un lien de causalité. Dans ce contexte, une proposition de substitution ne repose évidemment sur rien de tangible tant qu’il ne sera pas démontré un lien de causalité ou du moins une association forte entre l’arrêt des médicaments antiplaquettaires et la survenue d’un accident thrombotique. En effet, outre l’interruption des médicaments antiplaquettaires, il faut prendre en compte le risque thrombotique propre lié à la pathologie artérielle, et le risque thrombotique lié à l’acte chirurgical. Il paraît donc nécessaire, chez ces patients présentant une pathologie artérielle stable de tester l’hypothèse d’une augmentation de l’incidence des accidents thrombotiques à l’arrêt des médicaments ou hémorragiques au maintien de ces médicaments, dans le contexte périopératoire.

Le cas particulier des patients porteurs de stents coronaires

Dans la problématique générale de la gestion périopératoire des médicaments antiplaquettaires, les stents coronaires ont une place particulière. La prévention de la thrombose d’un stent coronaire est un enjeu majeur car elle est associée à un infarctus transmural et à une mortalité élevée [18]. Lorsque les médicaments antiplaquettaires sont interrompus, le risque de thrombose de stent est différent selon le type de stent (pharmacoactif ou nu) et le délai par rapport à la mise en place du stent.

Stents nus

Deux études ont permis d’alerter sur le risque de thrombose de stents chez les patients porteurs de stents nus à l’arrêt des APP et de délimiter cette période à risque. Kaluza et al. rapportent une série impressionnante de patients opérés de chirurgie non cardiaque dans les 2 semaines après la mise en place d’un stent nu métallique [19]. Sur 40 patients, 7 ont présenté un infarctus du myocarde, 11 ont eu un saignement majeur et 8 sont décédés. Une thrombose de stent a été retrouvée chez la plupart des patients décédés. C’est la première publication montrant que l’arrêt précoce des médicaments antiplaquettaires (ici dans un contexte périopératoire) dans les premières semaines suivant la mise en place de stents coronaires, est associé à une incidence élevée de thrombose de stent. Wilson et al. ont recensé 8 infarctus du myocarde ou thrombose de stent nu métallique (4 % des patients) parmi 207 patients chez qui un stent a été mis en place dans les deux mois qui ont précédé une intervention de chirurgie non cardiaque [20]. Le stent coronaire avait été mis en place chez ces 8 patients dans les 6 semaines précédant la chirurgie, alors qu’aucune complication n’avait été enregistrée chez les patients chez qui le délai entre la chirurgie non cardiaque et la mise en place du stent était situé entre 7 et 9 semaines. Cette cohorte a permis de délimiter la période à haut risque de thrombose de stent à l’arrêt des médicaments antiplaquettaires à environ 6 semaines après la mise en place du stent. C’est à partir de ces 2 études que des recommandations ont pu être proposées pour l’arrêt des médicaments antiplaquettaires chez les patients porteurs de stents nus dans la période périopératoire.

Au-delà de cette période de 6 semaines, le risque de thrombose de stent nu persiste à l’arrêt des médicaments antiplaquettaires. Dans la cohorte de Ferrari et al. [21], 20  % des patients ayant présenté un syndrome coronaire aigu au décours d’une interruption des médicaments antiplaquettaires étaient porteurs de stents nus mis en place en moyenne 15 mois auparavant. Les conditions d’arrêt, la durée de l’interruption, et une éventuelle substitution ne sont pas précisées.

Stents pharmacoactifs

Les études recherchant l’incidence des thromboses de stents, ne montrent pas de différences apparentes entre les endoprothèses nues et les endoprothèses pharmacoactives [22, 23]. Or, les patients décrits ont bénéficié d’un traitement bien conduit par les médicaments antiplaquettaires.

Plus d’une quinzaine de publications ont alerté du risque de thrombose de stents actifs à l’arrêt des médicaments antiplaquettaires. L’analyse de ces cas cliniques et courtes séries met en évidence un certain nombre de caractéristiques communes ( (figure 2) ).

La plupart de ces cas sont survenus au-delà de la période des 6 semaines après la mise en place du stent actif.

On distingue 2 catégories de patients : ceux qui ont interrompu les médicaments antiplaquettaires pour des raisons chirurgicales (le plus souvent, l’aspirine et le clopidogrel sont interrompus simultanément). Ceux qui ont interrompu le clopidogrel et ont continué l’aspirine, soit pour un problème de compliance, soit sur prescription.

Ces cas de thromboses de stent sont survenus sur une période allant jusqu’à plus de 2 ans après la mise en place du stent.

Dans les cas où les patients étaient porteurs de stents nus et de stents actifs, c’est sur le stent actif que la thrombose se produisait.

Lorsque les 2 médicaments antiplaquettaires étaient arrêtés simultanément, le délai de survenue de la thrombose de stent était généralement inférieur à 10 jours.

Iakovou et al. ont recherché sur une cohorte de 2 229 patients porteurs de stents au sirolimus et au paclitaxel les facteurs de risque de thromboses de stents [18]. Dans cette cohorte, 29 patients ont présenté une thrombose de stent dans les 9 mois suivant la pose du stent, 14 dans les 30 premiers jours (subaiguë), 15 entre 30 jours et 9 mois (tardive). Les taux de mortalité étaient de 45 %. Parmi les thromboses tardives, la médiane de survenue était de 57 jours. L’arrêt des médicaments antiplaquettaires a été identifié comme le facteur de risque le plus important de thrombose subaiguë ou tardive (OR = 89,78 ; IC 95 % = 29,90-269,6 ; p < 0,001). Les autres facteurs de risque étaient l’insuffisance rénale, les lésions sur des bifurcations, le diabète, et une fraction d’éjection basse.

Comment gérer au mieux les médicaments antiplaquettaires pendant la période périopératoire ?

Pour apprécier au mieux le risque lié à la gestion périopératoire des médicaments antiplaquettaires, il est indispensable de pouvoir déterminer précisément les risques liés au maintien et ceux liés à l’arrêt des médicaments antiplaquettaires. Il n’existe pas de données solides pour rationaliser ces attitudes. Une étude comparant une stratégie de maintien ou d’interruption de l’aspirine en chirurgie non coronaire (STRATAGEM) est en cours. En attendant le résultat de cette étude, on peut envisager différentes options qu’il faudra choisir en fonction du risque hémorragique lié à la chirurgie.

Chez les patients à faible risque thrombotique (prévention primaire), un arrêt simple de l’aspirine est réalisable quel que soit le type de chirurgie.

Chez les patients à risque thrombotique intermédiaire (prévention secondaire, pas de stents), la chirurgie sous aspirine est souhaitable. Chez les patients traités par clopidogrel seul, un relais par aspirine peut être proposé si la chirurgie est réalisable sous aspirine. Lorsque cela est impossible, un arrêt des médicaments antiplaquettaires est envisagé. Il peut être simple sans substitution, mais aussi court que possible (quelques jours pour l’aspirine, en considérant que chaque jour, 10 % du pool plaquettaire est renouvelé). Une substitution par du flurbiprofène ou une HBPM à dose curative a été proposée [1]. Cependant, cette attitude n’est pas validée dans ce contexte et ne protège pas du risque d’un événement thrombotique [13].

Chez les patients porteurs de stents nus, une fenêtre allant de la 6e semaine au 3e mois (risque de resténose) pour envisager une intervention non urgente semble raisonnable. Comme signalé précédemment, cette règle n’est cependant pas idéale puisque des cas de thrombose de stent à l’arrêt des médicaments antiplaquettaires sont décrits au-delà de la période des 6 semaines [21]. Le maintien des médicaments antiplaquettaires en périopératoire devrait donc être envisagé. Un arrêt des médicaments antiplaquettaires avec une substitution peut être proposé avec ici encore une réserve sur l’efficacité de cette mesure.

Chez les patients porteurs de stents actifs, le risque de thrombose de stent semble très important pendant 6 mois à un an après la mise en place du stent. Le report d’une chirurgie non réalisable sous aspirine doit être envisagé en priorité. Si cela n’est pas possible, un arrêt des médicaments avec substitution est une solution à haut risque. Au-delà de la première année, le risque de thrombose de stent est toujours présent.

Dans tous les cas, la reprise précoce des médicaments antiplaquettaires en postopératoire est un point clé pour prévenir le risque d’événement cardiovasculaire. Cette reprise dépend du caractère hémorragique de la chirurgie et en tenant compte du risque de resaignement postopératoire basé sur l’examen clinique et/ou le débit des drainages. Il est important d’administrer une dose de charge d’aspirine ou de clopidogrel afin d’obtenir un effet rapide sur l’agrégabilité plaquettaire. Enfin, les médicaments antiplaquettaires ne sont pas indiqués dans le cadre de la thromboprophylaxie veineuse.

La revascularisation coronaire préopératoire est en recul net depuis la démonstration de l’efficacité d’un traitement médical optimal préopératoire pour prévenir la survenue d’événement coronarien postopératoire [24]. De plus, l’étude de McFalls a montré qu’une stratégie de revascularisation coronaire avant chirurgie vasculaire n’était pas supérieure à une stratégie médicale [25]. Dans l’éventualité rare où un geste de revascularisation préopératoire est envisagé, la mise en place d’un stent coronaire et en particulier d’un stent actif doit être largement argumentée eu égard aux difficultés de gestion des médicaments antiplaquettaires en périopératoire et du risque majeur de thrombose de stent associé à cette gestion.

Conclusion

En 2001, une conférence d’expert de la Société française d’anesthésie et de réanimation a proposé des recommandations pour la gestion des médicaments antiplaquettaires dans la période périopératoire. Cette conférence a permis de définir des situations à risque pour lesquelles des recommandations reposant pour la plupart sur des avis d’experts ont été proposées [1]. Depuis cette conférence, l’étude STRATAGEM comparant l’arrêt ou le maintien de l’aspirine chez les patients traités pour une prévention secondaire, opérés d’une chirurgie non cardiaque est en cours. Cette étude devrait donner des indications sur le risque hémorragique et thrombotique lié à ces 2 attitudes (http://clinicaltrials.gov). Depuis 2003, les interventions chez les patients porteurs de stents pharmacoactifs sont de plus en plus fréquentes et constituent des situations à très haut risque. Des études observationnelles sont nécessaires pour mettre en évidence l’importance de ce risque et décider des attitudes les plus adaptées dans ces situations. Des recommandations d’un groupe d’experts sur la prise en charge des patients porteurs de stents pharmacoactifs sont disponibles sur le site de la SFAR (http//:www.sfar.org).

Enfin, pour faciliter le recueil d’information auprès des patients traités par des médicaments antiplaquettaires, il est souhaitable que ces patients soient porteurs d’une carte spécifiant les indications du traitement, les types de stents, et les dates de mises en place.

Références

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