ARTICLE
L'ischémie aiguë des membres inférieurs est la conséquence
d'une occlusion artérielle brutale, compromettant la viabilité
du membre et le pronostic vital en l'absence d'un traitement institué
en urgence. Les occlusions artérielles périphériques
par thromboembolies sont en augmentation constante [1] du fait de la prise
en charge, de plus en plus fréquente, de patients âgés
présentant une pathologie cardiaque ou une diffusion importante
de la maladie athéromateuse. Ces occlusions à l'étage
fémoro-poplité mettent en cause non seulement le pronostic
fonctionnel du membre, mais également le pronostic vital des patients.
Malgré les progrès des techniques de chirurgie vasculaire,
depuis la description par Fogarty en 1963 de sa méthode d'embolectomie
[2], les taux d'amputation et de mortalité restent élevés
[3, 4].
Quelle que soit son origine, l'ischémie aiguë des membres
inférieurs entraîne une diminution du débit capillaire
ainsi qu'une réduction de sa perméabilité membranaire,
aboutissant à une anoxie tissulaire (musculaire et nerveuse) dont
le meilleur garant de récupération est la revascularisation
la plus précoce possible.
Les techniques endoluminales percutanées font appel classiquement
à la fibrinolyse locale in situ décrite en 1974 par
Dotter [5] et, plus récemment, aux techniques de thromboaspiration
décrites par Starck en 1985 [6].
La place respective de ces deux techniques, après discussion
radio-médico-chirurgicale, reste à préciser en fonction
de la clinique [7] et de l'aspect angiographique.
Physiopathologie
L'oblitération artérielle aiguë relève de
mécanismes différents, avec une prise en charge thérapeutique
adaptée en fonction de l'étiologie, mais aussi de l'analyse
précise de la clinique et du bilan anatomique, le but des traitements
endovasculaires étant la restauration d'un flux après ablation
de la totalité des thrombus mais également la prévention
de la rethrombose en cas de thrombose in situ, ou embolie sur artères
pathologiques.
Embolie
Dans la majorité des cas, l'embolie résulte d'une migration
de thrombus à partir des cavités cardiaques gauches [8]
ou de l'axe artériel sus-jacent (anévrisme, aortopathie).
Elle entraîne, lorsqu'elle survient sur artères saines, un
tableau dramatique, vu l'absence de suppléance par des collatérales
inexistantes. Elle peut être d'origine iatrogène, en particulier
lors de manuvres endoluminales, et facilement contrôlée
par technique d'aspiration.
Thrombose aiguë
Elle se développe sur les lésions d'athérosclérose
préexistantes. Une anomalie de l'hémostase doit être
évoquée dans certains cas, comme la survenue d'une thrombose
par thrombopénie à l'héparine, accessible à
un traitement par fibrinolyse locale in situ [9].
Dissections
De plus en plus fréquentes, elles sont soit d'origine iatrogène,
compliquant un cathétérisme artériel difficile à
l'étage iliaque sur un terrain polyvasculaire, soit, exceptionnellement,
de survenue spontanée. La prise en charge, en particulier en cas
de dissection iatrogène, se fait de façon efficace par technique
endoluminale avec mise en place d'endoprothèse [10].
Stratégie devant une
ischémie aiguë des membres inférieurs
La prise en charge optimale d'une ischémie aiguë des membres
nécessite une structure disponible 24 heures sur 24 avec une coopération
radio-médico-chirurgicale effective avant d'envisager la revascularisation.
Le choix thérapeutique résulte de la confrontation :
- d'éléments cliniques (ischémie chronique préexistante,
degré d'ischémie [11], état général
et, en particulier, tare viscérale...) ;
- des résultats des techniques d'imagerie (occlusion sur artère
saine ou pathologique, longueur et siège de l'occlusion, qualité
du lit d'aval) et également de la nature de l'occlusion.
Un bilan biologique sera réalisé en urgence, comportant
un bilan complet d'hémostase (taux de prothrombine, temps de céphaline
activée, plaquettes, fibrinogène) et de la fonction rénale
avec créatinine et ionogramme sanguin. Un électrocardiogramme
est souhaitable à la recherche d'un trouble du rythme cardiaque.
En pratique, sans retarder la prise en charge thérapeutique, se
pose le problème de l'imagerie la plus adaptée.
L'échographie-doppler
C'est l'examen de choix. Il contribue à la quantification du
degré d'ischémie, permettant la mesure des pressions distales
en doppler continu ainsi que l'enregistrement du flux veineux. Il apporte
une aide au diagnostic topographique de l'ischémie en précisant
le siège de l'occlusion et la qualité de la réentrée.
L'échographie permettra, dans le bilan étiologique, de rechercher
une source de thrombose (anévrisme poplité, poplité
piégé), de même qu'une source potentielle d'embols
comme un anévrisme de l'aorte abdominale. Elle évaluera
également la qualité de la paroi artérielle au site
occlus, l'existence ou non d'une sténose calcifiée par exemple.
L'artériographie
Elle est a priori systématique, mais elle ne doit pas
retarder la revascularisation, en particulier dans un contexte d'embolie
à l'étage aorto-iliaque chez un patient en ischémie
sensitivo-motrice où un geste chirurgical d'embolectomie en urgence
est le seul à même de préserver le risque vital. En
revanche, en présence d'un pouls fémoral, l'artériographie
doit être systématique, conduisant, souvent dans le même
temps, à un acte thérapeutique endoluminal.
En pratique, dans notre expérience, une occlusion à l'étage
aorto-iliaque, en particulier embolique, relève d'un traitement
chirurgical par embolectomie ou pontage, associé si nécessaire,
en cas d'ischémie grave, à un lavage de membre ou aponévrotomies
de décharges. Cependant, à l'étage fémoro-poplité,
la place des techniques endoluminales est de plus en plus fréquente,
réalisées au décours de l'artériographie,
en particulier en cas d'ischémie sévère.
Thromboaspiration
percutanée
Historique
La thromboaspiration par cathéter à trou distal unique
introduit par voie percutanée fut proposée en 1960 par Greenfield
[12], pour l'aspiration d'un caillot de l'artère pulmonaire par
voie veineuse fémorale.
L'aspiration par voie percutanée d'un thrombus occlusif de l'artère
rénale a été tentée avec succès pour
la première fois par Buxton [13] en 1974, à l'aide d'une
sonde 8 F. En 1978, Horvath [14] suggéra d'utiliser cette technique,
lors d'embolie distale survenant en cours d'angioplastie. Toujours avec
la même technique, Sniderman [15], en 1984, rapporta son expérience
de thromboaspiration d'embolies distales secondaires à une angioplastie,
réussie chez cinq patients sur six, et la proposa comme technique
pour remplacer la fibrinolyse. Starck [6], en 1985, en décrit le
principe.
Depuis de nombreuses années, cette technique, associée
éventuellement à une fibrinolyse locale, donne des résultats
très intéressants dans la désobstruction des abords
des occlusions des hémodialysés [16].
Technique (figures
1A et 1B)
Elle est facile à mettre en uvre mais nécessite
une bonne connaissance de la navigation endovasculaire associée
à une installation radiologique numérisée adaptée.
Après la mise en place d'un désilet 7 ou 8 French par
ponction antérograde de l'artère fémorale commune,
le cathéter de thromboaspiration à large lumière
à orifice distal unique (7 ou 8 F) est descendu de façon
atraumatique et rapide au contact du thrombus, sous contrôle scopique.
Le cathéter progresse soit en se guidant par de petits tests réalisés
à l'aide de quelques millilitres de contraste dans une seringue
de 60 cc, soit sur un guide. Au contact du thrombus, de petits mouvements
de va-et-vient sont effectués, la sonde étant mise en dépression,
permettant de récupérer le thrombus, fragmenté, par
effet ventouse (figures 2A et
2B). L'aspiration de thrombus au niveau jambier nécessite
d'adapter le diamètre de la sonde d'aspiration au diamètre
du vaisseau avec l'utilisation éventuelle d'un système coaxial
8 French/5 French (figure 5B).
La forme des sondes d'aspiration est adaptée à l'anatomie,
habituellement sonde droite, mais également sonde de type multipurpose
pour l'origine des axes de jambe ou sonde de type vertébral lors
de thrombus résiduel sur des artères de large diamètre.
L'aspiration de thrombus récent survenant en amont d'une sténose
serrée athéromateuse préexistante est complétée
par une angioplastie. On y associe éventuellement une angioplastie
au niveau du trépied jambier ou des axes de jambe, en particulier
chez des patients en ischémie critique, afin d'améliorer
la perméabilité à distance et le succès clinique.
Starck propose, en cas d'occlusion longue ou adhérente à
la paroi, de fragiliser le thrombus par ballonnage segmentaire ou fibrinolyse
locale, éventuellement renouvelés. Pour les thrombus anciens
peu malléables, ne répondant pas à l'aspiration,
Wagner [19] utilise un guide en « tire-bouchon » pour les petites
artères ou un guide « basket » (type Dormia) dans les
artères de plus gros calibre, afin de piéger le thrombus
et de l'extraire au cours d'un mouvement de retrait rotatif lent, ou de
le fragmenter en particules accessibles à l'aspiration.
La procédure est réalisée sous anticoagulants et,
en fin de procédure, le retrait du désilet n'est effectué
qu'une fois le temps de céphaline kaolin revenu entre 1,5 et 2,5
fois le témoin. Systématiquement, des pressions distales
seront prises, avant puis après le traitement, pour juger de la
qualité de la thromboaspiration.
Dans la suite de la procédure, un traitement anticoagulant de
48 heures à dose efficace est réalisé, associé
en fonction du contexte clinique à un traitement antiagrégant
plaquettaire.
Il est souhaitable d'adresser le thrombus recueilli en anatomopathologie
pour recherche systématique d'un éventuel myxome ou d'un
thrombus tumoral, en particulier dans un contexte d'embolie sur artère
saine.
Indications
La thromboaspiration à l'aide d'un simple cathéter à
large lumière peut être appliquée au traitement d'occlusions
récentes (moins de 10 jours), courtes (inférieures à
15 cm), sur artères saines ou pathologiques, en particulier de
la partie terminale de l'artère fémorale superficielle,
englobant l'origine des axes jambiers.
D'après notre expérience [17], les indications à
l'étage fémoro-poplité sont :
- l'aspiration de première intention, en technique de remplacement
de la « Fogarty », d'une occlusion courte par embolie, datant
de moins de 10 jours, quelle que soit la qualité du lit d'aval.
Cette technique est parfaitement adaptée à la prise en charge
d'ischémies aiguës sensitivo-motrices (figure
3) ;
- les thromboses in situ récentes sur lésion athéromateuse
préexistante, en association avec une angioplastie par ballonnet,
à condition que l'occlusion soit courte (figure
4). Certains patients sans possibilité de revascularisation
chirurgicale, souvent en ischémie critique, polyvasculaires et
fragiles, peuvent bénéficier avec succès de l'association
courte fibrinolyse in situ/thromboaspiration, en association avec
un geste d'angioplastie réalisé dans le même temps.
Dans certains cas, la simple amélioration de la collatéralité
permet souvent de passer un cap [7] ;
- l'aspiration de thrombus résiduels ou d'embols distaux dans
les suites d'une fibrinolyse locale in situ, afin d'accélérer
la restauration complète du flux et de raccourcir la durée
de la procédure de même que les doses de fibrinolytiques.
De même, l'aspiration facile et souvent méconnue des embols
iatrogènes au cours de procédures endoluminales [18] ;
- enfin, l'embolie du trépied fémoral, associée
à une embolie poplitée, peut faire discuter un geste combiné
chirurgical au niveau du scarpa et aspiration basse poplitée (figure
5).
Résultats
Dans une série prospective de 102 thromboaspirations pour embolie
à l'étage fémoro-poplité, Wagner [19, 20]
retrouve un taux de succès angiographique élevé,
supérieur à 85 %, avec un taux de complications de 10,6
% (huit hématomes dont quatre traités chirurgicalement,
deux faux anévrismes et un syndrome de loge).
À Broussais [21], 58 ischémies récentes de membres
inférieurs (35 embolies et 23 thromboses in situ) ont été
traitées par thromboaspiration de première intention entre
juillet 1991 et décembre 1995. L'âge moyen était de
72 ans (35 à 95 ans). Une ischémie sensitivomotrice était
présente dans 15 % des cas. Le site de l'occlusion concernait la
poplitée et le trépied jambier dans 59 % des cas, avec une
longueur d'occlusion de moins de 15 cm dans 63 % des cas et l'absence
de lit d'aval visible dans 24 % des cas. Le taux de succès angiographique
immédiat est de 95 % en cas d'embolie et 61 % en cas de thrombose.
Un geste d'angioplastie complémentaire a été nécessaire
dans 56 % des cas. Le taux de complication est de 8,6 % (5 hématomes).
La mortalité et le taux d'amputation durant le premier mois sont
respectivement de 6,9 % (4) et 1,7 % (1).
Discussion
Quelle est la place de la thromboaspiration par
rapport à l'embolectomie par sonde de Fogarty ? (tableau
I)
La descente d'une sonde de Fogarty à l'aveugle est toujours difficile
dans une artère irrégulière chez un malade athéromateux,
alors que la sonde de thromboaspiration est orientable, en particulier
à l'origine des axes de jambe. L'utilisation d'une sonde de Fogarty
est contre-indiquée sur des embols vus tardivement, après
la 48e heure, et sur des artères de petite taille, du
fait d'un risque important de désendothélialisation et/ou
de dissection [22]. L'aspiration percutanée permet une désobstruction
contrôlée (figure
5), probablement moins agressive pour la paroi, lors d'aspiration
de thrombus récents. Toutefois, la technique de désobstruction
par sonde de Fogarty doit être préconisée lorsque
l'aspiration n'est pas techniquement réalisable.
La comparaison de ces deux techniques est difficile puisque leurs indications
ne sont pas totalement superposables. Par ailleurs, l'aspiration est souvent
associée à un traitement complémentaire, du fait
de la survenue d'occlusions sur artères pathologiques.
Place de la thrombolyse in situ
La thrombolyse médicamenteuse in situ connaît un
regain d'intérêt, d'autant que plusieurs études ont
démontré son efficacité par rapport à la chirurgie
dans la prise en charge des occlusions artérielles périphériques.
La première étude prospective randomisée [23] comparant
ces deux techniques retrouve un taux de désobstruction par fibrinolyse
dans 70 % des cas, avec un taux de sauvetage de membre identique dans
les deux groupes. En revanche, le taux de survie à douze mois est
significativement bien meilleur dans le groupe fibrinolyse (84 contre
58 %, p = 0,01), en raison d'un taux de complications cardiopulmonaires
précoces beaucoup plus important dans le groupe chirurgie (49 contre
16 %, p = 0,001). L'étude STILE [24], qui concerne des occlusions
non emboliques de moins de 14 jours, retrouve un taux d'amputation plus
faible dans le groupe fibrinolyse (p = 0,05).
C'est une procédure longue, nécessitant un patient coopérant.
Une asepsie chirurgicale associée à une antibiothérapie
en début de procédure est systématique. Les contrôles
biologiques itératifs du taux de prothrombine, du temps de céphaline
activée, du fibrinogène et des plaquettes, en début
de procédure, puis toutes les quatre heures, sont indispensables.
Le respect des contre-indications à l'utilisation des fibrinolytiques
ne permet pas toujours d'éviter une morbi-mortalité lourde
liée aux complications hémorragiques générales
(3 à 5 %). L'ischémie sensitivo-motrice est une contre-indication
à une revascularisation par cette technique, compte tenu du délai
important pour obtenir la reperméabilisation (6 à 24 heures
suivant les équipes et les protocoles) [25, 26]. Sur le plan anatomique,
une occlusion embolique courte récente à l'étage
poplité sur artère saine, chez un patient en ischémie
sensitivomotrice, est une excellente indication à une thromboaspiration
en quelques minutes (tableau II).
Les indications de fibrinolyse locale restent un choix logique dans
les occlusions longues fémoropoplitées, récentes
ou semi-récentes (3 à 4 semaines), d'autant que le lit d'aval
est pathologique sans possibilité de revascularisation chirurgicale,
même si, dans ces cas, le taux de succès est aléatoire
[27]. Les occlusions de pontages sous-inguinaux représentent la
majorité des indications de fibrinolyse avec, le plus souvent,
un geste d'angioplastie ou parfois de reprise chirurgicale d'une anastomose.
Au niveau des artères natives, plusieurs équipes [28] ont
rapporté leur expérience de fibrinolyse dans les occlusions
d'anévrismes poplités, en particulier lorsque le lit d'aval
n'est pas visible, afin de récupérer un lit d'aval permettant
un pontage court de meilleur pronostic.
Place de la thrombolyse mécanique
Ces techniques, d'apparition récente pour la plupart et encore
en cours d'évaluation, ont pour but d'accélérer la
désobstruction artérielle et de diminuer les complications
rapportées avec la fibrinolyse. Le principe de ces techniques est
fondé sur la fragmentation par effet « mixeur » ou Venturi,
avec ou sans aspiration du matériel fragmenté.
Fragmentation avec aspiration
Le cathéter Hydrolyser® à double lumière
(7 French) agit par pulvérisation localisée de sérum
physiologique (3ml/s) et aspiration passive par effet Venturi. Les résultats
préliminaires de l'Hydrolyser® [29], en particulier
dans le traitement des occlusions aiguës des abords des hémodialysés,
sont prometteurs.
Fragmentation sans aspiration
Il s'agit d'une thrombolyse mécanique par effet « mixeur
» d'Amplatz [30]. Un cathéter 8 French à trou distal
avec une extrémité métallique contient une «
hélice » (fragmentation à 100 000 t/min du thrombus)
et deux trous latéraux, permettant la recirculation du thrombus
liquéfié. Dans certains cas, une aspiration des débris
peut être réalisée sous couvert d'un brassard gonflé
en aval de l'occlusion. L'auteur confirme la nécessité d'être
en présence d'un thrombus récent (moins de 15 jours) pour
obtenir une lyse complète, sinon le thrombus peut être partiellement
adhérent à la paroi, avec risque de dégâts
pariétaux localisés.
CONCLUSION L'ischémie
survient souvent chez des patients âgés, fragiles, athéromateux
sévères. Le traitement est souvent difficile, nécessitant
une coopération radio-médico-chirurgicale effective en fonction
de la confrontation d'éléments cliniques et angiographiques.
En pratique dans notre expérience, devant une occlusion artérielle
aiguë à l'étage fémoropoplité, la place
des techniques endoluminales, par thrombolyse médicamenteuse ou
thromboaspiration, est de plus en plus large, le choix de l'utilisation
première d'une technique se faisant en fonction des éléments
cliniques et anatomiques. En revanche, à l'étage aorto-iliaque
ou au niveau du trépied fémoral, les occlusions, en particulier
d'origine embolique, relèvent habituellement d'un traitement chirurgical.
REFERENCES
1. Elliott JP, Hageman JH, Szilagyi E, et al. Arterial embolization
: problems of source, multiplicity, recurrence and delayed treatment.
Surgery 1980 ; 88 : 833-45.
2. Fogarty TJ, Granley JJ, Krause RJ, Strasser ES, Mafner CD. A method
for extraction of arterial emboli and thrombi. Surg Gynecol Obstet
1963 ; 116 : 241-4.
3. Brewster DR, Chin AK, Fogarty TJ. Arterial thromboembolism. In :
Rutherford RB, ed. Vascular surgery. 3th ed, Saunders, 1989 : 548-64.
4. Criqui MH, Coughlin SS, Fronek A. Mortality over a period of 10 years
in patients with peripheral arterial disease. N Engl J Med 1992
; 326 : 381-6.
5. Dotter CT, Rosh J, Seaman AJ. Selective clot lysis with low dose
streptokinase. Radiology 1974 ; 111 : 31-7.
6. Starck E, McDermott JC, Crummy B, Turnipseed WD, Acher CW, Burgess
JH. Percutaneous aspiration thromboembolectomy. Radiology 1985
; 156 : 61-6.
7. Emmerich J, Beyssen B, Fiessinger JN, Gaux JC. La thromboaspiration
percutanée, substitut de l'embolectomie chirurgicale par sonde
de Fogarty. Presse Méd 1993 ; 22 : 1765-6.
8. Elliot JP, Hageman JH, Szilagi E. Arterial embolization : problems
of source, multiplicity, recurrence and delayed treatement. Surgery
1980 ;
88 : 833-45.
9. Murphy KD, McCrohan G, De Marta DA, Shirodkar NB, Kwon OJ, Chopra
PS. The heparin-induced thrombocytemia and thrombosis syndrome : treatment
with intra-arterial urokinase and systemic platelet aggregation inhibitors.
Cardiovasc Intervent Radiol 1996 ; 19 : 123-7.
10. Sapoval M, Chatellier G, Long A, et al. Self-expandable stents
for the treatment of iliac artery obstructive lesions : long term success
and prognostic factors. Am J Roentgenol 1996 ; 166 : 1173-9.
11. Rutherford RB, Flanigan DP, Gupta SK. Standards for reports dealing
with lower extremity ischaemia.
J Vasc Surg 1986 ; 4 : 80-94.
12. Greenfield LJ, Kimmel GO, McCurdy WC. Transvenous removal of pulmonary
emboli by vacuum-cup catheter technic. J Surg Res 1960 ; 9 : 347-52.
13. Buxton WM, Mueller CF. Removal of iatrogenic clot by transcatheter
embolectomy. Radiology 1974 ; 11 : 39-41.
14. Horvath L, Illes I, Varo J. Complications of the transluminal angioplasty
excluding the puncture site complications. In : Zeitler E, Grüntzig
A, Schoop W, eds. Percutaneous vascular recanalization. New York
: Springler, 1978 : 126-40.
15. Sniderman KW, Bodner L, Saddekni S, Srur M, Sos TA. Percutaneous
embolectomy by transcatheter aspiration. Radiology 1984 ; 150 :
357-61.
16. Poulain F, Raynaud A, Bourquelot P, Knigh C, Rovani X, Gaux JC.
Local thrombolysis and thromboaspiration in the treatment of acutely thrombosed
arteriovenous hemodialysis fistulas. Cardiovasc Intervent Radiol
1991 ; 14 : 98-101.
17. Beyssen B, Sapoval M, Hoffman O, Pagny JY, Raynaud A, Gaux JC. Thrombolyses
et recanalisations mécaniques dans les occlusions artérielles
récentes fémoro-poplitées. J Radiol 1995 ;
76 : 169-78.
18. Cleveland TJ, Cumberland DC, Gaines PA. Percutaneous aspiration
thromboembolectomy to manage the embolic complications of angioplasty
and as an adjunct to thrombosis. Clinical Radiology 1994 ; 49 :
549-52.
19. Wagner HJ, Starck EE. Acute embolic occlusions of the infrainguinal
arteries : percutaneous aspiration embolectomy in 102 patients. Radiology
1992 ; 182 : 403-7.
20. Wagner HJ, Starck EE, Reuter P. Long-term results of percutaneous
aspiration embolectomy. Cardiovasc Intervent Radiol 1994 ; 17 :
241-6.
21. Beyssen B, Sapoval M, Emmerich J, Julia P, Gaux JC. Ischémie
aiguë fémoro-poplitée. Nouvelle approche thérapeutique
: place respective de la thrombo-aspiration et de la thrombolyse in
situ. Chirurgie 1996 ; 121 : 127-32.
22. Bowles CR, Olcott C, Pakter RL, Lombard C, Mehigan JT, Walter JF.
Diffuse arterial narrowing as a result of intimal proliferation : a delayed
complication of embolectomy with the Fogarty balloon catheter. J Vasc
Surg 1988 ; 7 : 487-94.
23. Ouriel K, Shortell CK, De Weese JA, et al. A comparaison
of thrombolytic therapy with operative revascularization in the initial
treatment of acute peripheral arterial ischemia. J Vasc Surg 1994
; 19 : 1021-30.
24. Results of a prospective randomiz-ed trial evaluating surgery versus
thrombolysis for ischemia of the lower extremity. The STILE trial.
Ann Surg 1994 ; 220 : 251-66.
25. McNamara T, Fischer JR. Thrombolysis of peripheral arterial and
graft occlusions : improved results using high-dose Urokinase. Am J
Roentgenol 1985 ; 144 : 769-5.
26. Bookstein JJ, Valji K. How I do it, pulse-spray pharmacomechanical
thrombolysis. Cardiovasc Interv Radiol 1992 ; 15 : 228-33.
27. Clouse ME, Stokes KR, Perry LJ, Wheeler HG. Percutaneous intraarterial
thrombolysis : analysis of factors affecting outcome. J Vasc Interv
Radiol 1994 ; 5 : 93-100.
28. Varga ZA, Locke-Edmunds JC, Baird RN, FRCS and the Joint Vascular
Research Group. A multicenter study of popliteal aneurysms. J Vasc
Surg 1994 ; 20 : 171-7.
29. Vorwerk D, Sohn M, Schurmann K, Hoogeveen Y, Gladziwa U, Guenther
RX. Hydrodynamic thrombectomy of hemodialysis fistulas : first clinical
results. J Vasc Interv Radiol 1994 ; 5 : 813-21.
30. Nazarian GK, Quiang Z, Coleman CC, et al. Hemolytic effect
of the amplatz thrombectomy device. J Vasc Interv Radiol
1994 ; 5 : 155-60.
|