ARTICLE
Les arguments en faveur d'un rôle majeur de l'hyperglycémie
chronique comme facteur du risque coronaire des diabétiques s'accumulent
depuis 1990 environ, même si en manque la preuve définitive.
Celle-ci pourrait être apportée par une étude d'intervention
dans le diabète non insulinodépendant, comme une étude
de grande ampleur, analogue au DCCT (Diabetes control and complications
trial) dans le diabète insulinodépendant), démontrant
qu'un meilleur contrôle glycémique prévient les accidents
coronaires.
De nombreuses études
épidémiologiques récentes convergent pour démontrer
que l'hyperglycémie chronique est un facteur indépendant
puissant du risque coronaire du diabète non insulinodépendant
Différentes études épidémiologiques anciennes,
par exemple la grande étude rétrospective de Pirart, avaient
suggéré que le risque coronaire du diabète non insulinodépendant
n'était pas lié à l'hyperglycémie elle-même.
On avait donc pensé que les anomalies métaboliques associées
au diabète non insulinodépendant ou encore l'hyperinsulinémie
(d'ailleurs très relative en cas de diabète patent) jouaient
le rôle athérogène prépondérant.
En fait, toutes les études épidémiologiques récentes
infirment cette ancienne façon de voir et suggèrent au contraire
le rôle athérogène puissant de l'hyperglycémie.
C'est en particulier le cas du MRFIT (Multiple risk factor intervention
trial), étude portant sur 347 978 hommes dont 5 163 diabétiques
suivis en moyenne douze ans [1]. À titre d'exemple, le nombre de
morts cardiovasculaires dans cette étude de référence
a été plus important en cas de diabète sucré
normocholestérolémique (moins de 180 mg/
100 ml) : 61,7/10 000 personnes par an, qu'en cas d'hypercholestérolémie
(supérieure à 280 mg/100 ml) chez le non-diabétique
: 46,1/
10 000 personnes par an.
On retrouve des données analogues dans la Nurses'health study
qui fait référence pour la femme [2].
Dans ces mêmes études, l'association d'autres facteurs
de risque au diabète non insulinodépendant majore le risque
coronaire global au-delà de la simple addition des risques liés
à chacun des facteurs pris isolément. En d'autres termes,
l'excès considérable du risque coronaire chez le diabétique
non insulinodépendant est certes la conséquence de la coexistence
habituelle chez ces patients de nombreux facteurs de risque non spécifiquement
diabétiques qui multiplient leurs effets propres, mais aussi du
diabète per se, indépendamment des autres facteurs
de risque qui lui sont associés.
D'autres études récentes plus petites vont dans le même
sens [3-6], en précisant qu'existe une forte relation entre le
risque coronaire et le degré de l'hyperglycémie.
- L'étude de Göteborg [3]
a porté sur 595 hommes âgés de plus de 65 ans et a
montré que l'hyperglycémie était un facteur prédictif
indépendant de coronaropathie, plus puissant que les triglycérides.
L'insulinémie à jeun n'était pas associée
au risque coronaire.
- La première étude de Kuopio
[4] a porté sur 133 diabétiques non insulinodépendants
d'âge moyen, suivis dix ans. Le risque relatif de mort d'origine
coronaire était augmenté de 3,7 fois par comparaison à
des non-diabétiques appariés, après ajustement pour
tous les facteurs de risque, hors la glycémie et l'hémoglobine
glyquée. Ce risque était d'autant plus important que le
niveau glycémique moyen était élevé. L'insulinémie
et le rapport taille/hanche n'étaient pas prédicteurs de
mort d'origine coronaire.
- La deuxième étude de Kuopio
[5] a porté sur 229 diabétiques âgés de plus
de 65 ans. Seuls le taux d'hémoglobine glyquée à
l'inclusion et la durée du diabète ont été
prédicteurs d'un événement coronaire avec une forte
corrélation entre le degré cumulé de ces deux paramètres
et le risque coronaire.
- L'étude récente du groupe
de Parving [6] a porté sur 328 patients diabétiques
âgés de moins de 65 ans à l'inclusion et dont 191
étaient au départ albuminuriques. L'hémoglobine glyquée
était un prédicteur plus fort de la mortalité cardiovasculaire
à cinq ans que l'albuminurie ou l'hypertension artérielle
(figure 1). Ces différents
paramètres cumulaient leurs effets prédicteurs.
Traiter uniquement les facteurs
de risque vasculaire associés au diabète
non insulinodépendant apparaît très insuffisant pour
réduire le morbi-mortalité cardiovasculaire
Il est fréquent d'entendre dire que la prévention du risque
coronaire du diabète non insulinodépendant repose essentiellement
sur la prise en charge active des facteurs de risque associés au
diabète sucré plus que sur la normalisation glycémique.
Cette attitude est bien entendu impérative et doit être
mise en uvre mais elle apparaît insuffisante. Au demeurant,
elle ne repose sur aucune donnée validée de manière
prospective : la quasi-totalité des grandes études d'intervention
sur les différents facteurs de risque vasculaire ont exclu de leur
recrutement les diabétiques ou ne les ont pas analysés à
part. Il est vrai que cette analyse à part a été
effectuée rétrospectivement dans quelques études,
notamment d'hypolipémiants, de fibrates ou de statines : les résultats
observés dans le sous-groupe des diabétiques étaient
analogues, voire supérieurs, à ceux observés pour
l'ensemble de l'étude. Ce résultat positif et démontré
de l'emploi des drogues hypolipémiantes en prévention primaire
ou secondaire du risque coronaire des diabétiques dyslipidémiques
ne signifie pas, loin de là, que le risque résiduel des
patients ainsi traités soit annulé.
La méta-analyse de Yudkin [7] essaie d'évaluer l'impact
des thérapeutiques dirigées contre les différents
facteurs de risque du diabétique, hors traitement du diabète,
en posant la question suivante : quel aurait été le bénéfice
du traitement des différents facteurs de risque chez les diabétiques
si on avait appliqué aux patients du MRFIT les résultats
des principales études d'intervention publiées tels qu'ils
se dégagent des grandes méta-analyses ? En d'autres termes,
peut-on, en traitant les différents facteurs de risque rencontrés
chez les diabétiques, réduire au niveau des sujets non diabétiques
la surmortalité coronaire qui caractérise la maladie ? Les
calculs de cette méta-analyse reposent sur l'hypothèse que
l'effet proportionnel des traitements est le même chez le diabétique
et le non-diabétique : hypothèse à vrai dire confirmée
par les quelques études d'intervention qui ont analysé les
diabétiques à part. Il apparaît dans tous les calculs
de cette méta-analyse que le bénéfice du traitement
des seuls facteurs de risque non diabétologiques chez les diabétiques
est à la fois intéressant et insuffisant. À titre
d'exemple, pour un diabétique non insulinodépendant à
risque initial maximal puisque associant hypertension artérielle,
hypercholestérolémie et tabagisme, le traitement combiné
de ces trois facteurs de risque diminue de 27 % par an les morts coronaires.
Il en résulte cependant, d'après les calculs de Yudkin,
un chiffre médiocre en risque absolu illustré sur le tableau
I. La mortalité coronaire résiduelle des diabétiques
dont on traite les différents facteurs de risque indépendamment
du diabète sucré apparaît donc considérable,
du moins par des calculs indirects de ce type.
Certains des mécanismes
proposés
pour rendre compte du risque macrovasculaire du diabète non insulinodépendant
sont la conséquence
de l'hyperglycémie
C'est en particulier le cas de la glycation des protéines qui
pourrait contribuer au développement des complications macrovasculaires
par les mécanismes suivants [8] :
- les lipoprotéines
de basse densité glyquées interviennent pour constituer
les foam cells via un récepteur spécifique différent
du récepteur scavenger ;
- les lipoprotéines
de haute densité glyquées sont moins efficaces que les natives
pour assurer la voie de retour ;
- le phénomène
de pontage ou cross-linking entre les protéines glyquées
de structure augmente la rigidité artérielle ;
- le collagène glyqué
retient les lipoprotéines de basse densité, attire les monocytes
(réaction inflammatoire caractéristique de la plaque d'athérome),
inactive le monoxyde d'azote endothélial ;
- un traitement par l'aminoguanidine
(qui inhibe la glycation) prévient l'athérome induit chez
l'animal par un régime riche en graisses.
Par ailleurs, pour améliorer, voire normaliser, les nombreuses
anomalies lipidiques qui caractérisent le diabète non insulinodépendant
mal équilibré et qui contribuent de toute évidence
au risque coronaire de la maladie, la première étape thérapeutique
est d'améliorer le contrôle glycémique. Les différentes
prises de position ou statements des sociétés scientifiques
(American Diabetes Association 1989, ALFEDIAM 1995) ont toutes insisté
sur ce point. Le régime alimentaire et l'exercice physique sont
à proposer en première intention. Les sulfamides hypoglycémiants
permettent de normaliser les triglycérides et de remonter (incomplètement)
le cholestérol lié aux lipoprotéines de haute densité
s'ils obtiennent la normalisation glycémique [9]. L'insulinothérapie
est également très efficace : la normalisation glycémique
par une insulinothérapie intensive normalise l'hypertriglycéridémie
qui caractérise le diabète non insulinodépendant
mal équilibré, y compris lorsque cette insulinothérapie
s'accompagne d'une prise de poids. La correction de la diminution du cholestérol
lié aux lipoprotéines de haute densité est en revanche
partielle et inconstante [10].
Dans le même ordre d'idées, on sait que l'insulinothérapie
ou le traitement oral, quand il est efficace sur le niveau glycémique,
améliorent la plupart des anomalies rhéologiques, notamment
plaquettaires, qui caractérisent le diabète non insulinodépendant
mal équilibré et qui sont considérées comme
des facteurs de risque de thrombose.
Le traitement par l'insuline
pourrait réduire le risque macrovasculaire
du diabète non insulinodépendant
À la suite d'études épidémiologiques qui
établissaient un lien entre insulinémie et risque coronaire,
généralement chez des sujets à tolérance glucidique
normale ou intolérants au glucose mais non diabétiques,
une certaine crainte s'est manifestée de voir l'insulinothérapie
des diabétiques être, au mieux, peu efficace ou, au pire,
délétère vis-à-vis des complications macrovasculaires
de la maladie.
Il est en fait de plus en plus admis que nombre des anomalies qui accompagnent
les syndromes d'insulinorésistance ne sont pas la conséquence
de l'hyperinsulinémie, mais plutôt le fait de l'insulinorésistance
elle-même. C'est le cas de l'augmentation de production des lipoprotéines
de très basse densité puisqu'un apport suffisant d'insuline
exogène ne majore pas mais, au contraire, réduit l'anomalie
[11]. D'une manière générale, le débat sur
le rôle athérogène potentiel de l'hyperinsulinémie
s'est déplacé [3, 4, 12] : chacun s'accorde à voir
dans l'hyperinsulinémie un marqueur, au demeurant non retrouvé
dans toutes les études, d'une situation athérogène
complexe et non pas un agent causal de risque coronaire.
En tout cas, l'hyperinsulinémie, pourtant majeure et parfois
chronique, qui résulte des insulinomes ne semble pas être
à l'origine d'une surmorbidité coronaire ni même d'une
altération des facteurs classiques de risque vasculaire [13].
En ce qui concerne le traitement par l'insuline des diabétiques,
les quelques résultats publiés sont plutôt encourageants.
Dans l'étude de l'UGDP (University group diabetes program)
[14], la morbi-mortalité d'origine coronaire n'était pas
majorée dans les groupes insulinotraités. Quant au DCCT
[15], qui portait certes sur des diabétiques de type I, il a montré
une tendance nette (cinq fois moins d'événements coronaires,
ce qui n'était pas significatif, compte tenu du faible nombre absolu
d'événements) à la réduction du risque coronaire
dans le groupe traité de manière intensive.
L'étude dite VACSDM (Veterans affairs cooperative study on
glycemic control on complications in type II diabetes) avait comme
ambition d'être l'équivalent du DCCT pour le diabète
non insulinodépendant. Elle s'est pour l'instant résumée
à une étude de faisabilité qui a porté sur
153 patients suivis environ deux ans. Les résultats diabétologiques
ont été très encourageants [16] : on peut, par une
insulinothérapie adaptée éventuellement associée
à des sulfamides, bien contrôler la glycémie de patients
diabétiques de type II initialement résistants au traitement
oral maximal. Il a été cependant suggéré dans
cette étude une discrète majoration du risque coronaire,
à la limite de la significativité, difficile à interpréter
sur un suivi court d'une petite cohorte de patients qui pouvaient être
à l'inclusion des coronariens connus.
L'étude prospective randomisée récente DIGAMI [17]
infirme ces craintes et représente un argument central, si elle
est confirmée, en faveur de l'insulinothérapie du diabète
non insulinodépendant mal équilibré pour prévenir
le risque coronaire. Cette étude a comparé le traitement
par insuline chez 306 diabétiques qui avaient présenté
un infarctus du myocarde récent à un traitement conventionnel
peu agressif chez 314 autres. Les patients randomisés dans le groupe
d'insulinothérapie ont été mis à une perfusion
d'insuline et de glucose dès leur admission pour infarctus et pendant
leur séjour en soins intensifs. Le relais a été ensuite
pris par une insulinothérapie en multi-injections. Une réduction
de 30 % de la mortalité coronaire a été observée
dès le 3e mois et s'est maintenue après un an
de traitement dans le groupe insulinotraité (figure
2).
Au total, il apparaît que le glucose est toxique pour les artères,
alors que l'insuline ne l'est pas.
Quel objectif glycémique
pour la prévention cardiovasculaire ?
La question du seuil glycémique, si seuil il y a, en dessous
duquel il conviendrait de se situer pour prévenir les complications
vasculaires est importante mais non résolue. Le DCCT a permis,
pour les complications spécifiques, de montrer à la fois
:
- qu'il n'y avait pas de seuil
: quel qu'en soit le niveau initial, une baisse de 10 % du taux de l'hémoglobine
glyquée diminue de 30 à 40 % le risque de survenue ou d'aggravation
des différentes complications ;
- qu'en nombre non plus relatif
mais absolu d'événements, le risque de complications était
faible en dessous d'une valeur d'hémoglobine glyquée de
7,5 % environ.
Rien de tel n'a été publié
pour le diabète non insulinodépendant, a fortiori
pour le risque vasculaire qui est, en tout état de cause, multifactoriel
et dans la genèse duquel l'hyperglycémie n'intervient que
pour une part. Le modèle de l'intolérance au glucose, situation
athérogène connue et qui pourrait suggérer un seuil
très bas, n'est pas nécessairement pertinent car les facteurs
et mécanismes d'athérogenèse dans cette situation
ne sont pas a priori ceux par lesquels l'hyperglycémie chronique
du diabète non insulinodépendant patent joue un rôle
athérogène propre.
On peut donc simplement proposer, sans certitude
scientifique aucune, que l'hyperglycémie pourrait représenter
un facteur de risque vasculaire au prorata de son importance sans
phénomène de seuil. Les arguments suivants, indirects, militent
dans ce sens :
- il n'y a pas de seuil athérogène
mais un continuum pour d'autres facteurs métaboliques de
risque vasculaire, par exemple les concentrations plasmatiques de cholestérol
;
- les différentes études
récentes citées ci-dessus ont montré une forte corrélation
entre la survenue d'accidents coronaires chez le diabétique non
insulinodépendant et le niveau de l'hémoglobine glyquée
[3-6] ;
- l'amélioration des
triglycérides et/ou des anomalies rhéologiques observée
sous insuline est proportionnelle à l'amélioration glycémique.
On peut penser qu'il en est de même du niveau de glycation des protéines
concernées dans les mécanismes d'athéro-thrombose
;
- dans l'étude DIGAMI
[17], la réduction de la mortalité coronaire a été
observée dans le groupe insulinotraité alors même
que la glycémie moyenne restait relativement élevée
à 9,6 mmol par litre (contre 11,7 dans le groupe témoin).
Au total, dans l'état actuel des données
dont nous disposons, il apparaît raisonnable de diminuer, au mieux
de nos possibilités thérapeutiques, le niveau glycémique
moyen du diabète non insulinodépendant pour prévenir
le risque macrovasculaire.
CONCLUSION
Pour prévenir les complications
cardiovasculaires du diabète non insulinodépendant, il convient
certes de traiter les différents facteurs de risque mais aussi le
diabète sucré.
Contre cette façon de faire, il est
parfois objecté qu'on arrive trop tard : les lésions athéromateuses
seraient déjà constituées au moment du diagnostic
de diabète sucré. Il est indiscutable que le diabète
non insulinodépendant vient généralement se greffer
sur une longue histoire de syndrome dit d'insulinorésistance, consécutif
ou non à un excès de graisse abdominale, avec l'augmentation
du risque coronaire qui caractérise ce syndrome. Dans cette façon
de voir, le diabète non insulinodépendant ne serait qu'un
épiphénomène tardif et inconstant ne contribuant
guère à la pathogénie d'accidents coronaires programmés
par cette longue histoire prédiabétique. Le traiter de manière
active ne serait donc pas essentiel.
Cette façon de voir nous apparaît
excessivement réductrice.
- Tous les diabètes non insulinodépendants,
loin de là, ne sont pas la conséquence d'un syndrome d'insulinorésistance
ancien. Il en est qui résultent exclusivement d'une défaillance
b-insulaire, le MODY en témoigne.
- Lorsqu'il se constitue, le diabète
non insulinodépendant vient contribuer de manière indépendante
et puissante au risque coronaire (nous avons vu les différents
arguments qui le démontrent). En d'autres termes, même lorsqu'il
vient compliquer un syndrome ancien d'insulinorésistance, le diabète
non insulinodépendant ajoute son risque coronaire propre qui est
majeur. La figure 3 schématise cette conception.
- Il est erroné de penser qu'on arrive
trop tard, même lorsqu'une coronaropathie est constituée.
L'infarctus du myocarde est davantage le fait de lésions jeunes
et instables que de vieilles plaques... Toutes les études d'intervention
en prévention secondaire, autrement dit après un premier
infarctus c'est-à-dire sur des coronaires déjà très
abîmées, ont montré qu'on pouvait être très
efficace, généralement plus, du moins en risque absolu,
qu'en prévention primaire.
Au total, si le diabète non insulinodépendant
survient généralement après de longues années
d'évolution d'une maladie athérogène, il y ajoute
un risque spécifique important. Il faut donc mettre en uvre
toutes les mesures de prévention du risque cardiovasculaire : corriger
au mieux les facteurs de risque non spécifiques mais aussi viser
à la normalisation glycémique, par l'insulinothérapie
si besoin. C'est d'ailleurs un moyen essentiel de corriger les anomalies
des lipides et de l'hémostase. On peut espérer qu'on réduira
ainsi le risque coronaire important propre à l'hyperglycémie
chronique qu'il serait léger de négliger par une attention
exclusive portée aux anomalies non diabétologiques
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