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La mise en place d'une politique nutritionnelle de santé publique en France : le Programme national nutrition-santé (PNNS)


Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 13, Numéro 6, 324-8, Juin - Juillet 2001, Editorial


Résumé  

Auteur(s) : Serge Hercberg, unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (InVS/ISTNA-CNAM) Inserm U. 557, Cnam, 5, rue Vertbois, 75003 Paris..

Résumé : Annoncé par le Premier ministre, le 13 décembre 2000 dans son discours de clôture des États généraux de l'alimentation, présenté le 31 janvier 2001 par Dominique Gillot, à l'époque secrétaire d'état à la Santé, le Programme national nutrition-santé (PNNS) a été lancé par Bernard Kouchner (ministre de la Santé) et Lucien Abenhaim (directeur général de la santé). Ce vaste programme de santé publique dans le domaine de la nutrition se déroulera sur les cinq prochaines années. Il est l'aboutissement d'une réflexion menée au cours des trois dernières années sous l'égide de la direction générale de la santé (DGS). En effet, le choix de la nutrition, comme thème marquant dans le domaine de la santé de la présidence française de l'Union européenne, et la préparation de la résolution européenne sur la santé et la nutrition européenne, signée par l'ensemble des ministres de la Santé européens le 14 décembre 2000, a suscité une réflexion en profondeur, au sein de la DGS, sur la nécessité de développer, en France, une politique nutritionnelle de santé publique. Près de 40 personnalités, scientifiques, chercheurs, représentants des instances administratives (santé, éducation nationale et agriculture, InVS, AFSSA), médecins hospitaliers, industriels de l'agroalimentaires et représentants des consommateurs ont contribué à la rédaction d'un rapport finalisé par un groupe de travail mandaté par le haut-comité de la santé publique (HCSP) [1]. Ce document a servi de base à l'élaboration du PNNS. Mais ce programme s'appuie également sur les travaux du conseil national de l'alimentation (CNA) et, sur les attentes exprimées par les consommateurs et les professionnels de l'alimentation lors des états généraux de l'alimentation.

ARTICLE

Annoncé par le Premier ministre, le 13 décembre 2000 dans son discours de clôture des États généraux de l'alimentation, présenté le 31 janvier 2001 par Dominique Gillot, à l'époque secrétaire d'état à la Santé, le Programme national nutrition-santé (PNNS) a été lancé par Bernard Kouchner (ministre de la Santé) et Lucien Abenhaim (directeur général de la santé). Ce vaste programme de santé publique dans le domaine de la nutrition se déroulera sur les cinq prochaines années. Il est l'aboutissement d'une réflexion menée au cours des trois dernières années sous l'égide de la direction générale de la santé (DGS). En effet, le choix de la nutrition, comme thème marquant dans le domaine de la santé de la présidence française de l'Union européenne, et la préparation de la résolution européenne sur la santé et la nutrition européenne, signée par l'ensemble des ministres de la Santé européens le 14 décembre 2000, a suscité une réflexion en profondeur, au sein de la DGS, sur la nécessité de développer, en France, une politique nutritionnelle de santé publique. Près de 40 personnalités, scientifiques, chercheurs, représentants des instances administratives (santé, éducation nationale et agriculture, InVS, AFSSA), médecins hospitaliers, industriels de l'agroalimentaires et représentants des consommateurs ont contribué à la rédaction d'un rapport finalisé par un groupe de travail mandaté par le haut-comité de la santé publique (HCSP) [1]. Ce document a servi de base à l'élaboration du PNNS. Mais ce programme s'appuie également sur les travaux du conseil national de l'alimentation (CNA) et, sur les attentes exprimées par les consommateurs et les professionnels de l'alimentation lors des états généraux de l'alimentation.

Le PNNS s'appuie sur l'ampleur des enjeux humains, sociaux et économiques des maladies dans lesquels des facteurs nutritionnels sont impliqués : maladies cardiovasculaires, cancers, ostéoporose, obésité, diabète... En dehors de leurs conséquences sur le plan humain, ces pathologies ont un coût économique considérable : les coûts directs et indirects des cardiopathies ischémiques ont été estimés à 30 milliards de francs/an ; ceux attribuables à l'obésité atteindraient près de 12 milliards de francs/an ; les seules complications fracturaires du col fémoral en rapport avec l'ostéoporose coûtent chaque année entre 4 et 7 milliards de francs... Le caractère multifactoriel de ces pathologies est parfaitement établi aujourd'hui. Des facteurs physiologiques, génétiques et de nombreux facteurs d'environnement interviennent dans leur initiation, leur développement ou leur expression clinique. Parmi les facteurs d'environnement, l'alimentation est aujourd'hui considérée comme jouant un rôle essentiel. S'il est difficile de mesurer précisément le poids relatif des facteurs alimentaires dans le déterminisme des maladies, de nombreux arguments suggèrent qu'il est important. Ce point est d'autant plus essentiel que l'alimentation est, un phénomène sur lequel les possibilités d'intervention existent en termes de santé publique et de prévention.

Le PNNS vise donc à améliorer l'état de santé de l'ensemble de la population en agissant sur l'un de ses déterminants majeurs, la nutrition. Il se propose d'atteindre neuf objectifs nutritionnels prioritaires.

1. Augmenter la consommation de fruits et légumes : réduire de 25 % le nombre de petits consommateurs de fruits et légumes ;

2. Augmenter la consommation de calcium : réduire de 25 % la population des sujets ayant des apports calciques en dessous des apports nutritionnels conseillés, tout en réduisant de 25 % la prévalence des déficiences en vitamine D.

3. Réduire la moyenne des apports lipidiques totaux à moins de 35 % de l'apport énergétique journalier, avec une réduction d'un quart de la consommation des acides gras saturés au niveau de la moyenne de la population (moins de 35 % des apports totaux de graisses).

4. Augmenter l'apport de glucides afin qu'ils contribuent à plus de 50 % de l'apport énergétique journalier, en favorisant la consommation des aliments sources d'amidon, en réduisant de 25 % la consommation actuelle de saccharose, et en augmentant de 50 % la consommation de fibres.

5. Réduire la consommation d'alcool à moins de 20 g par jour chez ceux qui consomment des boissons alcoolisés. Cet objectif vise la population générale et se situe dans le contexte nutritionnel (contribution excessive à l'apport énergétique) ; il n'est pas orienté sur la population des sujets présentant un problème d'alcoolisme chronique, redevable d'une prise en charge spécifique.

6. Réduire de 5 % la cholestérolémie moyenne des adultes.

7. Réduire de 10 mm de Hg la pression artérielle systolique des adultes.

8. Réduire de 20 % la prévalence du surpoids IMC > 25 kg.m- 2 et de l'obésité (IMC > 30 kg.m- 2) chez les adultes et interrompre l'augmentation de la prévalence de l'obésité chez les enfants.

9. Augmenter l'activité physique dans les activités de la vie quotidienne par une amélioration de 25 % du pourcentage des sujets faisant, l'équivalent d'au moins 1/2 h de marche rapide par jour (monter escalier à pied, faire les courses à pied). La sédentarité étant un facteur de risque de maladies chroniques, doit être combattue chez l'enfant.

Ces objectifs ne sont en aucun cas des objectifs exhaustifs et optimaux en termes de santé publique. Il ne s'agit pas de buts à atteindre pour avoir une efficacité complète vis-à-vis de la prévention des maladies chroniques. Il s'agit d'objectifs pragmatiques qui devraient, dans une première étape, permettre d'améliorer la situation française de façon graduelle vis-à-vis des facteurs de risque et ce, dans un délai assez court dans un premier temps (5 ans). Le fait d'atteindre ces objectifs ne constitue pas une fin en soi, mais le niveau promotion des facteurs de protection et de réduction des facteurs de risque retenus paraît raisonnable et surtout atteignable sur la période de temps considérée, tout en permettant un impact réel significatif à plus long terme sur la morbidité et la mortalité.

À côté des objectifs nutritionnels prioritaires chiffrés qui visent l'ensemble de la population, neuf objectifs nutritionnels spécifiques ont également été définis visant des populations particulières. Il s'agit : 1. de réduire la carence en fer pendant la grossesse ; 2. d'améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer, notamment en cas de désir de grossesse ; 3. de promouvoir l'allaitement maternel ; 4. d'améliorer le statut en fer, calcium et vitamine D des enfants et adolescents ; 5. d'améliorer le statut en calcium et vitamine D des personnes âgées ; 6. de prévenir la dénutrition des personnes âgées ; 7. de lutter contre les déficiences vitaminiques et minérales et les dénutritions chez les personnes en situation de précarité ; 8. de lutter contre les déficiences vitaminiques et minérales et les dénutritions chez les personnes suivant des régimes restrictifs et les problèmes nutritionnels des sujets présentant des troubles du comportement alimentaire ; 9. de prendre en compte les problèmes d'allergies alimentaires.

Toutes les actions mises en œuvre par le PNNS ont comme finalité de promouvoir, dans l'alimentation, les facteurs de protection et de réduire l'exposition aux facteurs de risque vis-à-vis des maladies chroniques et, aux niveaux des groupes à risque, de diminuer l'exposition aux problèmes spécifiques.

Le PNNS, tel qu'annoncé par le secrétaire d'État à la santé est bâti autour de six axes stratégiques.

1. Informer et orienter les consommateurs vers des choix alimentaires et un état nutritionnel satisfaisant ; éduquer les jeunes et créer un environnement favorable à une consommation alimentaire et un état nutritionnel satisfaisant.

* Un logo « PNNS » sera créé et largement médiatisé pour être connu et reconnu par la population générale. Ce logo permettra d'authentifier toutes les actions, mesures, messages et outils issus du programme.

* Un guide alimentaire destiné à la population générale (diffusé à 4 millions d'exemplaires) accompagnée d'une édition spéciale pour les professionnels de santé (diffusée à 300 000 exemplaires) et de versions déclinées pour des populations spécifiques fourniront des informations et les moyens d'atteindre les objectifs nutritionnels du PNNS.

* La création d'un site Internet et le soutien de réseaux de proximité permettront de démultiplier et d'adapter ces actions d'information au niveau national et local.

* Chaque année, une campagne de communication, marquée du logo PNNS, sera lancée (la première concernera l'objectif portant sur les petits consommateurs de fruits et légumes).

* Diverses mesures contribueront à éduquer le jeune consommateur et à créer un environnement favorable à une consommation alimentaire allant dans le sens des objectifs du PNNS : publication de la circulaire relative à la composition et à la sécurité des repas servis en restauration scolaire (signée par les ministres de l'Éducation nationale, de l'Agriculture, de la Consommation et de la Santé), intégration de la dimension nutrition dans les programmes scolaires, développement d'outils pédagogiques adaptés (CD-Rom), mise en place de l'analyse et l'authentification de la conformité au PNNS du matériel pédagogique produit par les firmes alimentaires et destiné au milieu scolaire, la mise en place de fontaines d'eau fraîche dans les établissements, l'incitation aux débats au sein des conseils d'établissement sur la pertinence de l'implantation de distributeurs de boissons ou de produits de grignotage...

2. Prévenir, dépister et prendre en charge les troubles nutritionnels dans le système de soins.

* Au sein des établissements de soins, une véritable place sera donnée à l'alimentation. L'accès à la consultation de nutrition, tant à l'hôpital qu'en ville sera facilité. Afin d'atteindre ces objectifs, il a été annoncé que 800 postes de diététiciens et 50 postes de praticiens hospitaliers nutritionnistes seront créés sur les 5 ans à venir, au sein des établissements de soins afin que ces professionnels bien formés exercent leur activité tant dans le cadre des consultations externes que dans la prise en charge des patients hospitalisés.

* Des moyens seront développés afin de stimuler l'évaluation systématique de l'état nutritionnel des consultants par le personnel de santé, que ce soit dans le domaine de la prévention (dépistage précoce) ou dans celui de la prise en charge des problèmes nutritionnels : 300 000 disques d'évaluation nutritionnelle adaptés aux adultes et 60 000 disques adaptés aux enfants, basés sur la mesure de l'indice de masse corporelle (IMC), seront diffusés aux médecins et diététiciens accompagnés d'une information adaptée.

* Des recommandations pour la pratique clinique seront élaborées par l'Anaes dans les domaines de la nutrition des femmes enceintes, des sujets âgés à domicile, de l'évaluation de l'état nutritionnel des patients, du diagnostic et de la prise en charge de la dénutrition à l'hôpital et sur les allergies alimentaires. Les recommandations déjà formulées sur l'obésité seront largement diffusées.

* Une information des professionnels relais sur les rôles des facteurs nutritionnels impliqués dans le déterminisme et la prévention des maladies chroniques sera assurée au travers de synthèses actualisées conçues dans le cadre d'une coordination AFSSA/ InVS. Ces synthèses réalisées selon les normes de qualité de l'expertise seront mises en forme et diffusées aux professionnels en s'appuyant sur le CFES.

* Les fonctions et les métiers de la nutrition feront l'objet d'une réflexion en profondeur (avec le soutien du Collège des enseignants en nutrition et des sociétés savantes de nutrition et de diététique) afin d'aboutir à l'adaptation des formations de l'ensemble des professionnels de santé aux enjeux actuels.

3. Impliquer les industriels de l'agro-alimentaire et la restauration collective ainsi que les consommateurs.

* Un objectif majeur de ce programme est de faciliter l'analyse par le consommateur des informations promotionnelles mentionnant la valeur santé de produits et services alimentaires, et notamment de la conformité de ces informations aux objectifs du PNNS. À cette fin, les conditions de la valorisation de cette conformité par un identifiant (sur demande des acteurs économiques intéressés) seront définies avec les représentants des acteurs concernés (filières alimentaires, consommateurs et administration).

* Un renforcement de la formation des professionnels de l'agro-alimentaire et des filières alimentaires dans le champ de la nutrition, notamment dans les domaines de la nutrition de santé publique est envisagé. Ceci passera par une réflexion sur les besoins des acteurs économiques et par l'adaptation des cursus et programmes de formation (initiale et continue) aux nouveaux besoins identifiés.

4. Mettre en place des systèmes de surveillance alimentaire et nutritionnelle de la population.

* La création d'une Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (USEN) InVS-ISTNA (Conservatoire national des arts et métiers) permettra d'évaluer l'impact dans le temps des mesures et actions mises en place dans le cadre du PNNS en surveillant l'état nutritionnel de la population française, la consommation alimentaire et les attitudes et comportements (en lien avec l'AFSSA et le CFES).

* La mise à jour de tables de composition des aliments, coordonnée par l'AFSSA, permettra de disposer d'outils fiables pour la surveillance des apports nutritionnels.

5. Développer la recherche en nutrition humaine (épidémiologique, comportementale et clinique).

* Sous l'égide du ministère de la Recherche, le Réseau Alimentation Référence Europe (RARE), et notamment l'action NUTRIALIS favorisera, dans le cadre de partenariat avec les industriels de l'agro-alimentaire, l'étude des comportements alimentaires et de la prévention nutritionnelle des grandes pathologies de Santé publique (maladies cardiovasculaires, obésité, cancer).

* De la même façon sera favorisé le développement de la recherche sur la nutrition en Santé publique au titre des actions de recherche clinique menées par les centres hospitaliers et par la participation active de l'Inserm et de l'Inra. L'activité des CRNH (Centres de recherche en nutrition humaine) sera soutenue et renforcée et les thèmes non encore couverts et cohérents avec les objectifs du PNNS seront développés.

6. Engager des mesures et actions de santé publique complémentaires destinées à des groupes spécifiques de population.

Ces mesures décidées annuellement viseront à mettre en œuvre les moyens d'atteindre les objectifs spécifiques retenus dans le PNNS.

Au total, le PNNS constitue un véritable plan de santé publique associant l'ensemble des acteurs impliqués dans les champs d'intervention retenus : offre alimentaire, distribution et contrôle ; actions de terrain, de promotion, de prévention et de soins ; recherche, formation, surveillance et évaluation. Résolument pragmatique, le PNNS ne vise en aucun cas à être exhaustif en termes nutritionnel et de santé publique. Les objectifs prioritaires qui ont été retenus et les mesures et actions qui en découlent, bien qu'ambitieuses, ne visent pas à couvrir de façon optimale l'ensemble des problèmes nutritionnels de la population française. Il s'agit de propositions « raisonnables » (même si elles sont complexes) et ciblées, suffisantes pour permettre d'améliorer significativement la situation nutritionnelle en France. Dans l'esprit des concepteurs de ce programme, le fait d'atteindre les objectifs prioritaires de santé publique du PNNS ne constitue pas une fin en soi, mais les niveaux de réduction des facteurs de risque et de promotion des facteurs de protection tels que proposés dans le PNNS paraissent tout à fait efficaces et atteignables sur la période de temps considérée, laissant espérer un impact significatif sur la qualité de la santé, la morbidité et la mortalité.

Outre la pertinence et le pragmatisme des objectifs retenus, les points forts de ce programme reposent sur le fait que toutes les mesures et actions proposées ne s'appuie d'aucune façon sur le mode de l'interdit, mais sur celui de l'information pour la promotion de comportements favorables à la santé. Un autre point fort du PNNS est qu'il implique, autour du consommateur, l'ensemble des acteurs du champ de la nutrition (professionnels de santé, acteurs de santé publique, secteur agro-alimentaire, restauration collective, milieux scolaires et universitaires, formateurs, enseignants, chercheurs, communicants, législateurs, monde associatif, médias...), les structures politiques et les institutions concernées. C'est à la fois sa chance de réussite et un défi à relever.

Un comité stratégique composé de représentants des différents ministères concernés (Éducation nationale, Agriculture et Pêche, Consommation, Recherche, Jeunesse et Sports, Intérieur, Emploi et Solidarité), des agences et organismes impliqués (USEN/InVS, AFSSA, CFES, CNA), d'experts scientifiques, de spécialistes en santé publique, d'usagers-consommateurs, des administrations décentralisées (association des maires de France, association des départements de France), l'Assurance maladie, la Mutualité française, d'acteurs économiques (ANIA), et de représentants des consommateurs contribuera sous l'égide de la direction générale de la santé, à l'orientation du PNNS, à la concrétisation des actions et à son évaluation.

Le PNNS constitue un véritable plan de santé publique visant à atteindre des objectifs précis, chiffrés et programmés dans le temps, reposant sur des mesures et actions précises et ciblées et le développement d'outils spécifiques et adaptés, intégrant dans sa programmation sa propre évaluation et associant acteurs publics et privés et dont le succès passe par la responsabilisation de tous les acteurs concernés. La mise en place de ce PNNS, amène la France qui souffrait d'une absence totale de politique nutritionnelle à une situation de pointe tout à fait innovante dans le domaine de la prévention nutritionnelle des maladies chroniques et l'optimisation de l'état de santé.

Référence

1. Rapport du HCSP. Pour une politique nutritionnelle de Santé publique : enjeux et propositions. Éditions ENSP, septembre 2000.


 

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