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Anomalies de la répartition des graisses et troubles métaboliques au cours de l’infection par le VIH |
Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 11, Numéro 10, 753-60, Décembre 1999, Mini-revues
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Sophie Morelon, Caroline Dupont, Marie-Laure Raffin-Sanson |
Résumé : Depuis environ deux ans sont décrits chez des patients VIH+ des anomalies de la répartition des graisses et des troubles du métabolisme glucidique et lipidique, parfois associés à des accidents coronariens sévères et précoces. Ces troubles surviennent dans la très grande majorité des cas chez des patients traités par une bi ou trithérapie efficace. La « lipodystrophie » associe à des degrés variables une accumulation de graisse dans la région abdominale, parfois les seins et les creux sus-claviculaires, et une perte du tissu adipeux dans les autres territoires (membres et visage). Chez certains patients, la lipoatrophie prédomine, tandis que chez d’autres, l’adiposité tronculaire est au premier plan. Biologiquement, une hypertriglycéridémie ou une dyslipidémie mixte, une résistance à l’insuline peuvent s’associer aux anomalies de la répartition des graisses ou se présenter isolément. Le diabète est rare. Ces anomalies pourraient concerner plus de la moitié des patients. La cause exacte de ce ou ces syndromes est encore discutée. Les thérapeutiques antirétrovirales sont très probablement impliquées, mais aussi l’infection virale elle-même ou les modifications du système immunitaire. Parmi les facteurs corrélés à la survenue de ces troubles : la durée du traitement antirétroviral, l’utilisation d’inhibiteurs de la protéase virale et/ou de 3TC, la charge virale initiale élevée. Le retentissement est psychologique (déformation de l’image corporelle), pancréatique (dans le cas des grandes hypertriglycéridémies) et vasculaire (survenue d’accidents coronariens). La prise en charge des anomalies métaboliques est en premier lieu diététique, la tolérance et l’efficacité des différents médicaments hypolipémiants et hypoglycémiants restant à évaluer. Quant aux anomalies de la répartition des graisses, aucun traitement spécifique n’est pour l’instant disponible et leur éventuelle réversibilité n’est pas connue. |
Mots-clés : VIH, hypodystrophie, trithérapie antirétrovirale, adipocytes. |
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