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Physiopathologie et traitements de la maladie de Buerger : quels niveaux de preuve ?


Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 11, Numéro 8, 596-602, Octobre 1999, Mini-revues

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Jean-Luc Reny, Joseph Emmerich

Résumé : La maladie de Buerger ou thromboangéite oblitérante associe une atteinte oblitérante des artères de moyen et petit calibres des quatre membres à des thromboses veineuses superficielles et migratrices. Ce tableau survient de préférence chez des sujets de sexe masculin, jeunes et fumeurs. Environ 95 % des patients sont fumeurs et l’activité de la maladie est fortement liée au tabagisme. De nombreuses hypothèses physiopathologiques ont été proposées mais elles restent, pour la majorité, controversées. De très nombreux traitements ont été essayés mais peu d’entre eux ont fait l’objet d’une évaluation rigoureuse. L’arrêt du tabac est essentiel. Les soins locaux sont indispensables dès qu’un trouble trophique apparaît. Les prostacyclines (iloprost) par voie intraveineuse représentent actuellement le traitement le mieux validé dans l’ischémie critique de la maladie de Buerger avec une bonne efficacité à court terme. Dans cette même indication l’expansion volémique est consensuellement utilisée. La chirurgie de revascularisation peut être utile dans des cas particuliers. Les autres possibilités thérapeutiques, telles que la thrombolyse in situ, la corticothérapie, les immunosuppresseurs, les antithrombotiques ou la sympathectomie n’ont pas fait la preuve de leur efficacité et comportent des risques et effets secondaires non négligeables.

Mots-clés : thromboangéite oblitérante, maladie de Buerger, traitement, tabac, ischémie.

 

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