Auteur(s) : Emira Chelbi, Claude Laurian , Service chirurgie vasculaire, hôpital Saint‐Joseph, 185, rue Raymond‐Losserand, 75014 Paris, France . |
ARTICLE
Auteur(s) : Emira Chelbi, Claude Laurian
Service chirurgie vasculaire, hôpital Saint-Joseph, 185, rue
Raymond-Losserand, 75014 Paris, France
Observation
Madame L. 40 ans, subissait une échographie pour des
douleurs abdominales de l’hypocondre droit peu spécifiques.
L’échographie ne retrouvait aucune anomalie viscérale, notamment
hépato-biliaire, par contre une volumineuse ectasie de la veine
cave inférieure (VCI) de 45 mm de diamètre était
identifiée.
L’angio-scanner avec reconstruction demandée afin de documenter
cette anomalie montrait :
1) une VCI sous-rénale gauche (figure 1) ;
2) son prolongement par une VCI préaortique confluant avec la
veine rénale gauche (figure 2B) ;
3) une ectasie de la VCI sus-rénale (figure 2A) dans laquelle
convergent la veine rénale droite, la veine génitale droite et
enfin la VCI sous-rénale.
Cette ectasie de la VCI, rarement associée à une veine cave
gauche, représente l’aboutissement de nombreux résidus
embryologiques du système veineux cave.
Commentaires
La complexité de développement du système veineux cave explique
la fréquence des variations et anomalies de cet axe veineux.
La veine rénale gauche et la veine cave juxta et supra-rénale sont
le résultat de la confluence d’un riche réseau anastomotique,
représenté par les veines supra-rénales droite et gauche.
Des anomalies anatomiques de cette jonction de la veine cave sont
donc fréquentes et sans retentissement fonctionnel.
Leur connaissance est d’importance dans la chirurgie
rétropéritonéale.
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