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La mort subite : données anatomo-pathologiques |
Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 9, Numéro 2, 120-6, Février 1997, Mini-revues
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Robert Loire |
Résumé : La définition de la mort subite doit intégrer les paramètres suivants : durée entre le début des symptômes et le décès, caractère inattendu opiné et, enfin, caractéristique de la population concernée. L’examen anatomique peut ou non mettre en évidence des altérations macroscopiques permettant de rattacher le décès à une cause cardiaque. La mise en évidence d’un substratum anatomique est plus rare dans les morts d’origine rythmique. Les lésions anatomiques peuvent être regroupées en maladie athéroscléreuse coronaire, maladies myocardiques, maladies rythmiques à substratum connu et cardiopathies diverses. La maladie athéroscléreuse coronaire associe à des degrés divers une thrombose coronaire, des lésions athéroscléreuses plus ou moins diffuses, des lésions myocardiques fibreuses et une atteinte du tissu de conduction. Les maladies du myocarde sont moins fréquentes, dominées par les cardiomyopathies hypertrophiques et les cardiomyopathies dilatées. Les hypertrophies myocardiques secondaires à une hypertension artérielle chronique, les myocardites aiguës et la dysplasie arythmogène du ventricule droit peuvent également être à l’origine d’une mort subite. Les maladies rythmiques à l’origine d’une mort subite sont plus difficiles à décrire lors de l’examen anatomo-pathologique. Ce mécanisme est difficile à mettre en évidence chez les patients porteurs d’un prolapsus de la valve mitrale. Les cardiopathies valvulaires, la pathologie de l’aorte thoracique et la maladie veineuse thromboembolique sont plus rarement en cause. Il faut noter la fréquence des associations lésionnelles. Il n’y a pas de parallélisme entre la présence ou la mise en évidence d’un substratum anatomique et la circonstance déclenchant le décès. |
Mots-clés : mort subite, anatomie pathologique. |
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